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artemis 1

L’imagerie sur Artemis 1

12 Janvier 2022 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

L'imagerie est l'une des parties la plus importante de cette mission pour rapprocher le public du programme Artemis. Mais comment cela va-t-il fonctionner ?

L'avionique est l’ensemble des composants électriques ou des ordinateurs qui gèrent divers systèmes sur la capsule Orion. Elle est divisée en catégories, classée en différents groupes. Les principales catégories sont la gestion des commandes et des données qui contrôlent la capsule en elle-même. Puis il y a d'autres systèmes, notamment le guidage, la navigation et le contrôle qui aident à diriger le véhicule vers et depuis la Lune et enfin, la communication et le suivi. Bien évidement, tous ces composants majeurs nécessitent une alimentation électrique pour fonctionner.

Le système d'imagerie ou système vidéo fait partie du système de commande, de communication et de suivi. Et l’un des aspects importants d'un système d'imagerie sont ses caméras. Il y en a trois grands groupes différents, installés sur le véhicule : Celles à l’extérieur, à l’intérieur et les « SAW ».

Les caméras externes sont principalement utilisées pour les objectifs de tests en vol lors des phases critiques afin de s’assurer que tout fonctionne correctement, que le véhicule réagit convenablement et qu'il n'y a rien d'inattendu.

Les caméras appelées « SAW », au nombre de quatre et connectées en Wi-Fi, sont fixées sur les extrémités des panneaux solaires d’Orion et permettront de scruter la capsule sous différents angles. Le fait de faire pivoter les panneaux solaires permettra d’obtenir une perspective de vue différente à chaque mouvement. Comme il y a beaucoup d'interférences et beaucoup d'angles différents vers lesquels celles-ci vont pointer, cela permettra de mesurer et évaluer la force du signal de ces caméras afin de déterminer comment cela peut affecter l'imagerie. Toutes ces caméras enregistreront des données, beaucoup d'entre elles seront en streaming.

Il y a aussi trois caméras internes. L'une d'elle pointe directement vers l’extrémité haute de la capsule par la fenêtre de la trappe d’entrée du vaisseau afin de visualiser le système d'abandon au lancement lors de sa séparation. Une autre est positionnée derrière les sièges où l'équipage sera plus tard assis, pointant vers la cabine pour donner une perspective visuelle de ce que les astronautes verront lors d’Artemis 2. Enfin, une dernière sera aussi braquée vers l’extérieur, par le hublot, pour donner une autre perspective de la vue depuis la capsule Orion.

Avant de revenir et de redescendre sur Terre, la partie inférieure de la capsule doit se séparer de l'adaptateur de module d'équipage - situé entre Orion et l’ESM - qui permet entre autres la connectivité des caméras SAW. Une caméra, dirigée vers le bas, permettra de vérifier qu'il n'y a pas eu de défauts ou de déficiences lors de cette séparation, qu’aucun débris n’a heurté le fond de la capsule de telle sorte qu’à l'amerrissage il n’y ait aucun risque ni aucune inquiétude à avoir. Il est donc essentiel de collecter ces informations lors de cette mission sans pilote pour s'assurer que tout sera prêt pour les futures missions en équipage. L’autre but de cette caméra sera de filmer toutes les phases de séparation après le lancement et l’éjection du carénage de protection ainsi que le fonctionnement des caméras SAW fixées sur les panneaux solaires lors du voyage.

Un autre type de caméra installée est celle appelée « OpNAV ». En cas de perte de communication avec le sol, elle aura pour rôle de prendre le relais pour assurer la sécurité du véhicule et le ramener sur Terre. Elle est indépendante du système d'imagerie d’Orion et du système vidéo en lui-même. Elle collecte des données, des images, mais est utilisée en interne - ce n'est pas une liaison descendante, cela ne fait pas partie du programme d'imagerie lui-même. Elle est principalement utilisée pour aider à déterminer où se situe le vaisseau dans l'espace pour l’aider à revenir.

Enfin, d’autres cameras, à grande vitesse celles-là et en extérieur, appelées « forebay camera », pointeront vers le haut et auront pour objectif de filmer toute la chronologie de déploiement des parachutes. Elles ne sont pas connectées mais indépendantes et les données enregistrées seront ensuite analysées pour s’assurer que tout a été nominal lors du retour sur Terre.

Beaucoup de ces images seront fournies en direct mais de résolution moindre, en partie dû à la taille de la capsule et du système de communication. Mais toutes seront enregistrées jusqu'à 4k à 30 images par seconde, en très haute résolution donc et stockées dans le véhicule.

Les principaux objectifs du système d'imagerie sont donc de capturer les données des tests en vol, de s’assurer qu’Orion est un véhicule sûr pour les futurs équipages, que toutes les phases de la mission planifiées fonctionnent comme prévu, et qu’aucun problème n'est survenu.

L’imagerie sur Artemis 1
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L'équipe de récupération en mer d'Orion est certifiée pour Artemis 1

11 Novembre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Après la réussite du neuvième test de récupération en mer au tout début de cette semaine, l'équipe « Atterrissage et Recouvrement » de la NASA est certifiée pour récupérer le vaisseau spatial Orion lors de la prochaine mission Artemis 1. Au cours de ce test d'une semaine à bord de l'USS John P. Murtha, l'équipe, combinée NASA - Ministère de la Défense (DoD), a atteint plusieurs objectifs, garantissant qu’elle sera prête à récupérer Orion après son voyage au-delà de la Lune. Elle a réalisé un profil complet, avec toutes les procédures de récupération du vaisseau spatial, aidée d’une maquette d’Orion qui simule la taille et la forme du vaisseau spatial.

URT-9 (Underway Recovery Test-9)

Dès qu'Orion amerrira dans le Pacifique après sa mission lunaire, une équipe de plongeurs, d'ingénieurs et de techniciens quittera le navire sur de petits bateaux et se dirigera vers le  vaisseau. Une fois là-bas, ils le sécuriseront et se prépareront à le remorquer vers le pont arrière du navire, connu sous le nom de « well-deck » (pont situé sous la ligne de flottaison). Pour s'assurer qu'Orion est stabilisé lorsqu'il est encore dans l'eau mais à l’intérieur du navire, les ingénieurs l'attacheront à un ensemble qui agit comme un moulinet de canne à pêche surdimensionné qui peut être ajusté pneumatiquement afin de l’arrimer.

En plus des équipes au sol et en bateau, des moyens aériens seront déployés pour surveiller Orion alors qu'il descend et amerrit lentement dans l'océan. Au cours des missions Artemis, la capsule voyagera à environ 40 000 km/h avant de ralentir à 500 km/h après être entrée dans l'atmosphère terrestre. Une fois les parachutes déployés, Orion ralentira à environ 30 km/h et planera au-dessus du Pacifique à environ 100 km au large des côtes de la Californie.

"C'était une mission à blanc et elle certifie toute notre équipe pour exécuter notre tâche de récupération", a déclaré Melissa Jones, NASA, Directrice de récupération basé à l’Exploration Ground Systems du Kennedy Space Center en Floride.

Le lancement de la mission Artemis 1 est prévu pour février 2022 depuis le complexe de lancement historique 39B du Kennedy Space Center en Floride. Première d'une série de missions de plus en plus complexes, Artemis 1 sera un essai en vol sans équipage du Space Launch System et du vaisseau spatial Orion, ouvrant la voie à de futures missions en équipage sur la Lune.

L'équipe de récupération de la NASA et du DoD à bord de l'USS John P. Murtha

L'équipe de récupération de la NASA et du DoD à bord de l'USS John P. Murtha

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Artemis 1 est complet !

23 Octobre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Après avoir terminé avec succès les tests de vibration de la maquette de test structurel de l'adaptateur d'étage d’Orion  surmonté du simulateur de masse de ce dernier, cette fois, le 9 octobre, c’est le matériel de vol de l'adaptateur d'étage d’Orion qui a été installé et connecté au sommet de l'étage de propulsion cryogénique intérimaire (ICPS) qui fournira la puissance nécessaire pour envoyer Orion vers la Lune.

Cet adaptateur, construit au Marshall Space Flight Center à Huntsville, Alabama, relie Orion à l'étage de propulsion cryogénique intérimaire (ICPS) doté d’un moteur RL10, construit par Boeing et ULA à Decatur, Alabama, et qui permettra l’insertion trans-lunaire d’Orion.

Artemis 1 est complet !

Ensuite, le 19 octobre, le vaisseau Orion, surmonté de son système d’abandon au lancement, a été transféré du « Launch Abort System Facility » dans la High Bay 4 du VAB.

Artemis 1 est complet !
Artemis 1 est complet !

Le lendemain 20 octobre, les ingénieurs et techniciens d' « Exploration Ground Systems » (EGS) de la NASA et de l'entrepreneur Jacobs (le plus grand fournisseur de services professionnels et techniques de la NASA) ont attaché le vaisseau spatial à l'un des cinq ponts roulants à l'intérieur du VAB et ont commencé à le soulever peu après 04h00 UTC. Enfin, une fois correctement aligné avec son adaptateur, les techniciens l’ont lentement abaissé et fixé.

Artemis 1 est complet !

L’ensemble fait maintenant plus de 98 mètres de haut alors qu'il entre dans la phase finale de ses tests avant le lancement prévu pour février 2022.

Ces prochains essais se focaliseront sur l’ensemble Orion-SLS ainsi qu’avec les systèmes-sol avant de faire rouler la fusée et son vaisseau spatial vers la rampe de lancement pour un test final, connu sous le nom de WDR (Wet Dress Rehearsal) qui permettra à la fusée et à l'équipe de lancement d'effectuer des opérations de chargement de propergol dans les réservoirs de carburant et de procéder à un compte à rebours complet du lancement.

Une fois ces opérations terminées, la NASA réintègrera l’ensemble dans le VAB pour les vérifications finales et fixera une date cible pour le lancement.

Artemis 1 est complet !

Chacune de ces campagnes d'essais à venir évaluera pour la première fois la fusée et Orion en tant que système intégré.

Elles se décomposent en 5 parties distinctes.

Test de vérification d'interface : Vérifier la fonctionnalité et l'interopérabilité des interfaces entre les éléments et les systèmes. 

Les équipes effectueront ce test depuis la salle de tir du centre de contrôle de lancement et commenceront par mettre Orion sous tension pour charger ses batteries et effectuer des vérifications sur la santé et l'état de divers systèmes. Ensuite, les équipes feront de même pour vérifier les interfaces entre l'étage central, les boosters et les systèmes-sol, et assurer la fonctionnalité des différents systèmes, y compris les moteurs de l'étage central et le contrôle de la poussée des boosters, ainsi que l’étage de propulsion cryogénique intérimaire (ICPS). Un dernier test intégré, avec tous les faisceaux de câbles installés dans la fusée et le vaisseau spatial, vérifiera leur capacité à communiquer entre eux et avec les systèmes-sol.

Tests d'ingénierie spécifiques au programme : Assurer la fonctionnalité d'une variété de systèmes différents. 

Après le test de vérification de l'interface pour l'étage central et les boosters, des tests supplémentaires effectueront plusieurs contrôles sur l'étage central et les systèmes de suralimentation, tels qu'un test de contrôle de poussée des boosters. Plus tard, les ingénieurs effectueront un test d'ingénierie supplémentaire lors du transfert sur le pad 39B lors de la WDR.

Test de communication de bout en bout : Tester les fréquences radio du contrôle de mission vers le SLS, l'ICPS et Orion afin de démontrer leurs capacités à communiquer avec le sol. 

Ce test utilise une antenne radiofréquence dans le VAB, une autre près du pad qui couvrira les premières secondes du lancement, ainsi qu'une antenne plus puissante qui utilise le Tracking Data Relay Satellite et le Deep Space Network.

Test de séquençage du compte à rebours : Effectuer un compte à rebours de lancement simulé à l'intérieur du VAB pour vérifier le logiciel et le séquenceur de lancement au sol, qui vérifient la santé et l'état du véhicule sur le pad. 

Les équipes configureront la fusée pour le lancement et exécuteront le séquenceur jusqu'à un point prédéfini du compte à rebours – en testant les réponses de la fusée et du vaisseau spatial et en s'assurant que le séquenceur peut fonctionner sans aucun problème. Le jour du lancement, le séquenceur de lancement au sol passe la main à un séquenceur de lancement automatisé qui prend le relais environ 30 secondes avant le tir.

Wet Dress Rehearsal Testing : Démontrer la capacité à charger les propergols cryogéniques, y compris leur vidage du lanceur, le tout installé sur la plate-forme mobile au pas de tir. 

Plusieurs semaines avant le lancement réel, Artemis I parcourra les 8 kilomètres jusqu'au Pad 39B au sommet du transporteur sur chenilles. Là, il subira des vérifications sur le pad, et les équipes s'entraîneront au compte à rebours de lancement, puis reviendront à T-10 minutes pour démontrer leur capacité à annuler un lancement et vider les réservoirs.

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Seulement 10 cubsats sur Artémis 1

4 Octobre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Avec l'accélération de la campagne de lancement d'Artemis 1, quatre des 14 CubeSats (Lunar Flashlight, CU-E 3 et les jumeaux Cislunar Explorers) ont raté leur fenêtre d'intégration après avoir rencontré des difficultés pour respecter le calendrier du lancement d'Artemis 1. 

Les satellites avaient déjà manqué leur première fenêtre d'intégration, mais en raison de retards dans les tests d'Artemis 1, ils ont reçu une seconde chance et devaient arriver au MPPF (Multi-Payload Processing Facility) du KSC le 26 septembre 2021 pour leur intégration dans l'adaptateur d'étage d’Orion, à l'origine prévu le 28 aux côtés du satellite BioSentinel. Selon des sources internes, ces quatre satellites ont été retirés du calendrier d'intégration tandis que BioSentinel, le seul autre CubeSat restant à être intégré, a été installé avec succès dans l'adaptateur, dans les délais.

L'adaptateur d’Orion devant maintenant arriver au VAB le lundi 4 octobre, avant son intégration le 7 octobre en vue de l'installation d'Orion, les quatre CubeSats doivent désormais trouver un autre trajet vers la Lune. 

L'OSA (Orion Stage Adapter) avec ses 10 cubsats

L'OSA (Orion Stage Adapter) avec ses 10 cubsats

Lunar Flashlight, le plus en vue des quatre satellites, est un CubeSat 6U conçu et exploité par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA en collaboration avec le Marshall Space Flight Center, Georgia Tech et l'UCLA. Sa mission était d'entrer en orbite lunaire afin de découvrir des dépôts de glace d'eau à l'aide d'un spectromètre infrarouge. 

Sélectionné par Advanced Exploration Systems de la NASA au début de 2015 pour voler sur Artemis I, Lunar Flashlight a enduré des mois de difficultés pour tenter de respecter son échéance en raison de son nouveau système de propulsion. Ce système, unique en son genre utilisant un nouveau carburant "vert" mis au point par l'Air Force Research Laboratory, dû être remis au centre Marshall pour être ravitaillé avant son lancement, ajoutant un délai supplémentaire au satellite pour son voyage du JPL au KSC.

Lunar Flashlight (concept)

Le deuxième CubeSat, Earth Escape Explorer (CU-E 3), est un autre CubeSat 6U développé par l'Université du Colorado de Boulder dans le cadre du défi CubeQuest de la NASA. La mission de CU-E était d'utiliser l’assistance gravitationnelle de la Lune afin d'entrer dans une orbite héliocentrique, en s'éloignant lentement de la Terre, dans le but de tester la technologie de communication de CubeSat à longue distance. À la fin de sa mission d'un an, le satellite était censé s’éloigner à près de 10 millions de kilomètres de la Terre.

La dernière mission à rater son lancement est Cislunar Explorers, une paire de CubeSats 3U développés par l'Université Cornell qui avait déjà été officiellement retirée du manifeste Artemis 1 mais s'était vu offrir une seconde chance en raison des retards d'intégration du SLS. La mission de la paire de satellites était de tester un nouveau système de propulsion basé sur l'électrolyse de l'eau, générant de l'hydrogène et de l'oxygène selon les besoins pour propulser le vaisseau spatial. Les deux satellites devaient utiliser leurs propulseurs pour entrer en orbite lunaire, en utilisant des caméras et des capteurs du commerce et de qualité amateur pour naviguer.

Les jumeaux Cislunar Explorers

Comment ces satellites atteindront la Lune après avoir raté Artémis 1 est incertain. Lunar Flashlight sera probablement la première à obtenir un nouveau lancement, en raison de la nature de sa mission de haut niveau construite par le gouvernement. Le sort de CU-E 3 et Cislunar Explorers reste encore inconnu. Cependant, il existe encore des options.

Par exemple, Spaceflight, Inc. a récemment dévoilé son véhicule de transfert cislunaire Sherpa-ES, qui devrait être lancé fin 2022 aux côtés de l'atterrisseur lunaire sans équipage Nova-C d'Intuitive Machines sur une Falcon 9. Sherpa-ES pourrait s’avérer une excellente opportunité pour l'une de ces trois missions CubeSat, avec le véhicule de transfert offrant une optimisation de la trajectoire des derniers kilomètres que le SLS ne serait pas en mesure de fournir. Les satellites pourraient également voler captifs sur le lanceur Vulcan d'ULA lors de missions lunaires à bord du porte-cloison arrière du Centaur V, ou sécuriser une mission dédiée sur un véhicule comme l'Electron de Rocket Lab, telle la mission CAPSTONE.

Bien que malheureux pour les équipes de CubeSat, la fenêtre d'intégration manquée et l'intégration finale de Biosentinel sont un signe qu'Artemis 1 approche rapidement du lancement. Le test modal intégré étant désormais terminé, la date de lancement d'Artemis 1 début 2022 est plus proche que jamais.

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Fin de l'installation du carénage de protection d'Orion Artemis 1

9 Septembre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Après l’installation du LAS d’Orion le 23 juillet dernier,  les équipes du Kennedy Space Center mettent la touche finale au vaisseau spatial de la mission Artemis I en connectant les carénages en forme d’ogive composés de quatre panneaux de protection qui préserveront le module d'équipage des vibrations et des ondes acoustiques importantes qu'il subira lors du lancement.

Le 19 aout, l’installation du premier carénage débutait dans le LASF (Launch Abort System Facility).

Fin de l'installation du carénage de protection d'Orion Artemis 1
Fin de l'installation du carénage de protection d'Orion Artemis 1

Le 30, ce fut au tour du deuxième…

Fin de l'installation du carénage de protection d'Orion Artemis 1

…suivi du troisième le 1er septembre.

Fin de l'installation du carénage de protection d'Orion Artemis 1

Enfin, c’est le 8 septembre que le quatrième carénage a été posé.

Fin de l'installation du carénage de protection d'Orion Artemis 1

On peut maintenant espérer le transfert d'Orion dans le VAB du Kennedy Space Center et son installation sur le SLS courant septembre voire début octobre …

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Un simulateur de masse d'Orion et des ombilicaux sur le SLS Artemis 1

19 Août 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Un simulateur de masse Orion a été installé avec succès sur l'adaptateur d'étage d'Orion du SLS. On voit sur les photos ci-dessous une vue rapprochée du simulateur de masse Orion reposant sur l’adaptateur d’étage d’Orion (OSA - Orion stage adapter) au sommet du SLS, à l'intérieur du Vehicle Assembly Building (VAB) du Kennedy Space Center, le 12 août 2021.

La maquette de test, représentant la masse et le poids du matériel de vol réel, est utilisée pour divers tests à l'intérieur du VAB avant les opérations d'empilement du vaisseau Orion.

Un simulateur de masse d'Orion et des ombilicaux sur le SLS Artemis 1
Un simulateur de masse d'Orion et des ombilicaux sur le SLS Artemis 1

Pendant ce temps, l'ombilical inter-réservoir de l'étage central - l'une des multiples connexions de la plate-forme mobile de lancement (mobile launcher) qui fournira l'énergie, les communications et les gaz sous pression à la fusée - a été relié à l'étage central du SLS. Avant que le vaisseau spatial Orion puisse être empilé au-dessus du SLS, les équipes effectuent divers tests pour s'assurer que le lanceur peut communiquer correctement avec les systèmes au sol qui seront utilisés lors du lancement.

Un simulateur de masse d'Orion et des ombilicaux sur le SLS Artemis 1
Un simulateur de masse d'Orion et des ombilicaux sur le SLS Artemis 1
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Installation du LAS sur Orion Artemis 1

27 Juillet 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Après avoir effectué les opérations de remplissage et terminé les derniers tests dans le « Multi-Payload Processing Facility » au KSC mi-juillet, Orion Artemis 1 a maintenant atteint son prochain arrêt sur le chemin le menant à l'aire de lancement : l’installation du système d'abandon au lancement « LAS ».

Ce dernier a été relié au vaisseau spatial le 23 juillet.  La prochaine étape sera de fixer les carénages en forme d’ogive pour encapsuler le module d'équipage avant de déplacer l’ensemble vers le VAB pour l'empiler au sommet du SLS.

Les techniciens vont donc prochainement installer quatre panneaux qui composent ce carénage dont le but est de protéger le vaisseau spatial de la chaleur, de la pression de l'air et des environnements acoustiques pendant le lancement et l'ascension. Le LAS, qui surmontera le carénage, abritera la pyrotechnie et un moteur de largage. Le système sera également équipé d'instruments pour enregistrer les données de vol clés pour une étude ultérieure.

Mais pour ce vol, les moteurs qui éloignent le vaisseau spatial de la fusée et contrôlent son attitude afin de le diriger pour son amerrissage lors d’un abandon au lancement, ne seront pas fonctionnels pour la mission Artemis I sans équipage. Seul le moteur de largage sera équipé pour séparer le LAS d'Orion en vol, une fois son rôle terminé, allégeant Orion de plusieurs tonnes pour son voyage vers la Lune.

Installation du LAS sur Orion Artemis 1
Installation du LAS sur Orion Artemis 1

Pendant ce temps, les équipes du VAB ont installé l'adaptateur d'étage au sommet du SLS suivi de l'ICPS (Interim Cryogenic Propulsion Stage) qui fournira à Orion la poussée nécessaire pour naviguer au-delà de la Lune.

Le « Launch Vehicle Stage Adapter » (LVSA)
Le « Launch Vehicle Stage Adapter » (LVSA)

Le « Launch Vehicle Stage Adapter » (LVSA)

L'ICPS

L'ICPS

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Une nouvelle technique d'entrée pour Orion lors de la mission Artemis 1

10 Avril 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Lorsque le vaisseau spatial Orion s’approchera de la Terre après sa mission Artemis 1, il tentera pour la première fois pour un vaisseau spatial habitable, une entrée atmosphérique par rebond - une manœuvre conçue pour localiser précisément son point d'atterrissage dans l'océan Pacifique.

Au cours de ce rebond, Orion plongera dans la partie supérieure de l'atmosphère terrestre et utilisera cette atmosphère, ainsi que le redressement de la capsule, pour rebondir hors de l'atmosphère, puis rentrera de nouveau pour la descente finale sous parachutes et l’amerrissage. 

« L'entrée par rebond aidera Orion à atterrir plus près de la côte des États-Unis, où les équipes de récupération l’attendront » a déclaré Chris Madsen, directeur du sous-système de guidage, de navigation et de contrôle d'Orion. « Lorsque nous piloterons l'équipage d’Orion lors d’Artemis 2, la précision d'atterrissage nous aidera vraiment à nous assurer que nous sommes capables de récupérer rapidement les astronautes et réduire le nombre de ressources stationnées dans l'océan Pacifique. »

En effet, lors des missions Apollo, le vaisseau spatial entrait directement dans l'atmosphère terrestre et ne pouvait ensuite parcourir que jusqu'à 2800 km au-delà du point d’entrée atmosphérique avant d’amerrir. Cette portée limitée exigeait que des navires de la marine américaine soient stationnés dans plusieurs endroits éloignés. En utilisant une entrée par rebond, Orion peut voler jusqu'à près de 9000 km au-delà du point d'entrée, permettant au vaisseau spatial de se poser avec plus de précision. L'entrée par rebond permet en fin de compte au vaisseau spatial d'amerrir avec précision et de manière cohérente sur un même site d'atterrissage, quel que soit le moment et l'endroit d’où il revient.

Bien que ce concept existe depuis l'ère Apollo, il n'a pas été utilisé à l'époque car Apollo manquait de la technologie de navigation, de puissance de calcul et de la précision nécessaires.

« Nous avons repris une grande partie des connaissances acquises par Apollo et les avons intégrées dans la conception d'Orion, dans le but de fabriquer un véhicule plus fiable et plus sûr à moindre coût », a déclaré Madsen. « Certaines des nouvelles techniques que nous réalisons sont différentes et offrent plus de capacités qu’Apollo. »

L'entrée par rebond permettra également aux astronautes de subir des forces g plus faibles. Au lieu d'un seul événement d'accélération élevée, il y en aura deux mais inférieurs d'environ 4g chacun, permettant une conduite plus sûre et plus douce.

La division des événements d'accélération divise également le frottement atmosphérique, ce qui n'est pas une mince affaire pour un vaisseau spatial devant supporter jusqu’à 2800° C. La chaleur qu'il subira lors de la rentrée sera donc répartie sur deux événements, ce qui réduira le taux de chaleur dans les deux cas et en fera un trajet plus sûr pour les astronautes.

Au cours des missions Artemis, Orion amerrira à environ 80 km au large de San Diego, en Californie, où les équipes de secours seront proches et pourront récupérer rapidement le vaisseau spatial. Cette récupération rapide sera plus sûre pour les astronautes et plus rentable qu'Apollo en éliminant la nécessité pour la Marine de déployer beaucoup de navires dans l'océan cible.

Une nouvelle technique d'entrée pour Orion lors de la mission Artemis 1
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Le module de service européen pour la mission Artemis 1 est en cours d’alimentation.

6 Avril 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

L’ESM a tout d’abord été mis sous tension pour vérifier à nouveau ses systèmes après son court voyage de quelques kilomètres du Neil Armstrong Operations and Checkout facility au Multi Payload Processing Facility réalisé mi-janvier dernier.

Ensuite, il a été alimenté avec du MON3 (Mixed oxides of nitrogen), un mélange de deux oxydes d'azote utilisés comme comburant dans les propergols liquides azotés. Ce propulseur est toxique et possède un fort potentiel de corrosion, donc un grand soin a été pris pour protéger le personnel et l'intégrité de l'engin spatial pendant cette opération.

Après le comburant viendra le carburant (du MNH, monométhylhydrazine, utilisée comme ergol pour la propulsion spatiale) qui sera pompé dans les réservoirs du module de service européen. Pendant le fonctionnement des moteurs de vol, lorsque le carburant est mélangé avec l'oxydant dans les chambres de combustion du moteur, le mélange se dilate et se propage hors des buses du propulseur pour contrôler la trajectoire d'Orion pendant sa mission autour de la Lune et son retour sur Terre.

Le ravitaillement a commencé la semaine dernière et le chargement en MON3 s'est terminé le 1er avril. Le MMH suivra plus tard. Ensuite, le système sera alimenté en hélium à haute pression qui sert d'agent de pressurisation pour les réservoirs de propulseur du module de service européen, garantissant la pression correcte aux entrées du moteur.

Une fois que cela sera terminé, le vaisseau spatial sera déplacé vers le « Launch abort system facility », où il sera intégré au système d'interruption du lancement (LAS), avant d'être hissé au-dessus du lanceur dans le VAB, en attendant son déploiement vers la rampe de lancement et son lancement.

Le module de service européen pour la mission Artemis 1 est en cours d’alimentation.

Mise à jour, le 23 mai :

Le chargement du réservoir d'oxydant du module de service d’Artemis 1 par l'équipe EGS (Exploration Ground Systems) s'est terminé le 31 mars et la pressurisation pour le vol a été achevée le 1er avril 2021. 4,6 tonnes d’oxydant (Ox) ont été chargé et l'équipe a terminé les contrôles de pression des réservoirs.

Le 21 avril, le carburant a été à son tour chargé et le 22 avril, suite à l’intrusion d’un oiseau dans la highbay qui a lâché une déjection sur le vaisseau spatial, celui-ci s’est retrouvé sous une bâche en plastique afin de le protéger d’une nouvelle « attaque »…. Une « non-conformité » a donc été rédigée et l'ingénierie a évalué les mesures correctives à prendre. Le 10 mai, la situation était redevenue nominale sans que l’on sache ce qui a été fait (sans doute, un simple nettoyage).

Le 18 mai, le chargement en carburant du module d’équipage Orion était terminé.

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Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF

17 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Samedi, les ingénieurs en charge du vaisseau spatial Orion l’ont transféré du Neil Armstrong Operations & Checkout Building au Multi-Payload Processing Facility (MPPF) du KSC en Floride.

Neil Armstrong Operations & Checkout Building

Le Neil Armstrong Operations & Checkout Building, outre ses quartiers d’équipage, de dortoirs et d’habillage pour les astronautes, est un grand atelier utilisé pour la fabrication et le contrôle des vaisseaux spatiaux habités. Depuis avril 2020, Orion y a été assemblé, testé et préparé pour son lancement.

Multi-Payload Processing Facility

Ces opérations terminées, le vaisseau a été transféré hier au MPPF. Cet édifice, construit au milieu des années 90, est utilisé pour le traitement des vaisseaux spatiaux et charges utiles. Déplacé hors de l'O & C, coiffé d’un couvercle, sur une palette adaptée et d'un système de palier à air qui se trouve au-dessus d'un transporteur, Orion sera positionné sur un stand permettant un accès à 360°. Tous les gaz et fluides tels l’ammoniac, l'hélium et l'azote seront alors chargés dans les modules d'équipage et de service par les ingénieurs et techniciens d'EGS (Exploration Ground Systems) de la NASA, son entrepreneur principal Jacobs Technology et d'autres organisations.

Le ravitaillement en carburant de ces produits dangereux, dont certains ont été utilisés dans le système de manœuvre et les unités de puissance hydraulique de la Navette spatiale, sera effectué à distance depuis la salle du centre de contrôle des lancements (LCC). Divers racks d'équipements électriques de soutien au sol permettront aux techniciens d'alimenter l'engin spatial et d'effectuer des opérations de service à distance. La température et l'humidité du vaisseau seront étroitement contrôlées à l'aide de mini-unités de purge portables, qui fournissent un débit constant d'air conditionné.

Les équipes orneront également Orion avec le logo « worm », symbole emblématique de la NASA, sur l'adaptateur du module d'équipage, ainsi que l’insigne de la NASA et les décalcomanies de l'Agence spatiale européenne sur les panneaux de carénage largables qui protègent le module de service du véhicule lors du lancement.

Avec ce transfert formel de propriété du programme Orion et de l'entrepreneur principal Lockheed Martin, le vaisseau spatial passera de la fabrication et de l'assemblage au traitement pour le vol.

Une fois Orion ravitaillé et les dernières vérifications effectuées, son couvercle de transport réinstallé, les ingénieurs déplaceront le vaisseau spatial vers le Launch Abort System Facility, où la tour du système d’abandon au lancement (LAS) ainsi que les panneaux de protection qui lui donne sa forme aérodynamique seront installés.

Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
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