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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

Intégration terminée pour le 1er module de service européen

18 Septembre 2018 , Rédigé par De Martino Alain

La semaine dernière, au hall d'intégration d'Airbus à Brême, en Allemagne, les techniciens ont installé le dernier radiateur du module de service européen pour Orion, marquant ainsi la fin de l'intégration d'ESM-1.

Ce module de service qui fournira l'énergie, l'eau, l'air et l'électricité aux vaisseaux spatiaux Orion est maintenant complet pour la première mission EM-1 qui effectuera un survol lunaire sans astronaute pour démontrer les capacités de l'engin spatial.

Tout comme la fermeture du capot d’une voiture, avec les radiateurs en place, les techniciens ne peuvent plus accéder aux composants.

Intégration terminée pour le 1er module de service européen

Ils ont travaillé 24 heures sur 24 en trois équipes pour compléter son assemblage et débutent actuellement les dernières étapes de ses tests approfondis. Les ingénieurs vont mettre le module à l'épreuve avec des essais fonctionnels qui incluent la vérification des radiateurs nouvellement installés et le test du système de propulsion avec ses conduites complexes qui fournissent carburant et oxydant aux 33 moteurs de l'engin spatial.

Une fois terminé, le module de service sera emballé et acheminé au Kennedy Space Center de la NASA en Floride, aux États-Unis. Les panneaux solaires d'Orion seront expédiés séparément, également depuis Brême. Aux États-Unis, le module sera assemblé au module adaptateur et au module d’équipage et, pour la première fois, l'engin spatial complet sera exposé.

Plus de tests attendent ensuite le vaisseau spatial Orion à Plum Brook Station où il sera placé dans la plus grande chambre à vide du monde pour simuler son vol et soumis à des tests acoustiques pour imiter les vibrations intenses qu'Orion subira lors de son lancement sur le SLS.

Intégration terminée pour le 1er module de service européen

Pendant ce temps, les techniciens de Brême ne se reposent pas car le travail sur le deuxième module de service européen (ESM-2) est déjà bien avancé. La structure est terminée et plus de 11 km de câbles pour les ordinateurs et les systèmes de support-vie sont en cours d’installation pour la mission habitée EM-2.

Intégration terminée pour le 1er module de service européen
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Ultime test des parachutes d'Orion

11 Septembre 2018 , Rédigé par De Martino Alain

C'est le 12 septembre qu'une capsule d'essai d'Orion sera, pour la dernière fois, larguée d'un avion C-17 à une altitude de plus de 12 km afin vérifier le système complexe de 11 parachutes et des dispositifs pyrotechniques qui fonctionnent en séquence pour ralentir la descente de la capsule pour un atterrissage en toute sécurité sur Terre.

Mais avant cela, le 10 septembre, la maquette aux forme et poids identiques au véritable vaisseau spatial a été installée à bord d'un C-17 de l'US Air Force, parqué sur l'aéroport de Yuma en Arizona. C'est la dernière fois qu'un tel test va être effectué. Il devra définitivement qualifier l'ensemble des parachutes pour le retour des vols habités.

Ultime test des parachutes d'Orion
Ultime test des parachutes d'Orion
Ultime test des parachutes d'Orion
Ultime test des parachutes d'Orion
Ultime test des parachutes d'Orion
Ultime test des parachutes d'Orion

12 septembre : Succès du test. 

La NASA a terminé le test final qui qualifie le système de parachutes d’Orion pour les vols avec des astronautes, marquant une étape importante sur la voie de l’envoi d’hommes en mission sur la Lune et au-delà.

Au cours des huit essais au U.S. Army’s Yuma Proving Groundd, en Arizona, l’armée américaine a évalué les performances du système lors de séquences d’atterrissage normales, ainsi que lors de plusieurs scénarios de défaillances et diverses conditions aérodynamiques.

Le système comporte 11 parachutes, une série de mortiers en forme de canons (qui contiennent les parachutes), des coupe-boulons pyrotechniques et près de 50 km de lignes en Kevlar reliant le sommet de l'engin spatial aux 11000 m2 de parachutes. Pendant les 10 minutes de descente à travers l’atmosphère, tout doit se déployer dans un ordre précis pour ralentir Orion et son équipage d’environ 500 km/h à une vitesse relativement faible de 30 km/h pour l'amérrissage dans l’océan Pacifique.

Les connaissances acquises dans le cadre de ce programme ont permis à la NASA d’adapter la modélisation informatique au fonctionnement du système dans divers scénarios et ont aidé les sociétés partenaires à comprendre certains éléments des systèmes de parachutes. Dans certains cas, le travail de la NASA a fourni suffisamment d'informations à ces partenaires pour annuler certains tests de développement et les dépenses associées.

Ci-dessous, la vidéo du test par SciNews

 Mark Kirasich (NASA Flight Director & Orion Program Manager) et Randy Bresnik (Astronaute).

Mark Kirasich (NASA Flight Director & Orion Program Manager) et Randy Bresnik (Astronaute).

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Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B

1 Septembre 2018 , Rédigé par De Martino Alain

Le Mobile Launcher (ML) du SLS supporté par le Crawler Transporter-2 (CT-2) a franchi cette semaine une étape importante en atteignant le Pad 39B. L’ensemble effectuera des essais sur le pas de tir avant de retourner vers le bâtiment d'assemblage de véhicule (VAB) pour une année de vérifications et de validations multi-éléments afin d'être prêt à accepter la première fusée SLS pour le lancement d’EM-1.

L’ensemble CT – ML a déjà été déployé en 2011. C'était dans leur configuration du programme Constellation pour Arès, avant que le ML n’ait été fortement modifié avec de nouveaux ombilicaux et une tour de lancement entièrement reconstruite pour héberger le lanceur SLS.

Cette conversion a pris plusieurs années. Le nouveau support de lancement doit pouvoir accueillir  quatre moteurs RS-25  et  deux boosters. Cela a nécessité également de nombreux changements et ajouts à l'ensemble des connexions ombilicales de la tour.

Les défis liés à la masse totale de la structure et à une petite inclinaison ont été suffisamment atténués pour terminer l’installation des ombilicaux et donner le feu vert pour emprunter la voie vers le pad.

Le ML a été transporté par le CT-2 qui a lui-même subi de nombreuses modifications pour lui permettre d’assurer son rôle pour la décennie à venir et peut-être même au-delà.

Le CT-1 suit également les mêmes modifications, bien que ce soit le CT-2 qui est actuellement le premier Crawler en service et qu'il soit configuré pour prendre en charge  EM-1 / SLS en 2020.

 

Le Pad 39B a également subi des modifications à grande échelle ces dernières années avec la suppression des structures de l'ère des navettes et, entres autres, l’ajout du déflecteur de flamme construit et installé à l’intérieur de la tranchée du pad. Des colonnes supplémentaires sur les déflecteurs latéraux des SRB ont été installées pour fournir une certaine rigidité à l’ensemble.

 

Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B

La capacité du pad à accueillir le LOX et le LH2 pour les lancements va également être améliorée au cours des prochaines années, principalement pour répondre aux besoins des fusées SLS Block 1B et Block 2, plus consommatrices. Une sphère de 5300 m³, placée près de celle de 3600 m³, a d’ores et déjà été installée.

Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B

Une fois tous les tests réalisés, l’ensemble ML – CT-2 débutera son « roll-back » aux alentours

des 7 ou 8 septembre, mais cette fois, il ne se dirigera pas vers son hangar de parking dans lequel il était depuis plusieurs années, mais vers le VAB où il y restera jusqu'à ce qu'il soit de nouveau déployé, cette fois avec le SLS complet prêt pour EM-1.

Dans le VAB toutes les plates-formes avec leur système d’alarme incendie sont en place permettant maintenant l’accès à toutes les parties du ML même si quelques tests des systèmes de contrôle environnemental du Mobile Launcher doivent encore être réalisés.

Le déploiement a commencé jeudi, avec le processus de lever du ML de ses supports sur le site de parking pendant environ 30 minutes, avant que les premiers mouvements ne soit enregistrés à 16h38 UTC.

Devancé par des camions citernes, le ML a lentement mais régulièrement contourné la VAB avant d’emprunter la longue piste (Crawlerway) en direction du Pad 39A de SpaceX.

Au milieu du trajet, une pause pour la nuit a été observée, et ce n’est que le vendredi matin à l’aube que l’ensemble a repris la route jusqu'à l'embranchement du 39A de SpaceX, puis a effectué un virage à gauche afin de prend la direction du Pad 39B atteint juste après l’heure du déjeuner.

Arrivé en haut du pad, sur ses butées de support, l’alignement entre ces derniers et le ML a été vérifié à l'aide du système d'accueil laser puis le tout a ensuite été soigneusement abaissé pour marquer la fin du déploiement.

Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B

7 septembre :

Le Mobile Launcher (ML) a entamé son voyage retour du Complexe de lancement 39B pour l'emblématique bâtiment d'assemblage de véhicules (VAB) du Centre spatial Kennedy vers midi ce vendredi 7 et a atteint les abords du VAB en fin d’après-midi.

Photos Crédit: Ken Kremer .

 

Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B

8 septembre :

Et voici le ML dans le VAB. Il y restera jusqu'à EM-1 !

 

 

Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
Le Mobile Launcher en route pour le pad 39B
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