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Début d'assemblage de l'ESM de vol

24 Août 2016 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Pendant qu'en Suède le ​modèle d’essai de qualification de propulsion d'Orion poursuit ses essais et ne devrait pas tarder à être livré à la NASA, le module de service (ESM) pour le vol EM-1 prend forme chez Airbus D&S à Brème en Allemagne.

On voit ici la structure primaire qui fournit la rigidité au module de service européen tel le châssis d'une voiture. Il absorbe les vibrations et l'énergie au lancement tandis qu'une structure secondaire le protégera contre les micrométéorites et les débris spatiaux.

Cet assemblage de milliers de composants nécessaires pour construire le vaisseau spatial a débuté le 19 mai avec l'arrivée de la structure primaire expédiée de Turin, en Italie, par Thales Alenia Space.

En 2018 cette structure sera un élément du module de service européen qui sera lancé dans l'espace lors de la première mission à plus de 64 000 km au-delà de la Lune.

En l'arrière-plan, on devine une affiche de l’ATV qui a également été assemblé dans cette salle, à Brême. Cinq ATV ont volé vers l’ISS pour livrer des fournitures et élever son orbite. Son développement a fourni l'expérience nécessaire pour construire le module de service européen en Europe.

Début d'assemblage de l'ESM de vol

Mise à jour du 31 août 2016:

Transfert de l'ESM de la mission EM-1 en salle blanche, toujours à Brème en Allemagne:

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Assemblage de la structure du bouclier thermique pour la mission EM-1 terminé

17 Août 2016 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Assemblage de la structure du bouclier thermique pour la mission EM-1 terminé

Mi-Juillet, l'équipe en charge du vaisseau spatial Orion chez Lockheed Martin’s Space Systems Company près de Denver a terminé la construction de la structure du bouclier thermique pour la mission EM-1.

La structure achevée a alors subi des tests de charges statiques afin de prouver qu'elle sera en mesure de supporter les 16 tonnes de contrainte que le vaisseau spatial connaîtra au cours son prochain vol au-delà de la lune et lors du retour sur Terre.

Avec ses 5 mètres de diamètre, le bouclier thermique du 1er vol d’Orion lors d’EFT-1 (Exploration Flight Test-1) a été le plus grand bouclier en composite jamais construit. Le deuxième est maintenant achevé : sa structure se compose d’une sous-structure en titane liée à des fibres de résine et de graphite laminées à haute température puis recouvert d’un système de protection thermique ablatif.

L'équipe a amélioré la production et les performances du bouclier sur la base des données recueillies à partir du premier vol spatial EFT-1: gain de masse de près de 600 Kg et de 30% du coût de fabrication et de gain en temps sur le calendrier, avec une réduction supplémentaire de 15% de ces coûts et du calendrier prévu pour la mission EM-2 grâce à la simplification de l'outillage et des procédures de fabrication.

D’ailleurs, l'équipe coordonne déjà la logistique pour la construction du modèle de test du prochain bouclier thermique de la mission EM-2.

Le procédé d'assemblage de l'ossature du bouclier implique le forage de 205 pièces individuelles et l'insertion d'éléments de fixation dans plus de 1200 trous. Il est suivi de la mise en place de la « peau du squelette » nécessitant 3000 trous et fixations supplémentaires à travers toute la structure.

Elle sera expédiée au NASA Kennedy Space Center fin août pour son assemblage final (installation des blocs d'Avcoat, des instruments de vol et de l'isolation multi-couche) et son intégration sur le vaisseau Orion.

Assemblage de la structure du bouclier thermique pour la mission EM-1 terminé
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Orion passe les tests de mise sous pression

16 Mai 2016 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Orion passe les tests de mise sous pression

Le squelette de la capsule Orion prévu pour le lancement fin 2018 a passé avec succès un test de pressurisation au Centre Spatial Kennedy en Floride.

Le vaisseau vert-olive est arrivé au port spatial le 1er février pour deux ans et demi d'assemblage et d'essais à l'intérieur du Neil Armstrong Operations and Checkout Building, après avoir été assemblé par soudage au Michoud Assembly Facility à la Nouvelle-Orléans.

Le test de mise sous pression qui aura duré en tout 2 jours complets pour atteindre la pression maximale, était la 1 ère étape de la campagne devant permettre de vérifier la qualité et la réponse aux contraintes des soudures. Les ingénieurs de Lockheed Martin ont installé quelques 850 jauges de contraintes à l’intérieur et à l’extérieur du vaisseau spatial. Elles ont fourni des données en temps réel des changements subis au cours du test. Les analystes, eux, étaient installés dans une salle de contrôle située à côté de la cellule de pression. Puis, les grandes portes ont été fermées, scellées et Orion a été mis sous une pression 1,25 fois plus importante que celle maximale qu’il devrait rencontrer sur orbite.

Le test terminé et les données récupérées, les ingénieurs vont maintenant vérifier l'intégrité de toutes les soudure par une technique d'imagerie à ultrasons appelée "Phased-Array".

Rappelons qu’en novembre 2012 des fissures étaient apparues dans trois montants adjacents du panneau arrière du cône avant du vaisseau en cours de préparation pour la mission EFT-1 de décembre 2014.

« Nous avons apporté quelques modifications à l'outillage. Nous avons aussi apporté des modifications à la structure elle-même qui facilite certaines des opérations ici en Floride, et nous avons réorganisé nos activités en salle blanche » a dit Mike Hawes, directeur du programme Orion chez Lockheed Martin.

« Nous n’en sommes plus qu’à seulement sept soudures», a-t-il ajouté. «Nous avons appris beaucoup de choses sur la fabrication, en particulier sur les panneaux de cône. Nous avons été en mesure de fabriquer le « tunnel » en un seul élément ainsi que la cloison arrière. Donc, nous avons réduit considérablement le poids et le nombre de soudures. »

Cet été, les prochaines étapes consisteront à équiper le vaisseau de ses réservoirs de carburant, d'installer des centaines de crochets à l'extérieur de la cuve pour maintenir les lignes propulsives et celles du liquide de refroidissement puis à l'automne installer toute l’avionique, les ordinateurs de vol et des unités de traitement.

D’après Hawes, le calendrier est très serré mais le vaisseau devrait être prêt pour le vol d'ici fin Septembre 2018, soit deux mois avant la date officielle du lancement de la mission EM-1.

L'intégration du module de service de vol a commencé chez Airbus Defense and Space à Brême, en Allemagne (livraison prévue au KSC début 2017) pendant qu’une maquette du module de service est en cours de test de bruit et de vibrations à Plum Brook Station dans l'Ohio.

Les deux sections du vaisseau spatial Orion (modules de l'équipage et de service) seront accouplées en Floride et transportés à Plum Brook pour une deuxième série de tests - cette fois avec le matériel de vol – courant 2017.

Puis, le vaisseau spatial sera de retour au Centre spatial Kennedy fin 2017 pour commencer les préparatifs de lancement finaux, tels que l'avitaillement et l'intégration avec son enveloppe aérodynamique et son système d’abandon au lancement LAS.

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La NASA travaille d’arrache-pied pour un lancement d’EM-1 dès septembre 2018.

11 Mai 2016 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Orion
Orion

Les directeurs des programmes du SLS, d’Orion, et du développement des systèmes et des opérations-sol (GSDO) ont déclaré le 10 mai qu'ils sont en bonne voie pour un premier lancement du SLS dès Septembre 2018.

Ces commentaires sont intervenus après une présentation faite plus tôt par Mark Kirasich, le gestionnaire du programme Orion, qui a discuté des préparatifs d’EM-1, montrant des photos de l'engin spatial assemblée au Centre spatial Kennedy. « Ceci est la cabine pressurisée et dans environ 28 mois, elle sera sur le chemin de la lune pour une orbite rétrograde lointaine » at-il dit, délai correspondant à un lancement en Septembre 2018.

La NASA, elle, n'a pas fourni de date de lancement pour la mission EM-1. "Novembre 2018 est la date liée à l’examen du programme SLS effectué en Août 2014" a déclaré Mike Bolger directeur du développement des systèmes-sol et du programme opérationnel, concluant qu'il y avait 70% de chance que le SLS soit prêt pour son premier vol en Novembre 2018.

Solid Rocket Motor
Solid Rocket Motor

John Honeycutt, directeur de programme du SLS a déclaré que le travail sur les différents composants se déroule comme prévu. «Nous nous dirigeons rapidement vers la rampe de lancement » a-t-il dit. « Les grandes pièces structurelles de l'étage principal devraient être achevées d'ici la fin Juillet, un mois après le deuxième et dernier test de qualification des cinq segments des boosters réalisé dans l’Utah. Quant aux anciens moteurs principaux de la navette spatiale qui seront utilisés sur le premier vol, ils ont déjà terminé leurs tests d'acceptation » a-t-il ajouté.

Mark Kirasich annonce lui, que le travail se déroule correctement sur le module d'équipage Orion qui est maintenant équipé de divers sous-systèmes. Ce composant a récemment terminé une série de tests de pression et va bientôt recevoir ses systèmes de soutien-vie et de propulsion.

Le travail sur les améliorations du Vehicle Assembly Building au KSC, sur le transporteur mobile qui portera la fusée sur la rampe de lancement et sur le PAD lui-même se déroulent parfaitement, permettant aussi pour le moment, un gain de 2 mois sur la date de lancement.

Exploration Upper Stage (EUS)
Exploration Upper Stage (EUS)

L’étage supérieur appelé Exploration Upper Stage (EUS) fait lui aussi des progrès, d’après John Honeycutt, car le Congrès a obligé la NASA à dépenser au moins 85 millions $ sur l’EUS en 2016. Par contre, la NASA n'a pas demandé suffisamment de fonds dans le budget 2017 pour soutenir le développement de l'EUS à temps pour EM-2…

Un projet de loi de financement pour 2017 approuvé par le Comité des finances du Sénat le 21 Avril a donc fait mettre de côté 300 millions $ sur les 2,15 milliards $ prévus pour le SLS afin de poursuivre les travaux sur l’EUS. Ce projet de loi n'a pas été repris par le Sénat et la Chambre n'a pas encore validée un projet de loi d’accompagnement sur ces dépenses.

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Orion EM-1 au Kennedy Space Center

3 Février 2016 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Arrivé à bord du Super Guppy dans l’après-midi du 1er février au Kennedy Space Center, Orion EM-1 a été transporté à quelques kilomètres par la route au Neil Armstrong Operation and Checkout Building (O & C). Là, des ingénieurs de la NASA et du maître d'œuvre Lockheed Martin passeront les deux prochaines années à équiper l’ossature du vaisseau de tous ses systèmes et sous-systèmes pour son vol inaugural.: test de mise sous pression dans quelques mois, intégration des systèmes de propulsion cet été et dans un an, mise sous tension.

Ces systèmes comprennent le bouclier thermique, la protection thermique, la propulsion, l'avionique, les ordinateurs, la « tuyauterie », l'électricité, le soutien vie, les parachutes et bien plus encore.

Actuellement, Orion pèse environ 1225 kg. Il mesure 3 m de haut et près de 5 m de diamètre. Une fois le système de protection thermique installé, sa hauteur passera à 3.35 m et plus de 5 m de large.

Orion arrive au KSC bord du Super Guppy.

Orion arrive au KSC bord du Super Guppy.

En attendant d'être déplacé vers la position de travail connu sous le nom "cage à oiseaux"

En attendant d'être déplacé vers la position de travail connu sous le nom "cage à oiseaux"

Transfert et positionnement sur la "cage à oiseaux"
Transfert et positionnement sur la "cage à oiseaux"
Transfert et positionnement sur la "cage à oiseaux"

Transfert et positionnement sur la "cage à oiseaux"

Et vérification de l'alignement final...

Et vérification de l'alignement final...

L'équipe du " Neil Armstrong Operations and Checkout Building" est prête à assembler Orion

L'équipe du " Neil Armstrong Operations and Checkout Building" est prête à assembler Orion

Globalement, c'est la troisième capsule Orion que la NASA construit, avec la structure de test (GTA) qui n’a jamais volé et l'EFT-1, lancé avec succès le 5 décembre 2014. Parmi les leçons retenues, les ingénieurs ont réduit le nombre de soudures de 33 à 7 et donc économisé plus de 300 kg qui peuvent être directement convertis en masse supplémentaire.

Ci-dessous, une vue panoramique du Neil Armstrong Operations and Checkout Building.

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EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride

30 Janvier 2016 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

La partie pressurisée d’Orion maintenant terminée et les félicitations faites comme il se doit à toute l’équipe du Michoud Assembly Facility de la Nouvelle-Orléans en Louisiane, le module d'équipage EM-1 est maintenant emballé pour son transfert au Centre Spatial Kennedy en Floride.

Ce transfert se fera à l’aide du Super Guppy, avion-cargo civil conçu pour transporter les éléments volumineux nécessaires à la réalisation du programme spatial américain.

Merci pour votre excellent travail de soudage réalisé sur le module d'équipage Exploration Mission 1!

Merci pour votre excellent travail de soudage réalisé sur le module d'équipage Exploration Mission 1!

EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride
Le Super Guppy

Le Super Guppy

1er fevrier 2016.

Tôt ce matin, Orion est arrivé à l'aéroport de la Nouvelle-Orléans, prêt à être chargé dans le Super Guppy pour son voyage vers le Centre Spatial Kennedy.

EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride

Le Super Guppy, arrivé plus tôt dans la nuit a attendu dans le brouillard sur le tarmac le lever du soleil pour commencer à charger le module d'équipage Orion.

EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride

Une fois le jour levé, le cargo a ouvert ses entrailles…

EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride
EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride

… et le chargement a pu débuter...

EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride
EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride
EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride
EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride

...pour un décollage vers Cape Canaveral en milieu d'après-midi...

EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride

...et un atterrissage sur l'ancienne piste des navettes spatiales du KSC à 20h53 UTC.

EM-1 prêt pour son départ vers le KSC en Floride
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Les soudures sur Orion EM-1 sont terminées

17 Janvier 2016 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Débuté mi-septembre 2015, c'est le 13 janvier que les techniciens du Michoud Assembly Facility de la Nouvelle-Orléans ont terminé de souder l’ensemble de la structure primaire d’Orion.

Après quelques dernières vérifications, les techniciens vont le préparer pour son envoi au KSC (Février 2016) à bord d’un Super Guppy où il subira des tests d’intégrité avant la suite de sa construction.

Les soudures sur Orion EM-1 sont terminées
Les soudures sur Orion EM-1 sont terminées
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La NASA a identifié les charges utiles secondaires pour EM-1

28 Novembre 2015 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

La NASA se penche actuellement sur les charges utiles secondaires qui voleront sur la mission EM-1. Elles seront composées de Cubesats visant à enquêter sur les aspects biologiques lunaires et humains ainsi que sur l’étude d'un astéroïdes proche de la terre.

Cette décision découle de l'identification des lacunes au niveau des connaissances qui doivent être abordées avant d'entreprendre des missions habitées dans le système solaire interne : santé et performance humaine dans des environnements à haut rayonnement, potentiel des ressources lunaire et identification de l’astéroïde et son interaction avec la surface (mission EM-2).

Ces trois concepts sont les Cubesats « BioSential », « Lunar Flashlight et « Near Earth Asteroid Scout ».

BioSential

BioSential portera spécifiquement sur la santé humaine et sa performance dans les environnements hauts en rayonnement.

Sa conception lui permettra d'étudier les dommages sur l'ADN des organismes vivants induit par le rayonnement dans l'espace proche de la Lune et corréler ces mesures avec d'autres résultats obtenus à partir d'études réalisées dans la Station Spatiale Internationale et sur Terre.

Plus précisément, BioSential examinera l'effet du rayonnement dans des environnements de gravité variables, aspect de l'exposition aux rayonnements qui n'a pas été systématiquement étudié avant. Il utilisera un bio-capteur de rayonnement sur une souche de levure afin d’évaluer les dommages et réparations sur l’ADN. Des capteurs surveilleront aussi les niveaux d'exposition aux rayonnements.

BioSential est un Cubesat de 6U (6 unités) dont un bio-capteur de 3U et un spectromètre de rayonnement d’1U et nécessitera moins de 10 W de puissance moyenne sur la durée de la mission.

La NASA a identifié les charges utiles secondaires pour EM-1

Lunar Flashlight

C’est l’étude et la compréhension de la quantité et de la distribution d'eau et d'autres substances volatiles dans les endroits froids et retranchés de la Lune.

La NASA et d'autres entreprises spatiales cherchant à monter des expéditions humaines vers des corps célestes dans le système solaire interne, l'utilisation des ressources in situ est devenue un point de discussion important. Dans le cas de la lune, la ressource principale est l'eau.

Lunar Flashlight devra localiser des dépôts de glace dans des cratères de la Lune en permanence à l'ombre et identifier les sites favorables à une utilisation in situ grâce à 4 lasers de 50 à 75 watts qui « éclaireront » un kilomètre carré de la surface lunaire et devront analyser les quatre bandes spectrales intéressantes pour la mission, à une altitude de 20 km.

Ce Cubesat de 6U sera capable de produire un delta V de 290 m/s à l’aide un système de propulsion vert.

La NASA a identifié les charges utiles secondaires pour EM-1

Near Earth Asteroid Scout

Sa mission est de déterminer la taille, l'état de rotation, les propriétés de surface et l'environnement d'un NEA - Near Earth Asteroid - représentant d'une cible potentielle pour une mission humaine par un survol ou un rendez-vous.

Les paramètres clés de cette mission comprennent des opérations de cartographie de 80% ou plus de l’objet avec une résolution inférieure ou égale à 50 cm/px et d’une autre de 30% de la surface avec une résolution inférieure ou égale à 10 cm/px.

Le Cubesat de 6U sera doté d’une voile solaire de 85 m² lui permettant de cibler un NEA à 1 UA de la Terre. 1 UA correspondant aux limites de télécommunication et non à la voile solaire elle-même ou au SLS.

La NASA a identifié les charges utiles secondaires pour EM-1
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Poursuite des soudures sur EM-1

18 Novembre 2015 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Comment réduire le poids de la structure d'un vaisseau spatial, tout en utilisant les mêmes matériaux que la version plus lourde et maintenir le calendrier de fabrication?

Ce mois-ci, les ingénieurs qui ont contribué à répondre à cette question ont vu leur travail acharné récompensé. Les techniciens ont terminé le soudage des 3 panneaux en forme de cône qui composent une partie du module d'équipage Orion EM-1.

La partie pressurisée d'Orion se compose de sept grandes pièces en aluminium, dont trois sont des panneaux en forme cône. Ces trois panneaux forment la demi-section angulaire du module de l'équipage où se trouvent les fenêtres et la trappe d’accès. Alors que les techniciens ont déjà assemblé d'autres éléments de la structure dès début septembre, les panneaux de cône ont présenté un défi unique pour la NASA et Lockheed Martin car les ingénieurs, qui ont cherché à réduire le poids global du module d'équipage, ont rencontré et surmonté d’énormes défis techniques.

« Quand vous regardez le module d'équipage Orion de l'extérieur, il ressemble au vaisseau qui a volé lors d’EFT-1», a déclaré Charlie Lundquist, responsable du CSM. « Mais le vaisseau spatial que nous bâtissons pour notre prochaine mission incorpore beaucoup d'ingéniosité d’ingénierie et de procédés de fabrication améliorés. Ces processus améliorés ont également contribué à une réduction du poids global de l'engin spatial. »

Poursuite des soudures sur EM-1

La version test de la structure d'Orion était lourde car la section conique originale composée de 6 panneaux et 6 longerons (minces bandes de métal) exigeaient 12 soudures pour les lier ensemble. La fabrication des panneaux a pris un temps considérable et les soudures ont également ajouté du poids non négligeable.

En affinant la conception d'Orion et en se fondant sur les enseignements tirés d’EFT-1, suivi d'une analyse assidue et d’évaluations de conception, les ingénieurs ont trouvé la manière de réduire le nombre de panneaux de cône ainsi que les soudures, réalisant un gain de poids pour EM-1.

Lorsque les techniciens ont commencé à fabriquer ces 3 nouveaux panneaux, chacun faisant un tiers de la circonférence du compartiment et fait d'une seule pièce de métal, ils ont déjà rencontré un problème lors du processus d'usinage : les grands panneaux incurvés avaient tendance à s’aplatir ou se détendre plus que prévu. Mais les problèmes ne se sont pas limités à l’usinage…

Les ingénieurs ont dû redéfinir les conditions spécifiques dans lesquelles les opérations de soudage devaient se dérouler, a savoir la température et l'humidité dans la chambre, la vitesse de rotation de la tête de soudure et sa vitesse de déplacement lors du soudage.

Poursuite des soudures sur EM-1
Poursuite des soudures sur EM-1
Poursuite des soudures sur EM-1

Ce processus n’est pas la seule mesure d’économie de poids réalisée. Outre la réduction du nombre de pièces et de soudures, le système de protection thermique, qui protège le vaisseau spatial lors de sa rentrée atmosphérique sera lui aussi moins lourd d’environ 550 kg. Une fois terminé, le module de l'équipage sera d'environ 20% (1800 kg) plus léger que ne l'était EFT-1.

Reste maintenant aux techniciens d’effectuer les 2 soudures finales afin d’intégrer les autres éléments de la structure primaire. Ensuite, elle sera expédié au Centre spatial Kennedy en Floride, où elle sera équipée et traitée en préparation de son lancement au sommet du SLS.

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La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

12 Novembre 2015 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Trois ans avant le vol inaugural du SLS, la NASA a divulgué les différentes étapes qui conduiront au lancement d'EM-1. Ces règles qui décrivent tous les jalons nécessaires pour le vol inaugural de 2018, permettent de tracer le chemin du SLS vers son vol, y compris le calendrier de lancement une fois celui-ci entièrement intégré.

Avec le CDR (Critical Design Review - Examen Critique de Conception) terminé, le travail pour assembler tous les éléments constitutifs du SLS commence sérieusement. Mais chacun des principaux composants de ce que sera finalement le HLV (Heavy Lift Vehicle – Véhicule de Lancement Lourd) ainsi que le matériel au sol nécessaire ont encore des trajectoires individuelles à suivre avant leur achèvement et leur convergence dans le Vehicle Assembly Building (VAB) au Kennedy Space Centre en Floride pour leur intégration.

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

Le LAS (Launch Abord System)

La fabrication du LAS ainsi que son ogive ont débuté en Octobre 2015.

La construction du moteur de séparation (Jettison Motor - JM) est prévue pour débuter en janvier 2016 suivi par le démarrage de la production du moteur de contrôle d'attitude (Attitude Control Motor - ACM) en mars.

La fabrication du moteur d’abandon (Abort Motor - AM) est quant à lui prévu pour septembre.

Après plus d'un an et demi de production, le JM sera livré au KSC en mai 2017 suivi par les livraisons de l’ACM en Août 2017 et de l’AM en Octobre 2017.

Enfin, le LAS et son ogive seront livrés au Launch Abort System Facility (LASF) du KSC en février 2018.

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

Le module d’équipage Orion (CM - Command Modul – Module de commande)

Les premières soudures ont débuté en septembre au Michoud Assembly Facility (MAF) en Louisiane.

Fin janvier-début février 2016, la structure du CM sera achevée puis livrée à l’Operations & Checkout (O&C) building au KSC pour l’intégration de ses équipements.

Un test de pressurisation sera ensuite réalisé en avril 2016 suivie par des tests de fuite en septembre 2016.

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

Le Module de Service Européen (ESM)

L’ESA construit l’ESM dans les bâtiments de Turin en Italie.

Une structure de test est en cours d’acheminement à Plum Brook Facility à Sandusky dans l’Ohio.
L’intégration de tous les composants de l’ESM devrait être terminée pour mars 2016 avant une longue série de tests prévus jusqu’en janvier 2017.

Une fois tous les tests terminés, l’ESM complet sera livré à l’O&C building en mars 2017.

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

Le module de commande et de services (CSM)

Le CM et l’ESM assemblés, ils formeront le CSM qui sera envoyé à Plum Brook pour des tests thermiques à vide.

À l'issue de ces tests, le CSM sera retourné à l'O&C en Octobre 2017 pour des essais d’opérations-sol en janvier 2018 puis déménagé au MPPF (Multi-Payload Processing Facility).

Après trois mois dans le MPPF, le CSM sera livré au Launch Abort System Facility (LASF) pour y être intégré au LAS en mars 2018.

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

L’étage de propulsion cryotechnique intermédiaire (ICPS)

A Decatur en Alabama, United Launch Alliance a prévu de commencer la production de la première unité de vol en janvier 2016 pour un achèvement prévu en janvier 2017.

Il sera ensuite expédié au KSC pour des opérations-sol en janvier 2018 puis installé dans le MPPF où il y passera environ 4 mois avant de rejoindre le VAB en avril 2018 pour son intégration avec le SLS et le CSM/LAS.

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

L’étage principal et les moteurs

Les 4 moteurs devraient avoir terminés leurs essais à la fin de cette année 2015 avant d’être livrés au MAF (Michoud Assembly Facility) à la Nouvelle-Orléans entre avril et septembre 2016.

Au MAF, un étage central de test devrait être terminé en décembre 2016. S’en suivra l’installation des moteurs de vol sur ce dernier et l’achèvement de la fabrication de la section inter-cuve de l’étage principal en janvier 2017.

L’étage principal sera ensuite entièrement assemblé fin février-début mars avant son intégration totale au MAF en aout 2017.

À ce stade, le tout sera transporté en une journée par barge au centre spatial Stennis (SSC) dans le Mississippi où il sera hissé sur le banc d'essai B2 pour une mise à feu à une date encore indéterminée.

Cet essai terminé, l’étage sera transporté au KSC aux opérations-sol en janvier 2018.

Enfin, il sera transféré au VAB pour accouplement avec ses 2 boosters.

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Les boosters

Suite aux tests QM-1 (Qualification Motor – 1) du mois de mai dernier, Orbital ATK a débuté la construction des 5 segments qui composent chaque booster.

Elle a commencé en juillet 2015 et doit s’achever en février-mars 2017.

En parallèle, un 2ème test de qualification (QM-2) doit se dérouler en mars 2016.

Une fois les 10 segments construits, ils seront acheminés par bateau au KSC au cours des années 2017 et 2018: selon le planning actuel, les segments avant et centraux doivent être acheminés en septembre et octobre 2017, les jupes arrières en novembre-décembre 2017 et les segments arrières fin janvier-début février 2018.

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

Le segment sol

Toutes les structures d'appui au sol au Centre Spatial Kennedy et au Johnson Space Center sont également en cours de préparation pour le vol inaugural du SLS.

En Octobre 2015, les équipes du GSDO (Ground System Development and Operations) ont débuté leur propre CDR pour l'ensemble de l'équipement soutien-sol et les opérations qui seront nécessaires pour le Programme SLS. Le CDR est prévu jusqu’en décembre 2015.

Au KSC, les modifications structurelles de la tour mobile de lancement (LM - Mobile Launcher) se sont achevées cet automne.

De plus, la version 3.0 du système de commande et de contrôle du port spatial pour le GSDO devrait être livrée en avril 2016. Une version 4.0 vérifiée et validée devrait être installée en mars 2017.

Toutes les modifications pour la plateforme de transport devront être terminées pour décembre 2016 et l’installation de l’ombilical pour janvier 2017.

A la suite de ces modifications, le ML et les systèmes d’intégration du VAB seront validés en avril 2017 et le VAB considéré « prêt » pour le SLS en mai 2017.

Les modifications sur les déflecteurs du Pad 39B seront achevées en avril 2017 et les vérifications Pad – ML fin septembre-début octobre 2017. Le Pad devra être déclaré « prêt » pour janvier 2018 et le Mission Control Center au JSC en février 2018.

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018

Intégration du SLS et opérations sur le Pad

Une fois tous les éléments du SLS réunis, la NASA réalisera quelque chose qu’elle n’a pas fait depuis 1979 : l'empilement et l'intégration d'un tout nouveau véhicule de lancement à l'intérieur du VAB. Après la validation définitive du VAB en juillet 2017, le ML sera transporté dans la High Bay 3 pour les dernières préparations avant l’empilement du SLS.

En mars 2018, 6 mois environ avant le lancement, les boosters seront installés dans le VAB et installés sur le ML. Cette opération durera 2 mois jusqu'à fin avril.

Ensuite le 1er étage sera levé et inséré entre les booster tout comme l’External Tank de la Navette Spatiale l’était.

Le tout assemblé sera raccordé au ML fin mai-début juin. Mi-juin, l’étage de propulsion cryotechnique intermédiaire (ICPS) et Orion seront assemblés à l’étage principal et des tests y seront réalisés fin juin en même temps que la Revue d'Aptitude au Vol (Flight Readiness Review - FRR).

Début aout, débutera le premier des 2 roll-out prévus vers le Pad 39B où le SLS y subira des tests de répétition à sec suivi d'une répétition avec tous les composants fluides (Oxygène et hydrogène liquides, cryogénie etc.) pour permettre aux équipes de lancement d'évaluer leurs opérations de décompte, de valider le pad et les performances du véhicule.

Après tous ces tests le SLS sera retourné au VAB pour ses opérations finales, à la différence du Shuttle où elles se faisaient sur le Pad.

Le SLS retournera au Pad 39B en septembre2018 avant son lancement en novembre.

Si tout se passe comme prévu…

La NASA définit les étapes pour le vol EM-1 de 2018
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