Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Début du soudage d’Orion Artemis 3

28 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 3

Au Michoud Assembly Facility de la Nouvelle-Orléans, des techniciens de Lockheed Martin, maître d'œuvre d'Orion, soudent les trois panneaux de forme conique du module d'équipage d'Orion pour la mission Artemis III qui verra débarquer la première femme et le prochain homme sur la Lune.

La structure principale du module d'équipage, le « réservoir » pressurisé, est composée de sept pièces en alliage d'aluminium usinées qui sont soudées ensemble par un processus de soudage donnant un espace habitable solide et étanche pour les astronautes pendant la mission. Cet habitacle est conçu pour résister à l'environnement rude et exigeant de l'espace lointain et est la structure de base sur laquelle tous les autres éléments du module seront intégrés. 

Une fois le soudage des panneaux de cône du module d'équipage (3-4-5) terminé - dont l'un contient des hublots offrant aux astronautes une vue sur la Lune et la Terre - les travaux se poursuivront par l’installation de la cloison supérieure (2) pour créer le « plafond » du vaisseau spatial, suivi du « tunnel » (1)  et enfin de la partie cylindrique inférieure (6) et de la cloison arrière (7) pour former le fond d'Orion.

Une fois le soudage de la structure primaire terminé, il sera expédié au centre spatial Kennedy de la NASA en Floride, où il subira d'autres assemblages dès cet automne.

Début du soudage d’Orion Artemis 3
Début du soudage d’Orion Artemis 3
Début du soudage d’Orion Artemis 3
Début du soudage d’Orion Artemis 3
Lire la suite

Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF

17 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Samedi, les ingénieurs en charge du vaisseau spatial Orion l’ont transféré du Neil Armstrong Operations & Checkout Building au Multi-Payload Processing Facility (MPPF) du KSC en Floride.

Neil Armstrong Operations & Checkout Building

Le Neil Armstrong Operations & Checkout Building, outre ses quartiers d’équipage, de dortoirs et d’habillage pour les astronautes, est un grand atelier utilisé pour la fabrication et le contrôle des vaisseaux spatiaux habités. Depuis avril 2020, Orion y a été assemblé, testé et préparé pour son lancement.

Multi-Payload Processing Facility

Ces opérations terminées, le vaisseau a été transféré hier au MPPF. Cet édifice, construit au milieu des années 90, est utilisé pour le traitement des vaisseaux spatiaux et charges utiles. Déplacé hors de l'O & C, coiffé d’un couvercle, sur une palette adaptée et d'un système de palier à air qui se trouve au-dessus d'un transporteur, Orion sera positionné sur un stand permettant un accès à 360°. Tous les gaz et fluides tels l’ammoniac, l'hélium et l'azote seront alors chargés dans les modules d'équipage et de service par les ingénieurs et techniciens d'EGS (Exploration Ground Systems) de la NASA, son entrepreneur principal Jacobs Technology et d'autres organisations.

Le ravitaillement en carburant de ces produits dangereux, dont certains ont été utilisés dans le système de manœuvre et les unités de puissance hydraulique de la Navette spatiale, sera effectué à distance depuis la salle du centre de contrôle des lancements (LCC). Divers racks d'équipements électriques de soutien au sol permettront aux techniciens d'alimenter l'engin spatial et d'effectuer des opérations de service à distance. La température et l'humidité du vaisseau seront étroitement contrôlées à l'aide de mini-unités de purge portables, qui fournissent un débit constant d'air conditionné.

Les équipes orneront également Orion avec le logo « worm », symbole emblématique de la NASA, sur l'adaptateur du module d'équipage, ainsi que l’insigne de la NASA et les décalcomanies de l'Agence spatiale européenne sur les panneaux de carénage largables qui protègent le module de service du véhicule lors du lancement.

Avec ce transfert formel de propriété du programme Orion et de l'entrepreneur principal Lockheed Martin, le vaisseau spatial passera de la fabrication et de l'assemblage au traitement pour le vol.

Une fois Orion ravitaillé et les dernières vérifications effectuées, son couvercle de transport réinstallé, les ingénieurs déplaceront le vaisseau spatial vers le Launch Abort System Facility, où la tour du système d’abandon au lancement (LAS) ainsi que les panneaux de protection qui lui donne sa forme aérodynamique seront installés.

Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Lire la suite

L'ESM lors d'Artemis 1, en vidéo, par l'ESA.

9 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

Cette vidéo du vaisseau spatial Orion donne un aperçu de la première mission - sans astronautes – d’Artemis 1, en se concentrant sur le module de service européen de l'ESA qui alimente le vaisseau spatial.

Orion effectuera un survol de la Lune, en utilisant la gravité lunaire pour gagner de la vitesse et se propulser à 70 000 km au-delà de notre satellite, à près d'un demi-million de kilomètres de la Terre - plus loin qu'aucun humain n'ait jamais voyagé.

Lors de son voyage retour, Orion effectuera un autre survol de la Lune avant de revenir sur Terre. Le voyage durera environ 20 jours, se terminant par un amerrissage dans l'océan Pacifique sans le module de service européen qui se sépare avant la phase d’entrée atmosphérique et s’y consume sans danger.

Vous noterez que lorsque l'ICPS allume ses propulseurs, les panneaux solaires sont orientés vers l'arrière, ceci afin de réduire les contraintes sur leurs structures. (Image ci-contre)

 

 

 

A contrario (image ci-dessus), lors de l'allumage de l'ESM, ces mêmes panneaux solaires sont orientés vers l'avant afin de les protéger du moteur principal. Ce dernier est plus proche de l'ESM que ne le sont ceux de l'ICPS et produit aussi moins de puissance donc de contraintes.

Lire la suite

L’EUS passe son examen critique de conception

5 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain

Lors d’un dernier examen, un panel d'experts a évalué, fin décembre, l'EUS (Exploration Upper Stage – l’étage supérieur du SLS) afin de déterminer si sa conception répond correctement aux exigences des futures missions Artemis. Cette évaluation certifie que l'EUS correspond aux exigences de conception pour résister à l’environnement de l'espace lointain et, une fois terminé, assurer la sécurité des astronautes. Le comité a également évalué les processus de tests, la capacité industrielle à fournir les pièces, l'outillage et les plans de production. Boeing, le maître d'œuvre de l'EUS et de l'étage principal, fabriquera et assemblera cet étage supérieur au Michoud Assembly Facility de la NASA, à la Nouvelle-Orléans.

Une maquette structurelle sera soumise à des tests au Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, Alabama, où le programme SLS est géré. Le modèle de vol, lui, sera soumis aux mêmes tests que subit actuellement le SLS au Stennis Space Center près de Bay St. Louis dans le Mississippi, y compris une mise à feu de ses moteurs, avant son premier vol.

Pour accomplir la mission lunaire Artemis 1 dont le but est d’amener un vaisseau Orion non habité pour un vol d'essai vers la Lune, une version « Block 1 » du SLS utilisera un étage de propulsion cryogénique (ICPS - Interim Cryogenic Propulsion Stage) déjà en service sur la famille des lanceurs Delta IV d’United Launch Alliance et muni d’un seul moteur RL-10. Deux lanceurs SLS Block 1 seront utilisés ensuite pour les deux vols avec équipage suivant, dont la première mission humaine en orbite lunaire depuis le programme Apollo.

La prochaine version du SLS dite « Block 1B » utilisera l’EUS, qui a des réservoirs de carburant plus grands et cette fois, quatre moteurs RL-10 qui lui confèreront plus de performances. Cela permettra au SLS Block 1B de transporter un vaisseau Orion avec 4 membres d’équipage et plus de 10 tonnes de charge utile. Cette capacité de transport supplémentaire permettra moins de vols pour une présence humaine soutenue sur la Lune et dans l’espace lointain.

L’EUS passe son examen critique de conception
Lire la suite