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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.

21 Août 2014 , Rédigé par De Martino Alain

Les ingénieurs et les techniciens du Centre Spatial Kennedy ont terminé l'installation de la protection thermique en forme de cône sur les côtés du module Orion. Ce cône est composé de 970 tuiles noires qui devraient vous être très familières : ce sont les mêmes tuiles qui ont protégé le dessous des navettes spatiales lors de leur retour sur Terre.

Mais les navettes spatiales n’entraient dans l’atmosphère qu’a une vitesse de 27000 Km/h alors qu’Orion, lui, reviendra à 32000 Km/h lors de ce premier vol. Plus vite un engin spatial entre dans l'atmosphère, plus il dégage de chaleur. Ainsi, bien que la température la plus chaude qu’aient pu subir les tuiles d’une navette fût de l’ordre de 1260°C, Orion pourrait devoir supporter jusqu’à 1700°C, même si ces tuiles se situent dans une région qui subit moins de chaleur.

Et cette dernière n'est pas la seule inquiétude. Dans l'espace, Orion sera vulnérable à l'assaut régulier de micros débris orbitaux. Bien qu'ils soient très petits, donc difficiles à repérer et à éviter, ces débris peuvent faire de gros dommages sur un engin spatial comme, par exemple, frapper une des tuiles du cône arrière. Et, au-dessous de ces tuiles, la structure du véhicule ne doit pas dépasser les 150°C. Alors, si un débris endommage une tuile, la chaleur entourant le véhicule pendant la rentrée pourrait s’immiscer dans le trou, nuisant sans aucun doute au véhicule.

Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.
Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.
Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.

Les dommages par débris peuvent être réparés dans l'espace avec des techniques mises au point à la suite de l'accident de Columbia. Mais l'environnement qu'Orion connaîtra est différent de ce que la navette supportait et les vieux modèles ne peuvent s’y appliquer.

Alors, avant d'installer la protection arrière, les ingénieurs ont pratiqués quelques petits trous longs et fins dans deux tuiles pour imiter ce genre de dommage. Chaque trou fait environ 2,5 cm de large, un des trous fait 3.6 cm de profondeur et l’autre 2,5. Les deux tuiles font 3.7 cm d’épaisseur et se trouvent du côté opposé aux hublots et aux RCS (Reaction Control System).

« Nous voulons connaitre quelle quantité de gaz chaud entre dans le fond de ces cavités » a dit Joseph Olejniczak du Ames Research Center. « Nous avons des modèles qui estiment quelle chaleur est supportable pour un vol en toute sécurité mais avec les données que nous allons rassembler grâce a ces tuiles modifiées, nous ferons de nouveaux modèles d’une plus grande exactitude.”

Une meilleure compréhension de l'environnement lors de la rentrée atmosphérique sur les dommages éventuels causés au bouclier permettra des décisions futures pour une réparation dans l'espace, en cas de nécessité.

Ci-dessous, les tuiles percées.

Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.

Quelques photos du montage d'une partie du bouclier arrière.

Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.
Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.
Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.
Ingénieurs et techniciens terminent l'installation du bouclier thermique arrière.

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