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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

6 ème test de récupération d'Orion

24 Janvier 2018 , Rédigé par De Martino Alain

Le 17 janvier l’USS Anchorage (LPD 23) a quitté la base navale de San Diego pour effectuer un test de récupération d’Orion (URT - Underway Recovery Test) en coopération avec la NASA au large de la Californie du Sud.

6 ème URT réalisé, il a eu pour but de mettre en pratique et d’évaluer en toute sécurité les processus, procédures, matériel de récupération ainsi que le personnel dans un environnement océanique réel qui sera utilisé pour récupérer le vaisseau spatial Orion à son retour sur Terre.

C’est la quatrième fois que l’USS Anchorage participe à une mission URT avec la NASA. Tout au long de l'histoire du programme, une variété de navires LPD de classe San Antonio a été utilisée pour former et préparer la NASA et la Marine, en utilisant une maquette de la capsule d’Orion appelée BTA - Boiler Plate Test Article, d’à peu près la même taille, même forme et de même centre de gravité que le vrai module d'équipage.

Pendant URT-6, l'équipe de pont d'Anchorage, spécialement formée, a surveillé les opérations pendant de petits bateaux transportant des plongeurs de la Marine et l'équipe de récupération de la NASA manœuvraient aux côtés de la maquette pour installer les câbles de remorquage qui guident la capsule vers l’Anchorage alors que le navire opère en toute sécurité aux alentours.

Menant à la fois les opérations de récupération diurnes et nocturnes, les membres de l'équipage de la NASA ont travaillé aux côtés de la Marine pour gérer la façon dont la capsule est ramenée, déposée et stockée en toute sécurité à bord.

La NASA prévoit d'effectuer 3 missions URT supplémentaires avant le lancement d'EM-1.

6 ème test de récupération d'Orion
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6 ème test de récupération d'Orion
6 ème test de récupération d'Orion
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Présentation du patch de la mission EM-1

23 Janvier 2018 , Rédigé par De Martino Alain

Le patch de la mission EM-1 représente le Space Launch System (SLS) transportant le vaisseau spatial Orion et décollant du pas de tir LC 39B du Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride. La forme triangulaire représente les trois principaux programmes qui composent cette mission, à savoir Orion, le SLS et les systèmes-sol (Exploration Ground Systems). Il constitue une forme classique des emblèmes des missions de la NASA remontant à l'ère de la navette. 

Plusieurs éléments du design ont une signification symbolique pour ce vol historique. Le triangle en argent entourant le patch est un clin d'œil au vaisseau spatial Orion argenté, accouplé au module de service européen, qui parcourra les 65 000 km au-delà de la Lune dans l'espace lointain. La fusée orange et les flammes représentent la puissance de feu du SLS. Le décor est l'aire de lancement historique 39B, représenté par les trois tours anti foudre. Les trajectoires de la mission en rouge et bleue entourant la pleine lune blanche soulignent avec fierté le travail acharné, la tradition et le dévouement de cette mission américaine tout en rendant hommage au partenariat international de la NASA avec l'ESA (Agence spatiale européenne). 

L'emblème Exploration Mission-1 a été conçu en collaboration avec les équipes travaillant pour les programmes Deep Space Exploration Systems, incluant Orion, le SLS et l’Exploration Ground Systems, situés au siège de la NASA à Washington, au Glenn Research Center à Cleveland, au Johnson Space Center à Houston, au  Marshall Space Flight Centre à Huntsville, Alabama et au KSC.

Parce que la mission inaugurale du SLS et d'Orion est inhabitée, les équipes du programme ont eu l'occasion rare de concevoir le patch de la mission. Pour l’Exploration Mission-2, qui volera avec équipage, il sera conçu par le bureau des astronautes de la NASA avec l'aide de l'équipage qui volera lors de cette deuxième mission.

Présentation du patch de la mission EM-1
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Derniers travaux sur l’adaptateur d'étage Orion - SLS

9 Janvier 2018 , Rédigé par De Martino Alain

Les ingénieurs ont retourné l'adaptateur d’Orion - matériel de vol qui transportera aussi 13 petits satellites lors d’EM-1.

 

Le fait de pivoter cette partie qui permet d’adapter le vaisseau spatial au second étage de propulsion du SLS, l’ICPS (Interim Cryogenic Propulsion Stage), autorise l’installation d’un « diaphragme », une barrière qui sépare le SLS d'Orion.

 

C’est l'une des dernières étapes de sa construction avant sa livraison par l’avion-cargo Guppy au Centre spatial Kennedy à Cape Canaveral, en Floride, pour préparer le lancement.

 

Là-bas, l'adaptateur construit au MSFC à Huntsville, en Alabama, sera installé entre Orion et l’ICPS, déjà sur place depuis 2017.

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Orion, SLS, systèmes-sol… Ce qui nous attend en 2018

7 Janvier 2018 , Rédigé par De Martino Alain

Cette année, la NASA a pour objectif de terminer la fabrication de tout le matériel majeur pour EM-1. Des avions, trains, camions et navires traverseront l'Amérique et les océans pour livrer du matériel pour l'assemblage et les essais des composants du vaisseau spatial Orion et du SLS tandis que les équipes du Centre spatial Kennedy prépareront l'infrastructure des systèmes-sol. Des essais auront lieu en haute mer, haut dans le ciel et entre les deux durant toute l'année et à travers tout le pays, non seulement pour EM-1 mais aussi pour toutes les missions ultérieures.

 

Orion

En début d’année, les ingénieurs du KSC assembleront le bouclier thermique d'Orion au module d'équipage. Cet accouplement est une étape cruciale avant que le module de service n’arrive d'Europe, en milieu d'année. Une fois livré, les techniciens l'équiperont pour l'accoupler avec le module d'équipage, raccordant les lignes de propulsion, l'avionique et d'autres connexions. Ensuite, les techniciens vérifieront que les modules d’équipage et de service ainsi reliés fonctionnent comme prévu et que le matériel répond aux exigences prévues avant d'expédier le tout vers Plum Brook Station à Sandusky dans l’Ohio en 2019. 

L'US Navy prendra la mer au large de la Californie en janvier pour évaluer comment elle prévoit de récupérer Orion après le vol d'essai EM-1.

À Yuma, en Arizona, les ingénieurs effectueront trois autres tests de qualification des parachutes pour les missions avec équipage et au White Sands Test Facility au Nouveau Mexique, les techniciens continueront les tests de vérification du système de propulsion du module de service européen.

Lockheed Martin, entrepreneur principal d'Orion à Denver, procédera à des tests de pression, d’acoustique, de pyrotechnie et autres afin de s'assurer qu'Orion résiste aux vibrations, aux charges, aux sons et aux explosions associés aux événements de séparation en vol. 

Le travail est déjà bien avancé et continuera pour le vaisseau spatial Orion qui transportera des astronautes sur Exploration Mission-2 (EM-2). Les techniciens souderont les éléments primaires de la structure d'Orion au Michoud Assembly Facility de La Nouvelle-Orléans et expédieront le vaisseau ainsi achevé au KSC d'ici la fin 2018.

Au Johnson Space Center à Houston, les ingénieurs examineront les systèmes de support-vie pour l’équipage et des astronautes et des sujets de test continueront les évaluations de l'interface « homme-machine ».

D’autres ingénieurs de la NASA préparent une version test du vaisseau spatial et de l'anneau de séparation pour un essai d’abandon au lancement d'Orion. Précurseur du vol en équipage EM-2, le test, appelé « Ascent Abort 2 », validera le fonctionnement du système d'abandon au lancement dans un environnement de vol dynamique.

Space Launch System

Les ingénieurs du SLS mettront les « bouchées doubles » pour achever toutes les différentes pièces du lanceur. Le centre Michoud subira une poussée d'activité, car cinq pièces structurelles majeures du SLS seront réunies pour former le corps central de 65 mètres de haut et les quatre moteurs RS-25 y seront installés. Les ingénieurs expédieront le tout à bord de la péniche Pegasus au Stennis Space Center près de Bay St. Louis, Mississippi, pour le test final de 2019, appelé test «green run», quand les quatre moteurs prendront vie et videront les réservoirs du lanceur contenant plus de 2,6 millions de litres de propergol en seulement huit minutes. Le centre nerveux de la fusée, l'avionique de base et les ordinateurs de vol termineront les tests de qualification et de fonctionnement et seront prêts pour la «green run». 



Les segments des propulseurs de la fusée construits par Orbital ATK dans l'Utah vont relier le KSC par voie ferrée où ils seront assemblés ainsi que les deux adaptateurs au lancement réalisés au Marshall Space Flight Center à Huntsville, en Alabama.

La barge Pegasus livrera l'adaptateur d’étage de 9 mètres de hauteur tandis que l'avion-cargo Guppy de la NASA apportera l'adaptateur d’étage pour Orion. Ce dernier connecte non seulement le véhicule Orion au SLS, mais sera également équipé de 13 petits satellites. 

Les essais du SLS se poursuivront alors que les articles de test structurel de l'étage principal pour le réservoir d'hydrogène liquide, l’intertank et le réservoir d'oxygène liquide arriveront au centre Marshall et seront installés dans des bancs d'essai qui simuleront le vol.

Pendant ce temps, les ingénieurs continueront la conception de l' « Exploration Upper Stage » pour une « Critical Design Review » fin 2018. Les plans prévoient l'utilisation de l'EUS sur EM-2. Les équipes du SLS continueront également à construire les composants de base et d'autres pièces de SLS et de tester les moteurs pour EM-2.

Systèmes-sol

Au printemps, le lanceur mobile (Mobil Launcher – ML) sera déployé sur le pas de tir 39B avant un contrôle d'ajustement qui vérifiera que toutes les connexions physiques entre le lanceur et les systèmes du pas de tir sont correctes avant de le déplacer dans le bâtiment d'assemblage du véhicule (VAB) pour le tester. Ces essais incluront des interfaces majeures telles que les mécanismes de montée, les conduites d'eau d’inhibition de surpression à l’allumage et d'insonorisation, ainsi que des interfaces plus petites comme les lignes d'alimentation en azote et en hélium gazeux et les plates-formes d'accès. Une fois les tests dans le VAB terminés, le lanceur mobile retournera sur le pas de tir pour plusieurs mois de tests complets. Au cours de l'été, les mises à jour logicielles critiques utilisées pour les commandes et le contrôle d'EM-1 seront terminées et les équipes se prépareront pour les missions habitées. 



Les ingénieurs des systèmes au sol commenceront les préparatifs de lancement d'EM-2 en fabriquant les ombilicaux qui desserviront les moteurs de l'EUS tant que la fusée est sur le pas de tir. Ils commenceront également la construction d'un réservoir de rétention d'hydrogène liquide qui sera pompé dans le cœur du SLS. 

Tout ce travail de la NASA et de ses sous-traitants permettra de préparer le terrain pour une année 2019 encore plus chargée, quand Orion et le SLS seront intégrés, testés et déployés sur la rampe de lancement - l'une des dernières étapes avant EM-1.

Et tous ces travaux fondamentaux réalisés en 2018 et 2019 permettront à la NASA de construire une infrastructure flexible, réutilisable et durable pour plusieurs décennies… pour un accès à l’espace profond de plus en plus complexe.

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