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« Go » pour la WDR d’Artemis 1 !

30 Mars 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Lors de l’examen pré-test du 28 mars, la NASA a donné son "go" pour procéder à la WDR, la répétition du compte à rebours avant lancement avec les ergols chargés dans le lanceur, prévue du 1er au 3 avril. Ce test d'environ deux jours permettra à l'équipe de lancement d'Artemis d'effectuer des opérations de chargement du propulseur dans les réservoirs de la fusée, d’effectuer un compte à rebours de lancement complet, de démontrer leur capacité à le stopper et le reprendre ainsi que de vidanger les réservoirs, afin de leur donner l'occasion de s'entraîner aux délais et procédures lors d’un lancement réel.

Pendant cette répétition, les contrôleurs arrêteront le compte à rebours à H-1 minutes et 30 secondes et feront une pause pour démontrer leur capacité de tenir pendant 3 minutes, puis le reprendront jusqu'à H - 33 secondes avant le lancement, et l’interrompront. Lors de la phase suivante, ils reviendront à H - 10 minutes et effectueront un deuxième compte à rebours jusqu'à environ H - 9,3 secondes avant de le stopper définitivement. Parfois appelés "scrub", les contrôleurs de lancement peuvent effectivement décider de ne pas procéder au lancement si un problème technique ou météo survient pendant ou avant le compte à rebours. 

À la fin du test, l'équipe vidangera les réservoirs pour vérifier et démontrer les procédures qui seraient utilisées lors d'une annulation de lancement. Après quoi, l'équipe examinera les données de test avant de fixer une date de lancement officielle.

La NASA fournira un flux vidéo en direct de la fusée et du vaisseau spatial sur la rampe de lancement à partir de 16h UTC le 1er avril sur la chaîne YouTube du Kennedy Newsroom.

« Go » pour la WDR d’Artemis 1 !
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Orion et le SLS sur le pas de tir 39B pour la première fois

19 Mars 2022 , Rédigé par De Martino Alain

C’est à 21h55 UTC jeudi 17 mars que l’énorme fusée de la Nasa, le SLS pour Space Launch System, est sortie de la Hight bay 3, l’emblématique bâtiment d'assemblage de véhicules du Kennedy Space Center. Des milliers d'employés, de familles, d'invités VIP et de médias se sont rassemblés autour du VAB et des bâtiments environnants pour ce qui a été l'une des journées les plus chargées depuis le retrait du programme de la navette spatiale en 2011.

Accolé à sa tour de lancement et juché sur le crawler-transporters 2, le SLS de près de 100 mètres de haut à entamé un voyage de 11 heures, parcourant les quelques 7 kilomètres le séparant du pad 39B.

Dès le 2 mars, les premières des 20 plateformes qui permettent l’accès au lanceur et au vaisseau spatial Orion ont commencé à être rétractées, telles des tiroirs de cuisine hydrauliques. Des milliers de capteurs et d'instruments spéciaux ont été installés afin que les ingénieurs puissent récolter autant de données que possible sur la performance de tous les systèmes qui font partie de la fusée, du vaisseau spatial, des systèmes au sol, utilisés lors du déploiement et sur le pas de tir pour le chargement des ergols et autres activités.

Orion et le SLS sur le pas de tir 39B pour la première fois

Le 11 mars, ce fut au tour du Crawler Transporter-2 d’être conduit au VAB puis, le 15, il a été installé sous la tour de lancement afin de soulever l’ensemble tour/SLS.

Orion et le SLS sur le pas de tir 39B pour la première fois

Enfin, le 17 mars, dès 21h55 UTC, le SLS est sorti de son hangar, où un premier arrêt a été effectué pour permettre au bras d’accès de l’équipage fixé sur la tour de lancement, de se rétracter. Puis le départ fut donné pour un voyage d'environ 11 heures à destination du pas de tir 39B du KSC.

Orion et le SLS sur le pas de tir 39B pour la première fois

Le voyage aura duré 10 heures et 28 minutes, l’ensemble arrivant au pad à 8h15 UTC le 18 mars.

Au cours du mois à venir, le test final, connu sous le nom de « Wet Dress Rehearsal – WDR », occupera l'équipe de lancement d’Artemis 1 à des opérations de chargement des ergols dans les réservoirs de la fusée, à effectuer un compte à rebours de lancement complet, démontrer la capacité de stopper et reprendre le compte à rebours et également vidanger les réservoirs afin de s’entrainer et vérifier les délais et les procédures que l'équipe utilisera plus tard, lors d’un lancement réel.

Les deux premiers jours, les équipes commenceront par activer les installations nécessaires au lancement et commenceront officiellement la séquence de compte à rebours. L'équipe fournira du personnel au Launch Control Center du KSC et se connectera avec le personnel du Mission Control Center du Johnson Space Center à Houston, de la Space Force Eastern Range et du SLS Engineering Support Center du Marshall Space Flight Center à Huntsville, Alabama. Les contrôleurs de lancement alimenteront les différents systèmes de la fusée et du vaisseau spatial, ainsi que des équipements de soutien au sol.

Ensuite, ces équipes chargeront près de 3200 m³ d’oxygène et hydrogène liquides dans la fusée via le lanceur mobile selon le calendrier détaillé qu'ils utiliseront le jour du lancement réel. Ils s'entraîneront à chaque phase du compte à rebours, y compris les briefings météorologiques, les arrêts pré-planifiés dans le compte à rebours, le conditionnement et le réapprovisionnement des propulseurs au besoin et les vérifications de validation.

Pendant cette répétition et une fois que les contrôleurs de lancement auront atteint le point juste avant que les moteurs RS-25 du SLS ne s'allument, ils reviendront au compte à rebours T-10 minutes, puis le reprendront une fois de plus après une pause. L'équipe l’arrêtera ensuite délibérément environ 10 secondes avant le décollage simulé pour valider l'arrêt d'un lancement et la vidange des ergols de la fusée. Parfois appelés "scrub", les contrôleurs de lancement peuvent décider de ne pas procéder au lancement si un problème technique ou météorologique survient pendant ou avant le compte à rebours et  ainsi démontrer la capacité de retirer les ergols, garantissant que les équipes sont prêtes pour divers scénarios un jour de lancement.

Plusieurs jours après la WDR, la fusée et le vaisseau spatial seront ramenés au bâtiment d'assemblage de véhicules (VAB). A l’intérieur, les techniciens réinstalleront les plates-formes pour rétablir l'accès à plusieurs parties de la fusée et à Orion. Ils supprimeront les capteurs spécifiquement utilisés pour la surveillance pendant la WDR, chargeront Orion et d'autres batteries du système, arrimeront la charge utile supplémentaire dédiée à ce vol dans Orion et effectueront les vérifications finales sur plusieurs éléments. Orion et le SLS rouleront de nouveau vers la rampe de lancement pour une dernière fois environ une semaine avant le lancement.

La NASA examinera les données de la répétition avant de fixer une date de lancement cible pour Artemis 1. Première d'une série de missions de plus en plus complexes, Artemis 1 fournira une base pour l'exploration humaine de l'espace lointain et démontrera l’engagement et la capacité de la Nasa à étendre l'existence humaine jusqu'à la Lune et au-delà avant le premier vol avec équipage sur Artemis II.

Photo Airbus Space, Pléiades Neo

Photo Airbus Space, Pléiades Neo

Le SLS maintenant en place sur le pad 39B, le Crawler Transporter 2 s’est déplacé à quelque distance, dans l'attente du retour du SLS au VAB.

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