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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

Nouveau test du moteur de contrôle d'attitude du LAS

28 Août 2019 , Rédigé par De Martino Alain

Le moteur de contrôle d’attitude (ACM - Attitude Control Motor) construit par Northrop Grumman pour le système d’abandon du lancement d’Orion a été testé avec succès le 22 août dernier, sur son site d’Elkton, dans le Maryland.

L’essai de mise à feu 30 secondes était l’avant-dernière épreuve avant sa qualification pour le vol habité Artemis 2 - la première mission avec des astronautes. Au cours de l’essai statique, l’ACM a produit plus de 3 tonnes de poussée à partir de huit vannes, fournissant une force suffisante pour diriger Orion et son équipage à une distance de sécurité suffisante.

Le système d'interruption de lancement est conçu pour transporter Orion et son équipage en sécurité en cas d'urgence pendant le lancement ou l'ascension. Il se compose de trois moteurs de fusée à propergol solide: le moteur d’abandon éloigne le module d’équipage du lanceur, l’ACM guide et oriente la capsule puis le moteur de largage s’allume pour séparer le système d’abandon du vaisseau spatial Orion avant le déploiement des parachute et l’atterrissage en toute sécurité.

Les trois moteurs seront certifiés pour les futurs vols en équipage une fois les tests de qualification terminés, plus tard cette année. Le système d’abandon du lancement a fait l’objet de tests de résistance plus tôt cette année lors du test réussi Ascent Abort-2.

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Test du « abort-to-orbit scenario »

12 Août 2019 , Rédigé par De Martino Alain

Lundi 5 août, au White Sands Test Facility au Nouveau Mexique, la NASA et AirBus Space ont réalisé le test d’un scénario qu’on appelle « abort-to-orbit ».

Il s‘agit, pour le module de service, de placer Orion en orbite en cas de défaillance du lanceur après le largage du LAS, système d'abandon au lancement ou Launch Abort System.

Ce test a été réalisé sur une unité de qualification du système de propulsion du module de service. 15 moteurs, comprenant le moteur principal de manœuvre orbitale, les huit propulseurs auxiliaires et six propulseurs de contrôle d’attitude, ont été allumés pendant une durée de 12 minutes.

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Retour sur le test d’abandon au lancement du 2 juillet dernier

11 Août 2019 , Rédigé par De Martino Alain

Lors du test réussi du système d’abandon au lancement d’Orion, appelé Ascent Abort-2, une caméra, montée sur l’anneau reliant le module d’équipage et le système d’abandon « LAS » (Launch Abort System) à son lanceur, filmait Orion s’échappant de ce dernier.

Une fois le booster séparé, son moteur a continué à fonctionner pendant plusieurs secondes en maintenant sa stabilité, permettant de voir clairement les éléments d’Orion exécuter le test d'abandon.

Environ 27 secondes après le début de la séparation Orion / booster, le moteur de largage du système d’abandon au lancement est observé en train de s’allumer, libérant la capsule.

L’essai du 2 juillet a démontré que le LAS d’Orion fonctionnait dans des conditions aérodynamiques très stressantes et pouvait tirer la capsule en toute sécurité si une situation d’urgence survenait au cours du lancement.

Tout le personnel du « Armstrong Flight Research Center » de la NASA en Floride était bien évidement dans les différentes salles de contrôle lors du test.

Gary Martin, responsable du projet AA-2 chez Armstrong, a déclaré que le test s'était bien déroulé. «Le lancement récent a été un succès remarquable, en partie grâce aux contributions de plus de 50 personnes d’Armstrong. Les membres de l'équipe ont apporté leurs contributions essentielles au sous-système d'instrumentation de vol de développement (IFD - Developmental Flight Instrumentation). Ce sous-système crucial a collecté et transmis toutes les données techniques et la vidéo intégrée, ce qui permettra à l'équipe technique d'Orion AA-2 de déterminer si les 38 objectifs de la mission ont été atteints. Tout a fonctionné comme prévu. En 43 ans de carrière dans ce domaine, je n’ai jamais rien vu de si parfait.»

Il y a maintenant une quantité énorme de données à examiner. Du personnel continuera de toutes les dépecer jusqu'à l’obtention de la certitude que le LAS soit sûr pour le vol spatial habité, avant la mission Artemis 2.

L'équipe du Armstrong Flight Research Center en Floride. De gauche à droite, Gary Martin, Rose Blomquist, Ernest Nwajagu, Lucas Moxey et Leo Gross. Jeff Sutherland, Chuck Rogers, Joe Hernandez, David Dowdell, Jeri Myers et Dan Nolan.

L'équipe du Armstrong Flight Research Center en Floride. De gauche à droite, Gary Martin, Rose Blomquist, Ernest Nwajagu, Lucas Moxey et Leo Gross. Jeff Sutherland, Chuck Rogers, Joe Hernandez, David Dowdell, Jeri Myers et Dan Nolan.

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Un troisième module de service pour Orion

6 Août 2019 , Rédigé par De Martino Alain

La NASA et l'ESA ont un plan à long terme pour que l'Europe fournisse des modules de service au vaisseau spatial Orion. Avec l'annonce par la NASA de ramener des Hommes sur la lune avant fin 2024, il a également été décidé que le troisième module de service européen fourni par l'ESA contribuerait à cette mission. 

Orion amarré au Gateway

La mission Artemis-3 devrait donc être lancée par le SLS en 2024 et enverra jusqu'à quatre astronautes à bord d'Orion sur une orbite lunaire où le vaisseau spatial sera amarré au Gateway, la future station spatiale en orbite lunaire. De là, deux des astronautes embarqueront dans un atterrisseur pour descendre sur la Lune. Ils seront les treize et quatorzième hommes à marcher sur notre satellite naturel et visiteront le pôle sud, lieu aux zones éclairées en permanence et aux ombres éternelles, où ils rechercheront de l’ancienne glace lunaire.

L’ESA a déjà fourni le premier module de service européen qui a été connecté au module d’équipage Orion ce mois-ci. Le deuxième module est en cours de construction à Brême, en Allemagne, pour être expédié l'année prochaine aux États-Unis. Un accord donne dorénavant le feu vert pour débuter la construction du troisième module de service.

Un troisième module de service pour Orion
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