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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

Artemis 1 complet

22 Juillet 2019 , Rédigé par De Martino Alain

Le vice-président Mike Pence s’est rendu samedi 20 juillet dans le Neil Armstrong Operations and Checkout Building en Floride pour commémorer le 50e anniversaire de l’atterrissage d’Apollo 11 sur la Lune et a annoncé l'achèvement du vaisseau spatial Orion pour la première mission lunaire Artemis.


Il était accompagné de Ron DeSantis, gouverneur de la Floride, Jim Bridenstine, administrateur de la NASA, Buzz Aldrin, pilote du module lunaire d'Apollo 11, Robert Cabana, directeur du Kennedy Center, Marillyn Hewson, PDG de Lockheed Martin et Rick Armstrong, fils de Neil.


Maintenant que les deux modules sont assemblés, les ingénieurs vont installer un panneau de protection thermique sur le vaisseau spatial et le préparer pour un vol en septembre à l'intérieur du Super Guppy à destination de Plum Brook Station à Sandusky, dans l'Ohio. Les tests effectués à Plum Brook permettront de s'assurer que les modules ainsi réunis peuvent résister à l'environnement de l'espace lointain.


Une fois les essais terminés dans l’Ohio, l’engin spatial sera renvoyé au Kennedy Space Center pour traitement final et inspections. Ensuite, les équipes alimenteront en fluides l’engin spatial et le transporteront dans l’emblématique Vehicle Assembly Building du KSC pour l’intégrer au SLS avant de le déployer sur le Launch Pad 39B pour le lancement d’Artemis 1.

Artemis 1 complet
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Le module de service européen 2 (ESM-2)

10 Juillet 2019 , Rédigé par De Martino Alain

ESM-2, le deuxième module de service européen mènera des hommes vers la Lune, environ cinquante ans après que l’être humain ait atterri pour la première fois à sa surface.

En plein montage chez Airbus, à Brême, l'ESM-2 est le « moteur » du vaisseau Orion qui effectuera sa deuxième mission et la première avec un équipage. La mission s'appelle Artemis 2 et son lancement est prévu pour 2022.

Chaque câble qui apparaît  dans cette structure doit être correctement connecté et configuré pour que les systèmes qui fournissent l’énergie, la propulsion, l’oxygène et le chauffage assurent la sécurité du vaisseau spatial et de son équipage de quatre personnes autour de la Lune et lors du retour.

Les propulseurs auxiliaires récemment installés sont partiellement visibles en bas du module de service. Ces derniers, ainsi que deux autres types de moteurs, conduiront Orion vers sa destination.

Le moteur principal est un moteur du système de manœuvre orbital de la navette spatiale réutilisé qui a déjà volé dans l'espace. Les huit propulseurs auxiliaires entrent en secours de ce moteur principal et apportent des corrections d’orbite.

Enfin, 24 moteurs plus petits regroupés dans six modules permettent un contrôle d’attitude. En position fixe, ils peuvent être déclenchés individuellement pour déplacer le vaisseau spatial dans différentes directions et le faire pivoter dans n’importe quelle position.

ESM-2 devrait être achevé et livré à la NASA en 2020.

Le module de service européen 2 (ESM-2)

Le premier module de service européen est arrivé au Kennedy Space Center en Floride en octobre 2018. Il a depuis été couplé avec l'adaptateur de module d'équipage et le module d'équipage. Le trio subit actuellement des tests thermiques et d'équilibre à Plum Brook station dans l'Ohio durant tout l’été.

Le récent test d'abandon du lancement, qui a fait ses preuves et qui a prouvé que le système pouvait mettre les astronautes en sécurité en cas d'anomalie de lancement, a marqué une nouvelle étape importante pour la première mission d'exploration d'Orion (Artemis 1).

Artemis 1 qualifiera les performances du vaisseau spatial. Orion effectuera un survol de la Lune, utilisant la gravité lunaire pour gagner de la vitesse et se propulser à 70 000 km au-delà de la Lune, à près d'un demi-million de km de la Terre, plus loin que tout être humain n'ait jamais allé.

Artemis 2 suivra une trajectoire de vol similaire mais avec un équipage de quatre astronautes.

Via ESA / AirbusSpace.

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Tests du Mobil Launcher sur son pas de tir

4 Juillet 2019 , Rédigé par De Martino Alain

Le 27 juin 2019, le Mobil Launcher (ML) a effectué son dernier voyage en solo vers le Launch Pad 39B du Kennedy Space Center pour ses derniers tests avant le prochain lancement du Space Launch System (SLS) et d’Orion lors de la mission Artemis 1.

Le ML, placé sur le crawler-transporter 2 (le transporteur à chenilles), a effectué le trajet de 10 heures jusqu’à la plateforme depuis le Vehicle Assembly Building (VAB) du port spatial de la Floride, où il était testé depuis l’automne dernier.

Ces essais ont consisté à vérifier le pivotement des bras ombilicaux, les systèmes de contrôle de l’environnement et l’hydraulique, l’azote et l’hélium ainsi que des tests électriques pour s’assurer que les commandes envoyées du Centre de contrôle de lancement communiquent correctement avec les équipements de soutien-sol et les ombilicaux.

Avec ses 115 mètres de haut, le ML contient toutes les lignes de connexion (ombilicaux) et les équipements de soutien-sol qui fourniront au SLS et à Orion l'énergie, les communications, le carburant et le liquide de refroidissement nécessaires au lancement.

Le ML maintenant installé sur son aire de lancement, certains des tests finaux vont pouvoir débuter comme celui du débit d’eau protégeant le lanceur, Orion, le ML et la rampe de lancement contre la surpression, la température et le bruit ambiant. Les tests évalueront également le fonctionnement des flux cryogéniques pour le combustible ultra-froid et les systèmes électriques et ombilicaux.

« Un test important à venir consistera à faire pivoter simultanément les trois ombilicaux sur le lanceur mobile. C’est la première fois que ces trois bras bougeront ensemble, exactement comme lors du lancement », a déclaré Cliff Lanham, chef de projet principal du ML au KSC.

Ces trois bras sont les ombilicaux de l’inter-réservoir du core central (core stage intertank umbilical - CSITU), de la jupe avant du core central (core stage forward skirt - CSFSU) et celui de l’interim cryogenic propulsion stage (ICPSU). Les deux premiers fournissent l’énergie et l’air nécessaire pour purger les lignes du SLS. Le troisième, l'ombilical de l'ICPS, fournit les ergols cryogéniques (hydrogène et oxygène liquides sur-refroidis) en plus d'alimenter et de purger l'air de l'ICPS, qui fournira la puissance et la propulsion nécessaires pour envoyer Orion vers la Lune et en revenir.

Tests du Mobil Launcher sur son pas de tir

Une fois les derniers tests terminés sur le pad, qui sont prévus pour la fin septembre, le lanceur mobile reviendra au VAB pour des tests mineurs avant l’installation du SLS et d’Orion. Et une fois le lanceur érigé sur le ML, celui-ci se rendra de nouveau sur le pad 39B pour une dernière répétition avant le lancement.

Tests du Mobil Launcher sur son pas de tir
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Succès de la mission AA-2

2 Juillet 2019 , Rédigé par De Martino Alain

La NASA a démontré avec succès que le système d'interruption au lancement du vaisseau spatial Orion pouvait distancer une fusée lancée à grande vitesse et ramener les astronautes en toute sécurité lors  d’une urgence au cours du lancement.

 

Au cours de ce test d'environ trois minutes, appelé Ascent Abort-2 , une version d'essai du module d'équipage Orion a été lancée à 11h00 UTC du Space Launch Complex 46 situé sur la base aérienne de Cape Canaveral en Floride par un missile Peacekeeper modifié acheté à l'US Air Force et construit par Northrop Grumman.

 

L’Ascent Abort test-2 constitue un nouveau jalon dans la préparation de la NASA aux missions Artemis vers et sur la Lune, qui conduiront à des missions d'astronautes sur Mars. 

 

Orion a atteint une altitude d’environ 10 km, point auquel il était soumis à des conditions aérodynamiques très stressantes. La séquence d'abandon s'est déclenchée et, en quelques millisecondes, le moteur d'abandon s'est déclenché pour éloigner le module d'équipage de la fusée. Son moteur de contrôle d'attitude a retourné l'extrémité de la capsule pour l'orienter correctement, puis le moteur de largage a été mis à feu, libérant le module d'équipage en vue de la plongée dans l'océan Atlantique.

 

Une équipe a rassemblé les 12 enregistreurs de données qui ont été éjectés lors de la descente de la capsule de test. L'analyse des informations fournira un aperçu des performances du système d'abandon.

Une des rares photos de la plongée de la capsule Orion et du booster dans l'Océan Atlantique... (Photo Mike Deep @mike_deep)

Une des rares photos de la plongée de la capsule Orion et du booster dans l'Océan Atlantique... (Photo Mike Deep @mike_deep)

...Et du LAS qui retombe. (Photo James Rainier).

...Et du LAS qui retombe. (Photo James Rainier).

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