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artemis 1

Les travaux se terminent sur le SLS Artemis 1

14 Mai 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Après avoir resserré des boulons de bride sur la tour de service qui ont causé une fuite d’hydrogène lors de la première WDR, les ingénieurs du KSC se sont assurés que les joints de ces boulons ne se détendront plus et que le système restera hermétiquement fermé pendant le chargement du propergol. Par mesure de précaution, les équipes ont également changé l’emplacement d'un filtre sur l'ombilical de la tour, qui sert à filtrer tous les contaminants de l'hélium gazeux - un gaz de purge - qui circule dans la ligne d'assistance au drainage. Aucune fuite n’a été détectée sur ce filtre mais, par précaution, il a quand même été déplacé. 

De plus, après avoir remplacé le clapet anti-retour d'hélium sur l’interim cryogenic propulsion stage (ICPS), les ingénieurs ont trouvé un joint torique en caoutchouc endommagé sur le « quick disconnect » - le mécanisme qui sépare l'ICPS de la tour de service mobile pendant le lancement. Ce joint s'est relâché et est entré dans la vanne, empêchant cette dernière de se fermer correctement. Les équipes ont démonté les côtés vol et sol du système de déconnexion rapide et remplacé le matériel de support qui se trouvait en aval du clapet anti-retour. Des travaux sont en cours pour déterminer la cause fondamentale du problème afin d'éviter toute récidive. Ensuite, les équipes repressuriseront le système et testeront le matériel remplacé sur l'étage supérieur.

Par ailleurs, le fournisseur d'azote gazeux au niveau du pas de tir a achevé la mise à niveau de ses installations. Les ingénieurs testeront le système la semaine prochaine pour s'assurer qu'il est prêt à soutenir les opérations de chargement en combustible. Pendant la WDR et le lancement, les équipes pompent de l'azote gazeux dans des structures sèches pour protéger l'avionique durant le chargement des ergols.

Les équipes ont également effectué des travaux supplémentaires, tels que l'inspection du vaisseau spatial Orion sur d’éventuels dégâts qu’il aurait pu subir lors du violent orage qui s’est produit lors de la première WDR. Les équipes ont pu déterminé qu'il n'y avait aucun dommage sur les systèmes situés à l'intérieur de la capsule, ont poursuivi les inspections et terminé d'autres travaux avant de rétracter les plates-formes à l'intérieur du bâtiment d'assemblage des véhicules (VAB) pour se préparer à ramener le SLS et Orion sur la rampe de lancement. 

La NASA annoncera les dates de déploiement sur le pad et la prochaine WDR une fois que les travaux à l'intérieur du VAB et que les tests sur le système d'azote seront presque terminés.

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Artemis 1 se prépare pour son retour vers la rampe de lancement

7 Mai 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Depuis son retour au bâtiment d'assemblage de véhicules, les équipes des systèmes-sol ont travaillé pour préparer le SLS Artemis 1 et le vaisseau spatial Orion afin de revenir au Launch Pad 39B fin mai et y terminer le test de répétition générale (WDR) durant les 15 premiers jours du mois de juin.

À l'intérieur du VAB du Kennedy Space Center de la NASA, les ingénieurs ont remplacé un clapet anti -retour d’hélium défectueux dans le deuxième étage ICPS qui a été identifié après la deuxième tentative de répétition. Les ingénieurs ont inspecté cette valve et ont trouvé un petit morceau de caoutchouc l’empêchant de s’obturer correctement. Les équipes ont étudié les sources possibles du débris, mais n'ont constaté aucun problème avec la vanne elle-même et prévoient de tester celle nouvellement installée plus tard dans la semaine afin de confirmer qu'elle fonctionne comme prévu.

Les ingénieurs ont également effectué des tests pour résoudre une fuite d'hydrogène sur l'un des deux ombilicaux de la tour de service entre le lanceur mobile et la fusée. Ces ombilicaux fournissent les combustibles d'oxygène et d'hydrogène liquides, ainsi que les connexions électriques du lanceur mobile à l'étage central de la fusée pendant le compte à rebours du lancement. Les équipes ont aussi effectué des contrôles d'étanchéité sur tous les joints et resserré plusieurs boulons de bride, ou attaches qui agissent comme une rondelle pour augmenter la résistance à la compression et qui peuvent se desserrer avec le temps, étant la source la plus probable de la fuite. Elles ont resserré les boulons des brides sur les ombilicaux inter-réservoirs d'hydrogène liquide, d'oxygène liquide et de l'étage central. Les ingénieurs n'ont pas détecté de fuites lors des tests ultérieurs à température ambiante et continueront de les surveiller lors du chargement des combustibles super froids sur la rampe de lancement.

De son côté, le fournisseur d'azote gazeux pour les opérations pendant le ravitaillement modernise également ses installations pour répondre aux exigences de la prochaine tentative de répétition générale et du lancement d'Artemis 1. Les équipes sont sur la bonne voie pour terminer les travaux en début de semaine prochaine, suivis de tests pour s'assurer que le système est prêt pour le remplissage. En effet, lors de l'essai, les équipes pompent de l'azote gazeux dans des structures sèches pour protéger l'avionique lors du chargement des ergols.

Une fois tous ces travaux majeurs terminés, les techniciens rétracteront les plates-formes de travail dans le VAB et prépareront le SLS et Orion pour leur deuxième voyage vers la rampe de lancement. La NASA annoncera les dates réelles de déploiement sur le pad et la prochaine tentative de WDR une fois les travaux presque terminés à l'intérieur du VAB.

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Retour au VAB pour le SLS Artemis 1

26 Avril 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Vers 10h00 UTC ce mardi 26 avril, le Space Launch System (SLS) de la NASA et son vaisseau spatial Orion pour la mission Artemis 1 sont arrivés au bâtiment d'assemblage des véhicules (VAB) du Kennedy Space Center après un voyage d’environ 10 heures depuis la rampe de lancement 39B qui a débuté à 21h54 UTC lundi 25 avril.

Une fois le bras d’accès de l’équipage rétracté et positionné sur la côté de la tour mobile, les équipes au sol se sont présentées à leurs stations de travail à 17 h 30 UTC lundi 25 afin de débuter les derniers préparatifs pour que le SLS Artemis 1 quitte la rampe de lancement 39B et retourne au VAB. Mais ce n’est que vers 23h30 UTC, suite à un léger problème avec le bras d’accès, que le crawler transporter a soulevé l’ensemble SLS/tour mobile et vers 00h00 UTC a débuté son lent trajet vers le VAB.

Près de sept heures plus tard, la fusée lunaire s'approchait du bâtiment d'assemblage des véhicules.

Retour au VAB pour le SLS Artemis 1

Après une pause pour permettre au bras d'accès de l'équipage de s'étendre de nouveau à côté du vaisseau spatial Orion, le crawler transporter a repris son mouvement, se dirigeant lentement vers la High Bay 3, à l'intérieur du VAB.

Retour au VAB pour le SLS Artemis 1

Une fois en position à l'intérieur de la grande baie, le système de levage et de mise à niveau du crawler transporter a abaissé la plate-forme de lancement mobile sur des socles et le SLS fut officiellement de retour dans son hangar.

Au cours des prochains jours, l'équipe étendra les plates-formes de travail pour permettre l'accès au SLS et Orion. Et dans les semaines à venir, les techniciens et ingénieurs travailleront sur le remplacement d'un clapet anti-retour défectueux sur l'étage supérieur ICPS, résoudront le problème de la petite fuite en bas de la tour de service mobile, effectueront des vérifications supplémentaires tandis que le fournisseur d'azote gazeux apportera des améliorations sur la configuration de leur pipeline au niveau du pas de tir, avant de retourner vers la rampe de lancement pour la prochaine tentative de répétition du compte à rebours.

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Déroulement du WDR d’Artemis 1

3 Avril 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Aux alentours de 21h00 UTC le 1er avril, soit l’heure H - 45h et 40mn avant le T0 fictif du compte à rebours, l'équipe de lancement est arrivée sur leurs stations de travail à l'intérieur du Launch Control Center du Kennedy Space Center de la NASA en Floride.

Mais avant cet «appel aux stations», le 31 mars, l'équipe au sol a effectué plusieurs activités, notamment la fermeture de l'écoutille du module d'équipage Orion et la vérification d’éventuelles fuites. Les techniciens ont ensuite fermé l'écoutille du système d'abandon LAS et mené les activités finales de lancement dans la salle blanche située à l’extrémité du bras d’accès entre Orion et la tour mobile. Cela terminé, Orion a été mis sous tension et y restera pendant toute la durée du test.

Au cours de la journée du 1er avril, les équipes ont rempli le système d’atténuation du son avec de l'eau au niveau de la rampe de lancement, utilisé pour amortir et absorber l'énergie acoustique lors du décollage. Même si les moteurs du système de lancement spatial ne se déclencheront pas lors de ce test, les équipes s'entraînent à effectuer ces opérations comme elles le feraient lors d’un lancement réel.

Pendant la nuit, les équipes ont chargé les batteries de l'étage central du SLS et configuré les systèmes au sol pour alimenter l'étage, puis purgé et retiré les conduites vers les moteurs RS-25. 

Vers 7h00 UTC le 2 avril (H - 35h et 20mn), l'équipe de contrôle de lancement a mis sous tension l’étage central du lanceur, puis chargé les batteries de vol d'Orion, effectué les derniers préparatifs sur les bras ombilicaux, la visite finale de pré-lancement et la mise en place des déflecteurs de flamme latéraux sur le carnau. 

Malheureusement, lors de cette phase, les ingénieurs ont pu confirmer qu'il y avait eu quatre coups de foudre sur les tours paratonnerre, au nombre de trois dans le périmètre du pas de tir 39B, chacune surmontée d'un mat en fibre de verre et de conducteurs de descente conçus pour détourner la foudre du lanceur et de sa tour de service. Ils ont déterminé que les trois premières frappes étaient de faible intensité sur la tour deux et ont examiné les données de la quatrième frappe, plus intense, qui a heurté le fil caténaire reliant les 3 tours. Au moment des frappes, Orion et l'étage central du SLS étaient déjà sous tension, contrairement aux propulseurs solides et à l'étage intermédiaire de propulsion cryogénique (ICPS). Grâce à l'ensemble de capteurs au sol et sur la tour de service, les équipes n’ont détecté aucune contrainte pour poursuivre le calendrier du compte à rebours comme prévu et ont poursuivi les procédures d’alimentation durant la nuit.

Le 3 avril vers 10h45 UTC (H - 7h et 20mn), le directeur du lancement et le responsable de l'équipe de lancement donnent leur "go" pour débuter le remplissage des réservoirs. Vers 15h00 UTC, la Nasa annonce l'heure cible du T0 pour 22h10 UTC mais l'annule quelques temps plus tard suite à un problème sur les ventilateurs principaux et redondants d'azote de la tour mobile, nécessaires pour fournir une pression positive aux zones closes de la tour et ainsi empêcher tout gaz dangereux d'y pénétrer. A ce moment, le remplissage en ergols est annulé ainsi que la suite du compte à rebours pour la journée.

4 avril. Après la panne mineure résolue au niveau de l'approvisionnement en azote gazeux, le chargement "lent" en oxygène liquide (LOX) du lanceur débute un peu avant 15h00 UTC à H - 6h et 40mn, ceci afin de conditionner thermiquement les canalisations avant le chargement en LOX de l'étage central du SLS qui aurait du débuté à H - 5h et 55mn. Mais vers 16h00 UTC, la NASA déclare que l'équipe de lancement s'est heurtée à une mauvaise limite de température instaurée par l'ordinateur de bord pour l'oxygène liquide, empêchant son apport dans les réservoirs et bloquant la procédure. 

Vers 19h30 UTC, le remplissage "rapide" en LOX débute enfin, suivi du chargement en hydrogène liquide (LH2), mais est de suite stoppé à cause d'une soupape de ventilation récalcitrante au niveau 160 (en pieds) de la tour mobile pour le LH2. Le test est de nouveau annulé pour la journée et le LOX déjà présent, vidé du réservoir du SLS. Le compte à rebours est remis à H - 43 heures et il faudra sans doute plusieurs jours avant la reprise du test...

Photo : Nathan Barker

5 avril. Lors du 37ème Space Symposium, il est décidé, avant de reprendre les essais, d'attendre le lancement de la mission privée Axiom-1 de SpaceX à destination de la Station spatiale internationale, qui doit décoller le 8 avril du pas de tir 39A, situé à proximité du 39B. Cela n'empêche pas les ingénieurs et techniciens présents sur site de remédier aux différents problèmes rencontrés jusqu'alors dont un défaut de maintient de purge d'hélium sur le moteur RL10 de l'étage supérieur ICPS, suite à une fuite d'admission en hélium sur la tour mobile.

9 avril. La Nasa avait prévu une reprise des essais dès le samedi 9 avril, mais ses plans ont été annulés après la réunion du vendredi 8.  Le compte à rebours fictif n'est désormais prévu qu'au plus tôt mardi 12 avril avec un T0 simulé pour le jeudi 14. Et suite aux déboires de l'ICPS, seul l'étage principal sera rempli, puis le SLS sera renvoyé au VAB pour y être réparé. 

11 avril. La Nasa confirme des opérations minimales sur l'ICPS (uniquement des opérations de refroidissement), pour se concentrer sur l'étage central, à partir du 12 avril, avec un T0  le jeudi 14 à 18H40 UTC. La fuite d'admission en hélium sur la tour a obligé la purge des réservoirs COPV de l'ICPS afin d'y remédier. Lors de la repressurisation, une soupape anti-retour sur l'ICPS n'a pas fonctionné et elle est inaccessible sur le pas de tir. C'est donc pour cette raison que LOX et LH2 ne feront que circuler dans les lignes de transfert et les canalisations de l'ICPS, sans chargement des réservoirs. Aucune données cryogénique, sauf celles d'éventuelles fuites, ne sera donc disponible pour cet étage. Mais seuls 3 points critiques sur un total de 75 ne seront donc pas obtenus.

C'est le 12 avril vers 21h00 UTC que le 2ème «appel aux stations» est intervenu. Le compte à rebours a débuté 30 minutes plus tard avec un T0 à H - 45 heures et 10 minutes. 

13 avril. Pendant la nuit, les contrôleurs de lancement ont mis sous tension le vaisseau spatial Orion et l'étage central du SLS. Les liaisons de communication entre Orion et le centre de contrôle de mission du Johnson Space Center à Houston ont été vérifiées et les préparatifs sur les quatre moteurs RS-25, qui ne seront pas allumés pendant la répétition générale, se sont poursuivis.

14 avril. En raison d'un nouveau problème de chargement en azote gazeux (LN2) qui sert à s'assurer que des gaz inflammables ne s'accumulent pas autour du véhicule pendant le chargement du LOX et du LH2, ce dernier a été suspendu, puis repris après que le problème, situé en bas de la tour de service, ait été résolu. Un nouveau T0 est donné pour 19h57 UTC. Le remplissage lent en LOX s'est correctement effectué mais lors de la transition vers le remplissage rapide, une augmentation de pression a déclenché un arrêt automatique, alors que le chargement en LH2 était lui aussi stoppé suite à une nouvelle fuite sur un ombilical. Le compte à rebours est arrêté à T - 10 minutes et ne bougera plus. Dans la nuit, les réservoirs sont vidés. 

Le 17 avril, la nécessité de faire intervenir une entreprise externe pour résoudre le problème de LN2 qui perdure, permet à la Nasa de renvoyer le SLS dans le VAB afin d'intervenir sur le clapet anti-retour défectueux de l'ICPS et de régler la petite fuite sur l'ombilical de la tour de service. Une nouvelle date pour le WDR sera décidée ultérieurement.

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« Go » pour la WDR d’Artemis 1 !

30 Mars 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Lors de l’examen pré-test du 28 mars, la NASA a donné son "go" pour procéder à la WDR, la répétition du compte à rebours avant lancement avec les ergols chargés dans le lanceur, prévue du 1er au 3 avril. Ce test d'environ deux jours permettra à l'équipe de lancement d'Artemis d'effectuer des opérations de chargement du propulseur dans les réservoirs de la fusée, d’effectuer un compte à rebours de lancement complet, de démontrer leur capacité à le stopper et le reprendre ainsi que de vidanger les réservoirs, afin de leur donner l'occasion de s'entraîner aux délais et procédures lors d’un lancement réel.

Pendant cette répétition, les contrôleurs arrêteront le compte à rebours à H-1 minutes et 30 secondes et feront une pause pour démontrer leur capacité de tenir pendant 3 minutes, puis le reprendront jusqu'à H - 33 secondes avant le lancement, et l’interrompront. Lors de la phase suivante, ils reviendront à H - 10 minutes et effectueront un deuxième compte à rebours jusqu'à environ H - 9,3 secondes avant de le stopper définitivement. Parfois appelés "scrub", les contrôleurs de lancement peuvent effectivement décider de ne pas procéder au lancement si un problème technique ou météo survient pendant ou avant le compte à rebours. 

À la fin du test, l'équipe vidangera les réservoirs pour vérifier et démontrer les procédures qui seraient utilisées lors d'une annulation de lancement. Après quoi, l'équipe examinera les données de test avant de fixer une date de lancement officielle.

La NASA fournira un flux vidéo en direct de la fusée et du vaisseau spatial sur la rampe de lancement à partir de 16h UTC le 1er avril sur la chaîne YouTube du Kennedy Newsroom.

« Go » pour la WDR d’Artemis 1 !
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Les essais se terminent avant le roll-out d’Artemis 1

20 Février 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Depuis le remplacement du contrôleur de moteur défectueux du RS-25 numéro quatre de l'étage central du SLS, la NASA et l'entrepreneur principal Aerojet Rocketdyne ont effectué une série de tests pour s'assurer que tous les moteurs et leurs contrôleurs associés sont prêts à soutenir la mission Artemis 1. Ces derniers ont fonctionné comme prévu lors de leur mise sous tension.

Après qu’Aerojet Rocketdyne et le fabricant des contrôleurs de vol aient effectué de nombreux essais sur ce contrôleur défectueux du moteur quatre, ils ont réussi à déterminer que la cause était une puce mémoire déficiente. Ce matériel est utilisé uniquement pendant la séquence de démarrage du contrôleur et n'a aucun impact sur ses opérations au-delà de ce point. Il n'y a aucune autre indication de puces défectueuses sur les trois autres moteurs, et donc aucune contrainte liée à la répétition générale ou au lancement prévu pour le mois de mars.

Les équipes du KSC terminent donc maintenant les tests de diagnostic pré-vol restants sur le SLS et les matériels, y compris les tests du système d’abandon au lancement et l'installation d'instruments sur les deux propulseurs à fusée solide, avant de transférer le lanceur et son vaisseau spatial vers le pas de tir 39B pour la première fois et pour les derniers contrôles avant le lancement. Cette épreuve, connue sous le nom de « Wet Dress Rehearsal », permettra à l'équipe de lancement, à travers les opérations de chargement en ergols dans les réservoirs de la fusée et le compte à rebours complet du lancement, de réaliser l’ultime essai avant le lancement réel.

Pendant le test sur la rampe de lancement, des ingénieurs seront présents au Launch Control Center et dans d'autres stations où ils travailleront pendant le lancement d'Artemis 1. Ils enregistreront autant de données que possible sur les performances de tous les systèmes faisant partie du SLS et du vaisseau spatial Orion ainsi que des systèmes au sol du KSC. La NASA fixera alors une date de lancement cible... si tout se déroule comme attendu…

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Test du Crew Access Arm

16 Janvier 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Le 11 janvier, des ingénieurs et techniciens d'Exploration Ground Systems (Systèmes d'exploration-sol) ont testé le fonctionnement du bras d’accès pour l’équipage (Crew Access Arm) en le positionnant puis le rétractant du vaisseau spatial Orion dans le cadre des travaux en amont de la répétition générale sur le pas de tir prévue pour fin février.

Le bras pivote à partir de sa position rétractée et s'interface avec le SLS à l'emplacement de l'écoutille d'Orion permettant l'entrée et la sortie du module d'équipage d'Orion pendant les opérations de maintenance dans le bâtiment d'assemblage de véhicules (VAB) et sur la rampe de lancement. Lors des missions habitées Artemis, le bras d'accès permet également l'entrée et la sortie des astronautes.

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L’imagerie sur Artemis 1

12 Janvier 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

L'imagerie est l'une des parties la plus importante de cette mission pour rapprocher le public du programme Artemis. Mais comment cela va-t-il fonctionner ?

L'avionique est l’ensemble des composants électriques ou des ordinateurs qui gèrent divers systèmes sur la capsule Orion. Elle est divisée en catégories, classée en différents groupes. Les principales catégories sont la gestion des commandes et des données qui contrôlent la capsule en elle-même. Puis il y a d'autres systèmes, notamment le guidage, la navigation et le contrôle qui aident à diriger le véhicule vers et depuis la Lune et enfin, la communication et le suivi. Bien évidement, tous ces composants majeurs nécessitent une alimentation électrique pour fonctionner.

Le système d'imagerie ou système vidéo fait partie du système de commande, de communication et de suivi. Et l’un des aspects importants d'un système d'imagerie sont ses caméras. Il y en a trois grands groupes différents, installés sur le véhicule : Celles à l’extérieur, à l’intérieur et les « SAW ».

Les caméras externes sont principalement utilisées pour les objectifs de tests en vol lors des phases critiques afin de s’assurer que tout fonctionne correctement, que le véhicule réagit convenablement et qu'il n'y a rien d'inattendu.

Les caméras appelées « SAW », au nombre de quatre et connectées en Wi-Fi, sont fixées sur les extrémités des panneaux solaires d’Orion et permettront de scruter la capsule sous différents angles. Le fait de faire pivoter les panneaux solaires permettra d’obtenir une perspective de vue différente à chaque mouvement. Comme il y a beaucoup d'interférences et beaucoup d'angles différents vers lesquels celles-ci vont pointer, cela permettra de mesurer et évaluer la force du signal de ces caméras afin de déterminer comment cela peut affecter l'imagerie. Toutes ces caméras enregistreront des données, beaucoup d'entre elles seront en streaming.

Il y a aussi trois caméras internes. L'une d'elle pointe directement vers l’extrémité haute de la capsule par la fenêtre de la trappe d’entrée du vaisseau afin de visualiser le système d'abandon au lancement lors de sa séparation. Une autre est positionnée derrière les sièges où l'équipage sera plus tard assis, pointant vers la cabine pour donner une perspective visuelle de ce que les astronautes verront lors d’Artemis 2. Enfin, une dernière sera aussi braquée vers l’extérieur, par le hublot, pour donner une autre perspective de la vue depuis la capsule Orion.

Avant de revenir et de redescendre sur Terre, la partie inférieure de la capsule doit se séparer de l'adaptateur de module d'équipage - situé entre Orion et l’ESM - qui permet entre autres la connectivité des caméras SAW. Une caméra, dirigée vers le bas, permettra de vérifier qu'il n'y a pas eu de défauts ou de déficiences lors de cette séparation, qu’aucun débris n’a heurté le fond de la capsule de telle sorte qu’à l'amerrissage il n’y ait aucun risque ni aucune inquiétude à avoir. Il est donc essentiel de collecter ces informations lors de cette mission sans pilote pour s'assurer que tout sera prêt pour les futures missions en équipage. L’autre but de cette caméra sera de filmer toutes les phases de séparation après le lancement et l’éjection du carénage de protection ainsi que le fonctionnement des caméras SAW fixées sur les panneaux solaires lors du voyage.

Un autre type de caméra installée est celle appelée « OpNAV ». En cas de perte de communication avec le sol, elle aura pour rôle de prendre le relais pour assurer la sécurité du véhicule et le ramener sur Terre. Elle est indépendante du système d'imagerie d’Orion et du système vidéo en lui-même. Elle collecte des données, des images, mais est utilisée en interne - ce n'est pas une liaison descendante, cela ne fait pas partie du programme d'imagerie lui-même. Elle est principalement utilisée pour aider à déterminer où se situe le vaisseau dans l'espace pour l’aider à revenir.

Enfin, d’autres cameras, à grande vitesse celles-là et en extérieur, appelées « forebay camera », pointeront vers le haut et auront pour objectif de filmer toute la chronologie de déploiement des parachutes. Elles ne sont pas connectées mais indépendantes et les données enregistrées seront ensuite analysées pour s’assurer que tout a été nominal lors du retour sur Terre.

Beaucoup de ces images seront fournies en direct mais de résolution moindre, en partie dû à la taille de la capsule et du système de communication. Mais toutes seront enregistrées jusqu'à 4k à 30 images par seconde, en très haute résolution donc et stockées dans le véhicule.

Les principaux objectifs du système d'imagerie sont donc de capturer les données des tests en vol, de s’assurer qu’Orion est un véhicule sûr pour les futurs équipages, que toutes les phases de la mission planifiées fonctionnent comme prévu, et qu’aucun problème n'est survenu.

L’imagerie sur Artemis 1
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L'équipe de récupération en mer d'Orion est certifiée pour Artemis 1

11 Novembre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Après la réussite du neuvième test de récupération en mer au tout début de cette semaine, l'équipe « Atterrissage et Recouvrement » de la NASA est certifiée pour récupérer le vaisseau spatial Orion lors de la prochaine mission Artemis 1. Au cours de ce test d'une semaine à bord de l'USS John P. Murtha, l'équipe, combinée NASA - Ministère de la Défense (DoD), a atteint plusieurs objectifs, garantissant qu’elle sera prête à récupérer Orion après son voyage au-delà de la Lune. Elle a réalisé un profil complet, avec toutes les procédures de récupération du vaisseau spatial, aidée d’une maquette d’Orion qui simule la taille et la forme du vaisseau spatial.

URT-9 (Underway Recovery Test-9)

Dès qu'Orion amerrira dans le Pacifique après sa mission lunaire, une équipe de plongeurs, d'ingénieurs et de techniciens quittera le navire sur de petits bateaux et se dirigera vers le  vaisseau. Une fois là-bas, ils le sécuriseront et se prépareront à le remorquer vers le pont arrière du navire, connu sous le nom de « well-deck » (pont situé sous la ligne de flottaison). Pour s'assurer qu'Orion est stabilisé lorsqu'il est encore dans l'eau mais à l’intérieur du navire, les ingénieurs l'attacheront à un ensemble qui agit comme un moulinet de canne à pêche surdimensionné qui peut être ajusté pneumatiquement afin de l’arrimer.

En plus des équipes au sol et en bateau, des moyens aériens seront déployés pour surveiller Orion alors qu'il descend et amerrit lentement dans l'océan. Au cours des missions Artemis, la capsule voyagera à environ 40 000 km/h avant de ralentir à 500 km/h après être entrée dans l'atmosphère terrestre. Une fois les parachutes déployés, Orion ralentira à environ 30 km/h et planera au-dessus du Pacifique à environ 100 km au large des côtes de la Californie.

"C'était une mission à blanc et elle certifie toute notre équipe pour exécuter notre tâche de récupération", a déclaré Melissa Jones, NASA, Directrice de récupération basé à l’Exploration Ground Systems du Kennedy Space Center en Floride.

Le lancement de la mission Artemis 1 est prévu pour février 2022 depuis le complexe de lancement historique 39B du Kennedy Space Center en Floride. Première d'une série de missions de plus en plus complexes, Artemis 1 sera un essai en vol sans équipage du Space Launch System et du vaisseau spatial Orion, ouvrant la voie à de futures missions en équipage sur la Lune.

L'équipe de récupération de la NASA et du DoD à bord de l'USS John P. Murtha

L'équipe de récupération de la NASA et du DoD à bord de l'USS John P. Murtha

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Seulement 10 cubsats sur Artémis 1

4 Octobre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Avec l'accélération de la campagne de lancement d'Artemis 1, quatre des 14 CubeSats (Lunar Flashlight, CU-E 3 et les jumeaux Cislunar Explorers) ont raté leur fenêtre d'intégration après avoir rencontré des difficultés pour respecter le calendrier du lancement d'Artemis 1. 

Les satellites avaient déjà manqué leur première fenêtre d'intégration, mais en raison de retards dans les tests d'Artemis 1, ils ont reçu une seconde chance et devaient arriver au MPPF (Multi-Payload Processing Facility) du KSC le 26 septembre 2021 pour leur intégration dans l'adaptateur d'étage d’Orion, à l'origine prévu le 28 aux côtés du satellite BioSentinel. Selon des sources internes, ces quatre satellites ont été retirés du calendrier d'intégration tandis que BioSentinel, le seul autre CubeSat restant à être intégré, a été installé avec succès dans l'adaptateur, dans les délais.

L'adaptateur d’Orion devant maintenant arriver au VAB le lundi 4 octobre, avant son intégration le 7 octobre en vue de l'installation d'Orion, les quatre CubeSats doivent désormais trouver un autre trajet vers la Lune. 

L'OSA (Orion Stage Adapter) avec ses 10 cubsats

L'OSA (Orion Stage Adapter) avec ses 10 cubsats

Lunar Flashlight, le plus en vue des quatre satellites, est un CubeSat 6U conçu et exploité par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA en collaboration avec le Marshall Space Flight Center, Georgia Tech et l'UCLA. Sa mission était d'entrer en orbite lunaire afin de découvrir des dépôts de glace d'eau à l'aide d'un spectromètre infrarouge. 

Sélectionné par Advanced Exploration Systems de la NASA au début de 2015 pour voler sur Artemis I, Lunar Flashlight a enduré des mois de difficultés pour tenter de respecter son échéance en raison de son nouveau système de propulsion. Ce système, unique en son genre utilisant un nouveau carburant "vert" mis au point par l'Air Force Research Laboratory, dû être remis au centre Marshall pour être ravitaillé avant son lancement, ajoutant un délai supplémentaire au satellite pour son voyage du JPL au KSC.

Lunar Flashlight (concept)

Le deuxième CubeSat, Earth Escape Explorer (CU-E 3), est un autre CubeSat 6U développé par l'Université du Colorado de Boulder dans le cadre du défi CubeQuest de la NASA. La mission de CU-E était d'utiliser l’assistance gravitationnelle de la Lune afin d'entrer dans une orbite héliocentrique, en s'éloignant lentement de la Terre, dans le but de tester la technologie de communication de CubeSat à longue distance. À la fin de sa mission d'un an, le satellite était censé s’éloigner à près de 10 millions de kilomètres de la Terre.

La dernière mission à rater son lancement est Cislunar Explorers, une paire de CubeSats 3U développés par l'Université Cornell qui avait déjà été officiellement retirée du manifeste Artemis 1 mais s'était vu offrir une seconde chance en raison des retards d'intégration du SLS. La mission de la paire de satellites était de tester un nouveau système de propulsion basé sur l'électrolyse de l'eau, générant de l'hydrogène et de l'oxygène selon les besoins pour propulser le vaisseau spatial. Les deux satellites devaient utiliser leurs propulseurs pour entrer en orbite lunaire, en utilisant des caméras et des capteurs du commerce et de qualité amateur pour naviguer.

Les jumeaux Cislunar Explorers

Comment ces satellites atteindront la Lune après avoir raté Artémis 1 est incertain. Lunar Flashlight sera probablement la première à obtenir un nouveau lancement, en raison de la nature de sa mission de haut niveau construite par le gouvernement. Le sort de CU-E 3 et Cislunar Explorers reste encore inconnu. Cependant, il existe encore des options.

Par exemple, Spaceflight, Inc. a récemment dévoilé son véhicule de transfert cislunaire Sherpa-ES, qui devrait être lancé fin 2022 aux côtés de l'atterrisseur lunaire sans équipage Nova-C d'Intuitive Machines sur une Falcon 9. Sherpa-ES pourrait s’avérer une excellente opportunité pour l'une de ces trois missions CubeSat, avec le véhicule de transfert offrant une optimisation de la trajectoire des derniers kilomètres que le SLS ne serait pas en mesure de fournir. Les satellites pourraient également voler captifs sur le lanceur Vulcan d'ULA lors de missions lunaires à bord du porte-cloison arrière du Centaur V, ou sécuriser une mission dédiée sur un véhicule comme l'Electron de Rocket Lab, telle la mission CAPSTONE.

Bien que malheureux pour les équipes de CubeSat, la fenêtre d'intégration manquée et l'intégration finale de Biosentinel sont un signe qu'Artemis 1 approche rapidement du lancement. Le test modal intégré étant désormais terminé, la date de lancement d'Artemis 1 début 2022 est plus proche que jamais.

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