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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

EFT-1 / Orion: assemblage complet et FRR validée.

31 Octobre 2014 , Rédigé par De Martino Alain

"Les étoiles sont alignées" pour la mission du 4 décembre après l'achèvement de la Flight Readiness Review (FRR) – Revue d’Aptitude au Vol. Toutes les tâches d'assemblage sur le véhicule ont été accomplies et il est pratiquement paré à monter au sommet de sa Delta IV Heavy.

Ce fut une longue route pour arriver a ce stade… Cette mission n’aurait pu jamais voir le jour tellement elle a été soumise à l'appui de différents Présidents qui se sont succédés et qui ont du approuver et financer cet objectif si ambitieux.

Bien connu depuis l'ère du programme de la Navette Spatiale, la Revue d'Aptitude au Vol (FRR) est un examen clé du pré-vol. Celle d'EFT-1 a été menée plus tôt ce mois-ci au Centre spatial Johnson (JSC) à Houston. EFT-1 étant un vol-Test, la FRR a été re-nommée FTRR.

Au Centre spatial Kennedy, Orion est maintenant entièrement assemblé et prêt à faire le voyage aidé par sa Delta IV Heavy qui l’enverra dans l'espace. Le vaisseau spatial restera dans son bâtiment d’assemblage appelé Launch Abord System Facility jusqu’au 10 novembre, date à laquelle il sera transféré vers son pas de tir.

«La coquille vide d'un vaisseau spatial nous est arrivée au Centre spatial Kennedy il y a deux ans et nous avons maintenant un Orion entièrement assemblé, dressé sur ses 22 mètres de hauteur» a noté Michael Hawes gestionnaire du programme Orion chez Lockheed Martin.

Mais le « roll-out » est plus complexe qu’un simple transport routier à travers le Cap. Le véhicule doit éviter toute menace de corrosion et de contamination avant son accouplement au sommet de la Delta.

Ainsi, les ingénieurs ont effectué un test de purge de carénage pour connaitre quelle quantité de gaz sec doit être injecté dans l'espace entre les panneaux de protection et le vaisseau spatial. Ce gaz sec assurera qu'Orion, pendant son transport, n’accumulera aucune humidité qui pourrait le contaminer.

EFT-1 / Orion: assemblage complet  et FRR validée.
EFT-1 / Orion: assemblage complet  et FRR validée.
EFT-1 / Orion: assemblage complet  et FRR validée.
EFT-1 / Orion: assemblage complet  et FRR validée.
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L'ICPS (Interim Cryogenic Propulsion Stage)

30 Octobre 2014 , Rédigé par De Martino Alain

Certains éléments d'une fusée peuvent nous être familiers, comme les boosters et les moteurs. Mais il y a plusieurs éléments importants sur la nouvelle fusée de la NASA, le Space Launch System (SLS), qui nous sont moins bien connus. Un exemple? L’Interim Cryogenic Propulsion Stage (ICPS)- l’étage de propulsion cryogénique intermédiaire.

En disséquant le SLS, l'ICPS se trouve juste en dessous de la capsule Orion, au sommet du lanceur. C’est un système basé sur un mélange d'hydrogène et d’oxygène liquide. Pour la première mission conjointe Orion / SLS appelée EM-1, l'ICPS fournira à Orion la poussée nécessaire pour naviguer au-delà de la Lune avant son retour sur Terre. Mais plus tard, pour les missions de longue durée dans l'espace lointain, cet étage intérimaire sera remplacé par un étage supérieur plus puissant, nécessaire pour aller plus loin vers un astéroïde et finalement sur Mars.

Pour cet ICPS, Boeing va modifier l’actuel deuxième étage de sa Delta, utilisé sur la famille des lanceurs Delta IV d’United Launch Alliance. Il sera alimenté par un moteur Aerojet RocketDyne RL-10B2 – moteur déjà utilisé sur ces lanceurs.

« Le deuxième étage cryogénique de Boeing devra subir des modifications relativement mineures afin d’être entièrement conforme aux exigences du SLS, ce qui devraient nous permettre de tenir le calendrier prévu pour les deux premiers vols EM-1 et EM-2» a déclaré Chris Calfee, chef de projet ICPS au Marshall Space Flight Center à Huntsville en Alabama. Le centre Marshall gère le programme SLS pour la NASA.

Ces modifications comprennent l'allongement du réservoir d'hydrogène liquide, l’ajout de réservoirs d'hydrazine pour le contrôle d'attitude et quelques modifications d’avionique mineures pour répondre aux paramètres de conception et aux caractéristiques de performance exigés par la NASA pour atteindre les objectifs de vol.

« L'abordabilité est la clé quand une fusée aussi grande et puissante que le SLS est nécessaire pour une exploration durable de l'espace profond » a déclaré Steve Creech, directeur adjoint du programme SLS pour la stratégie et les partenariats au centre Marshall. « En utilisant le matériel et les technologies existantes, nous visons à créer un véhicule polyvalent qui pourra démontrer les capacités de ce système flexible pour les objectifs des premières missions. »

Le plan de référence de la NASA est d'utiliser un premier ICPS pour la mission EM-1, mission sans équipage, avec une option pour un deuxième qui pourrait être utilisé pour la mission EM-2, cette fois avec un équipage à bord.

Ci-dessous, concept d'artiste du vaisseau Orion. L'ICPS mènera Orion à la bonne altitude et sur la bonne trajectoire nécessaires pour un voyage autour de la Lune afin de vérifier les systèmes vitaux au cours des premiers vols d'essai.

L'ICPS (Interim Cryogenic Propulsion Stage)
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La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.

15 Octobre 2014 , Rédigé par De Martino Alain

Le LAS maintenant posé et fixé, les 4 panneaux en forme d'ogive qui protègent le module d'équipage du bruit et des vibrations en "lissant" l'air pendant la phase ascensionnelle sont maintenant installés autour de l'engin... juste en-dessous de la tour d'éjection.

La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
La dernière opération d'assemblage d’Orion est terminée.
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Orion: l'épreuve du feu.

8 Octobre 2014 , Rédigé par De Martino Alain

Publiée lé 8 octobre, une nouvelle vidéo de la NASA met en scène le premier voyage du vaisseau spatial Orion, de son lancement par une Delta IV Heavy à son amerrissage.

Bon vol ...

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Positionnement du LAS sur Orion.

4 Octobre 2014 , Rédigé par De Martino Alain

3 Octobre: Dans le Launch Abort System Facility (LASF), le LAS est positionné à l'aide d'une grue au-dessus du module d'équipage et de service au Centre Spatial Kennedy en préparation de l'accouplement avec la Delta IV Heavy mi-novembre. Il est conçu pour s'activer en quelques millisecondes et extraire le module de l'équipage en cas d'urgence.

Lors du vol du 4 décembre, les ingénieurs pourront, entres autres, vérifier le bon fonctionnement de son moteur de largage qui le sépare du module d'équipage.

Positionnement du LAS sur Orion.
Positionnement du LAS sur Orion.
Positionnement du LAS sur Orion.
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Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.

2 Octobre 2014 , Rédigé par De Martino Alain

Après 2 jours de report dû à des pluies abondantes, la météo a finalement permis à l'équipe d’United Launch Alliance de se préparer à transférer la fusée Delta IV Heavy qui emportera Orion pour son premier vol en décembre.

Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.

Mercredi matin vers 10h en Floride, le lanceur a donc été déplacé du hangar HIF (Horizontal Integration Facility) au portique de service de la zone de lancement 37.

Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.

A partir de maintenant et jusqu'au lancement, les techniciens vont se concentrer sur le traitement final, les tests et les vérifications de la Delta. Ils effectueront également une répétition fidèle de la mise sous tension des boosters et du chargement des réservoirs en carburant et comburant.

Mark Geyer gestionnaire du programme Orion pour la NASA a déclaré à l’occasion que le vaisseau spatial Orion, construit par l'entrepreneur principal Lockheed Martin, sera transporté vers pas de tir aux alentours des 10 ou 11 novembre. Dès lors, il sera hissé au sommet de la Delta IV et connecté par la base de son module de service.

Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.
Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.

Au-delà des ruines du complexe de lancement 34, où trois astronautes sont morts dans l'incendie d'Apollo 1, la NASA pointe le regard vers l'avenir à travers le Space Launch Complex 37.

Roll-out de la Delta IV vers son pas de tir.

Ci-dessous, la vidéo de l'érection de la Delta.

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ATK réalise un essai de l'allumeur du moteur du LAS.

1 Octobre 2014 , Rédigé par De Martino Alain

La NASA et ATK ont, avec succès, accompli un test statique de l’allumeur du moteur d'abandon du Launch Abord System (LAS). Réalisé dans l’usine d'ATK à Promontoire dans l’Utah, ce test est un pas de plus vers la qualification de l'allumeur électronique avant sa mise en production.

L’allumeur électronique permet au moteur du LAS de s'activer en quelques millisecondes emportant avec lui le module d'équipage avec une accélération de 10G.

« En tant qu’ancien astronaute, je comprends à quel point le moteur d'abandon participe à la sécurité de ceux volant à bord d’Orion » a dit Charlie Precourt, vice-président et directeur de la division lancement spatial d'ATK. « ATK travaille avec les normes les plus élevées pour garantir les délais et la sécurité de ce moteur. »

Pour ce test de qualification, les techniciens ont exposé l'allumeur à des vibrations et températures extrêmement élevées pour simuler certaines conditions de vol. L'année prochaine, l'allumeur électronique subira une épreuve de qualification semblable mais à une température extrêmement froide. Des tests précédents ont eu pour but de contrôler la performance de l’allumeur par rapport aux modèles analytiques avant un test statique sur le Pad Abort -1 et un lancement réel du LAS dans l’atmosphère.

« Nos employés ont fait un travail exceptionnel sur la maturation du moteur en réalisant avec succès plusieurs tests de qualification cet été » a ajouté Precour.

L’importante étape suivante sera la « Critical Design Review » (Revue critique de conception), programmée pour l'été 2015.

ATK réalise un essai de l'allumeur du moteur du LAS.

Les réservoirs à carburant du SLS ont commencé à être soudés au Vertical Assembly Center du Michoud Assembly Center à la Nouvelle-Orléans la semaine dernière, pendant que la NASA se prépare à un essai de mise à feu du moteur RS-25 vers la fin de l'année au Centre spatial Stennis près de Bay St. Louis dans le Mississippi.

Un tir statique de booster du SLS - Moteur de Qualification 1 (QM-1) est aussi planifiée pour le début de 2015 chez ATK dans l’Utah.

Mais puisque que le vol d'essai EFT-1 ne sera pas habité et le que moteur d'extraction de la capsule ainsi que les moteurs de contrôle d'attitude ne sont pas nécessaires, le seul moteur actif du LAS sera celui d’abandon, c’est-à-dire celui qui sépare le LAS du vaisseau Orion.

Le lanceur SLS et le programme Orion sont soutenus par un réseau de centaines de fournisseurs de 47 états différents. ATK a, quant à lui, 29 fournisseurs clés pour les boosters du SLS à travers 16 états : Alabama, Arizona, Californie, Connecticut, Indiana, Kentucky, Massachusetts, Minnesota, New Jersey, New York, Caroline Nord, Ohio, Pennsylvanie, Texas, Utah et Wisconsin.

Avec SLS et Orion, ATK entreprend une mission sur plus de cinq décades à pousser ses limites. Mais certaines informations présentées dans cet article constituent des énoncés prospectifs au sens de la loi « Private Securities Litigation Reform » de 1995 : bien qu’ATK estime que les attentes reflétées dans ces énoncés reposent sur des hypothèses raisonnables, elle ne peut donner aucune assurance que ses attentes seront atteintes. L'information prospective est assujettie à certains risques, tendances et incertitudes qui pourraient entraîner des résultats réels sensiblement différents, dus aux changements dans les dépenses gouvernementales, les politiques budgétaires, les stratégies d'approvisionnement des produits etc…

Ci-dessous, la vidéo du test réalisé.

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