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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

A la recherche de la meilleure ambiance…

21 Janvier 2017 , Rédigé par De Martino Alain

L'astronaute Mike Hopkins, couché sur le dos, les genoux à 90° et sanglé sur son siège en position de lancement, regarde les deux écrans de contrôle d’altitude, de direction et autres informations spatiales vitales. Son siège commence à vibrer, il se met au travail… Il  utilise un joystick pour répondre aux messages de mise en garde et d'avertissements. Le sentiment, décrit comme étant au volant d’un camion sur une route bosselée, simule les différentes étapes des huit minutes que dureront le lancement du vaisseau spatial Orion vers l'espace.

C’est la toute première fois qu’un astronaute teste la visibilité des écrans sous vibration d'un lancement simulé.

« Il est important pour nous de s’assurer que, lors de cette phase de vol, les pilotes seront capables de lire les information dont ils ont besoin et de réagir de façon appropriée » a déclaré Jennifer Boyer, responsable du système d'ingénierie humaine d'Orion pour la NASA.

Au-delà de la visibilité, c’est la première fois qu'un astronaute interagi avec l'affichage des données d’Orion et utilise les manettes de contrôles tout en étant attaché au siège et en combinaison spatiale, subissant la vibration simulée du lancement. Le système d'atténuation d'impact, qui réduit les charges sur le corps pendant l'atterrissage, fait aussi partie du test pour s'assurer que les vibrations lors du lancement et de la montée ne causeront pas de dysfonctionnement sur le système.

Les tests devant se poursuivre jusqu'au 30 janvier, Baldwin (ingénieur biomécanique chez Lockheed Martin) analysera les données aidé d’ingénieurs de la NASA et les intégrera aux conceptions. Lockheed construit actuellement trois engins spatiaux Orion: le premier pour la mission EM-1, le deuxième pour s’assurer que le design d'Orion pourra résister aux températures extrêmes et aux contraintes de vol et le troisième pour la première mission habitée EM-2.

Balwin a été le premier à tester le siège dès mardi et mercredi dernier et en a été très satisfait. « C'est une expérience remarquable d'être sous vibration » a-t-il déclaré. « Peu de gens éprouvent ce phénomène lorsque vos joues essayent de sauter hors de votre visage. »Ici l'astronaute Lee Morin

Quant à Hopkins, il est l'un des six astronautes qui participent aux tests de vibrations. Ces différents membres d'équipage sont d’ailleurs justement de poids et de vue variables.

La technologie testée sur les écrans d'Orion a beaucoup progressé depuis le programme de la navette spatiale. Cette dernière comportait une centaine de panneaux de commandes comparativement aux sept d’Orion car plus de fonctions peuvent maintenant être réalisées à l'aide d'ordinateur, la technologie ayant évoluée et les ordinateurs plus puissant. A comparer également aux 550 kg de listes de contrôle papier détaillant toute une variété de tâches réduit à 2 kg pour Orion…

Jennifer Boyer signale aussi que l'accélération rend difficile le lever de bras, difficile donc d'atteindre et de toucher les écrans pendant le lancement. D’où la décision d’opter pour des sortes de joystick près des bras des astronautes. Du coup, les gants des scaphandres ne nécessiteront pas d’être rendus compatibles "écran-tactile" et fini aussi les soucis d’objets se promenant en apesanteur pouvant interférer avec les écrans.

Plus de 6 mois de planification ont été nécessaires avant de débuter ces tests de vibrations. Une fois terminés, les données seront évaluées pour voir si des changements de conception sont nécessaires.

Ci-dessous, la vidéo du test.

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