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Le module de service européen pour la mission Artemis 1 est en cours d’alimentation.

6 Avril 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

L’ESM a tout d’abord été mis sous tension pour vérifier à nouveau ses systèmes après son court voyage de quelques kilomètres du Neil Armstrong Operations and Checkout facility au Multi Payload Processing Facility réalisé mi-janvier dernier.

Ensuite, il a été alimenté avec du MON3 (Mixed oxides of nitrogen), un mélange de deux oxydes d'azote utilisés comme comburant dans les propergols liquides azotés. Ce propulseur est toxique et possède un fort potentiel de corrosion, donc un grand soin a été pris pour protéger le personnel et l'intégrité de l'engin spatial pendant cette opération.

Après le comburant viendra le carburant (du MNH, monométhylhydrazine, utilisée comme ergol pour la propulsion spatiale) qui sera pompé dans les réservoirs du module de service européen. Pendant le fonctionnement des moteurs de vol, lorsque le carburant est mélangé avec l'oxydant dans les chambres de combustion du moteur, le mélange se dilate et se propage hors des buses du propulseur pour contrôler la trajectoire d'Orion pendant sa mission autour de la Lune et son retour sur Terre.

Le ravitaillement a commencé la semaine dernière et le chargement en MON3 s'est terminé le 1er avril. Le MMH suivra plus tard. Ensuite, le système sera alimenté en hélium à haute pression qui sert d'agent de pressurisation pour les réservoirs de propulseur du module de service européen, garantissant la pression correcte aux entrées du moteur.

Une fois que cela sera terminé, le vaisseau spatial sera déplacé vers le « Launch abort system facility », où il sera intégré au système d'interruption du lancement (LAS), avant d'être hissé au-dessus du lanceur dans le VAB, en attendant son déploiement vers la rampe de lancement et son lancement.

Le module de service européen pour la mission Artemis 1 est en cours d’alimentation.
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L'ESM lors d'Artemis 1, en vidéo, par l'ESA.

9 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

Cette vidéo du vaisseau spatial Orion donne un aperçu de la première mission - sans astronautes – d’Artemis 1, en se concentrant sur le module de service européen de l'ESA qui alimente le vaisseau spatial.

Orion effectuera un survol de la Lune, en utilisant la gravité lunaire pour gagner de la vitesse et se propulser à 70 000 km au-delà de notre satellite, à près d'un demi-million de kilomètres de la Terre - plus loin qu'aucun humain n'ait jamais voyagé.

Lors de son voyage retour, Orion effectuera un autre survol de la Lune avant de revenir sur Terre. Le voyage durera environ 20 jours, se terminant par un amerrissage dans l'océan Pacifique sans le module de service européen qui se sépare avant la phase d’entrée atmosphérique et s’y consume sans danger.

Vous noterez que lorsque l'ICPS allume ses propulseurs, les panneaux solaires sont orientés vers l'arrière, ceci afin de réduire les contraintes sur leurs structures. (Image ci-contre)

 

 

 

A contrario (image ci-dessus), lors de l'allumage de l'ESM, ces mêmes panneaux solaires sont orientés vers l'avant afin de les protéger du moteur principal. Ce dernier est plus proche de l'ESM que ne le sont ceux de l'ICPS et produit aussi moins de puissance donc de contraintes.

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Connexion de l'ESM-1 avec l'adaptateur du module d'équipage

21 Novembre 2018 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

Le module de service européen (ESM-1) se trouve donc maintenant au Centre spatial Kennedy en Floride  et est prêt à être connecté à l'adaptateur de module d'équipage qui sera lui-même ultérieurement connecté au module d'équipage. Mais comment connecter deux composants si différents, l’un construit en Europe et l’autre aux États-Unis?

L’ESM-1, placé dans le bâtiment appelé « Neil Armstrong Operations & Checkout Building » du Kennedy Space Center, a vu l’adaptateur de module d’équipage se faire hisser au-dessus de lui. Une grue l’a soulevé et posé, mais pas directement sur le module de service comme on pourrait s'y attendre, mais sur une structure de support.

Et par en-dessous, le module de service est lentement soulevé par une plate-forme mobile pour se connecter à l'adaptateur de module d'équipage. Cette façon de procéder permet un alignement précis dans chaque direction car la plate-forme peut déplacer le module de service européen en lui offrant six degrés de mouvement et de rotation. Les mesures laser sont continuellement vérifiées pour s’assurer que la lente montée se déroule comme prévu.

Le processus est extrêmement lent pour l'observateur, car la plate-forme est soulevée très doucement, à la vitesse de quelques centimètres par heure. Pour les opérateurs qui surveillent le mouvement et la manière dont les éléments d'insertion des deux modules s'alignent, la lenteur est essentielle pour obtenir une connexion parfaite du premier coup. Cela implique des périodes de mouvement suivies de longues pauses pendant lesquelles contrôles et mesures (et discussions!) sont effectués.

Discussions lors de la connexion des modules.

Une fois que le contact entre les deux modules est établi, une force supplémentaire est appliquée par le dessous pour continuer le couplage et l'alignement avec une vérification constante.

Les boulons de connexion permettant de maintenir les modules en place se trouvent sur six supports de la structure du module de service européen disposés sur toute sa périphérie. Il faut 192 boulons pour maintenir la structure en place qui devra résister aux intenses forces de lancement et lors du vol spatial.

Une fois les 192 boulons en place, les travaux de connexions débuteront pour l’alimentation, les données et le soudage des tuyaux pour les fluides tels que l’eau et le carburant.

Le module de service européen et l'adaptateur de module d'équipage ont été en contact pour la première fois le mardi 13 novembre et ils ne seront plus jamais séparés. Et c'est durant le week-end suivant que les boulons à la périphérie des modules ont tous été installés

L'adapataeur du module d'équipage
L'adapataeur du module d'équipage

L'adapataeur du module d'équipage

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L'ESM-1 s'envole pour les Etats-Unis.

5 Novembre 2018 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

Lundi matin 5 novembre 2018, le premier module de service européen d'Orion a été chargé sur dans un Antonov An-124 à l'aéroport de Brême et envoyé de l'autre côté de l'Atlantique au Centre spatial Kennedy de la NASA en Floride, aux États-Unis.

Le module a été emballé dans un conteneur sur mesure qui maintient son environnement dans des limites acceptables pour le transport. Il fera escale à Hambourg, en Allemagne, et Portsmouth, aux États-Unis, pour  du ravitaillement et les formalités douanières.

Conçu et fabriqué en Italie et en Allemagne, le puissant module est la contribution de l'Europe au retour de l'homme sur la Lune. Il contiendra le carburant ainsi que les consommables pour les astronautes: oxygène, azote et eau.

Le module de service européen a été construit par le contractant principal Airbus et de nombreuses entreprises européennes fournissent les composants.

L'arrivée au KSC est prévue le 6 novembre.

L'ESM-1 s'envole pour les Etats-Unis.

6 novembre

Le module de service européen d’Orion est bien arrivé au Centre spatial Kennedy.

Maintenant, en amont de la mission EM-1, les ingénieurs vont effectuer tout un tas de tests et vérifications d'intégration afin de s'assurer que tous les éléments fonctionnent correctement avant que le module de service européen ne soit connecté au module d'équipage d'Orion.

Les équipes souderont les lignes de fluide pour acheminer gaz et carburant et établiront les connexions électriques. Le module de service et le module d’équipage seront appariés et le vaisseau spatial combiné sera envoyé à Plum Brook station au centre de recherche Glenn dans l’Ohio au début de l’année prochaine, où il sera soumis à des tests continus pendant 60 jours dans la plus grande chambre à vide thermique du monde afin de garantir à Orion sa résistance à l'environnement hostile de l'espace profond. 

Une fois ces tests terminés, le système reviendra à Kennedy pour être intégré au SLS en vue de son lancement. 

L'ESM-1 à la porte du "Neil Armstrong Operations and Checkout Building" au KSC.

L'ESM-1 à la porte du "Neil Armstrong Operations and Checkout Building" au KSC.

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L'ESM-1 prêt pour être transféré au KSC

4 Octobre 2018 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

Le premier module de service construit en Europe pour le vaisseau spatial Orion est enfin prêt à être expédié aux États-Unis pour sa préparation finale avant son lancement prévu mi-2020.

Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Brème en Allemagne le 3 octobre, dans le cadre du 69e Congrès astronautique international (IAC), des représentants de la NASA, de l’ESA et des entreprises associées au programme ont déclaré que le premier module de service européen, la "centrale électrique" d’Orion, devrait être expédiée d'une usine d’Airbus voisine, à la fin du mois

« Nous prévoyons de l'expédier le 29 octobre », a déclaré Nico Dettmann, responsable du groupe de développement de l'exploration de l'ESA. « Certains tests finaux du module de service pourraient retarder cette expédition d'une semaine », a-t-il déclaré, « mais nous sommes très confiants pour la date du 29. »

Le module de service sera envoyé au Kennedy Space Center, où il sera couplé au module d'équipage Orion déjà présent et fera l'objet de tests supplémentaires en vue de son lancement sur le SLS. « Ce module d’équipage est effectivement achevé », a déclaré Mike Hawes, vice-président et directeur du programme Orion chez Lockheed Martin, malgré quelques travaux nécessitant le remplacement de boîtiers d’avioniques. « L'équipe américaine est prête », a-t-il déclaré.

EM-1 à Brème

Le développement du module de service a subi des retards importants en raison de problèmes techniques qui ont obligé Lockheed à fournir certains de ses techniciens à Airbus, le maître d’œuvre du module, pour accélérer les choses.

« Le premier exemplaire a toujours le caractère d'être le premier du genre », a déclaré Oliver Juckenhöfel, vice-président des services en orbite et de l'exploration chez Airbus. Il a ajouté que la société intégrait les leçons tirées du premier module de service pour les prochains, ainsi que des améliorations de conception et d'autres modifications visant à réduire sa masse.

Certains de ces changements devront refléter le fait que, contrairement au vol de mission d'exploration non habité (EM) 1 pour lequel le premier module de service a été construit, les futures missions d'Orion seront dotées d'un équipage. « Pour la mission EM-1, nous avons bénéficié de certaines circonstances qui nous ont permis de déroger aux exigences car il n'y avait pas d'équipage à bord », a déclaré Dettmann. « Il y a une obligation stricte de les corriger pour EM-2. »

La livraison du module de service dans les semaines à venir permettra à la mission de rester sur la bonne voie pour un lancement en 2020. « Si nous obtenons le module de service d’ici novembre, nous visons une date de lancement d’EM-1 pour juin 2020 », a déclaré Kirasich,  responsable du programme Orion à la NASA.

EM-2 en pré-intégration

D’autre part, Airbus a déjà commencé la construction du deuxième et même du troisième module de service, a déclaré Juckenhöfel. Le développement de ces modules implique un ensemble complexe de contrats pour l'ESA, notamment avec Airbus et des accords avec la NASA, ainsi qu'un soutien des États membres de l'ESA.

David Parker, directeur de l'exploration humaine et robotique à l'ESA, a déclaré que le Conseil de l'ESA avait donné son accord en juin pour commencer à acheter le troisième module de service. « Nous sommes en train de passer un contrat commercial avec Airbus, dans l'attente d'une proposition », a-t-il déclaré. « Les articles à long délai de livraison sont déjà sous contrat, alors tout est opérationnel. »

Le quatrième module de service sera inclus dans le paquet de propositions que les États membres de l'ESA examineront lors de la prochaine réunion ministérielle de fin 2019. À long terme, Parker a déclaré que l'ESA envisageait l'achat en bloc de plusieurs autres modules de service au-delà du quatrième. À ce stade du développement du module, a-t-il noté, la conception devrait être stable, ce qui rendrait un tel accord possible.

Dans le même temps, Parker a déclaré que l'ESA avait « des discussions en cours » avec la NASA sur un accord pour fournir ces modules de service. Les deux premiers modules de service ont été fournis par l'ESA en échange de services logistiques ISS. « Cet accord futur », a-t-il déclaré, « pourrait faire partie d'un ensemble d'exploration plus large qui comprendra également des contributions européennes à au Lunar Gateway (LOP-G). »

Un tel accord pourrait inclure des dispositions permettant aux astronautes de l'ESA de voler lors de futures missions Orion. « Le but est évidemment d’avoir un astronaute européen » en mission, a-t-il déclaré.

 

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Intégration terminée pour le 1er module de service européen

18 Septembre 2018 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

La semaine dernière, au hall d'intégration d'Airbus à Brême, en Allemagne, les techniciens ont installé le dernier radiateur du module de service européen pour Orion, marquant ainsi la fin de l'intégration d'ESM-1.

Ce module de service qui fournira l'énergie, l'eau, l'air et l'électricité aux vaisseaux spatiaux Orion est maintenant complet pour la première mission EM-1 qui effectuera un survol lunaire sans astronaute pour démontrer les capacités de l'engin spatial.

Tout comme la fermeture du capot d’une voiture, avec les radiateurs en place, les techniciens ne peuvent plus accéder aux composants.

Intégration terminée pour le 1er module de service européen

Ils ont travaillé 24 heures sur 24 en trois équipes pour compléter son assemblage et débutent actuellement les dernières étapes de ses tests approfondis. Les ingénieurs vont mettre le module à l'épreuve avec des essais fonctionnels qui incluent la vérification des radiateurs nouvellement installés et le test du système de propulsion avec ses conduites complexes qui fournissent carburant et oxydant aux 33 moteurs de l'engin spatial.

Une fois terminé, le module de service sera emballé et acheminé au Kennedy Space Center de la NASA en Floride, aux États-Unis. Les panneaux solaires d'Orion seront expédiés séparément, également depuis Brême. Aux États-Unis, le module sera assemblé au module adaptateur et au module d’équipage et, pour la première fois, l'engin spatial complet sera exposé.

Plus de tests attendent ensuite le vaisseau spatial Orion à Plum Brook Station où il sera placé dans la plus grande chambre à vide du monde pour simuler son vol et soumis à des tests acoustiques pour imiter les vibrations intenses qu'Orion subira lors de son lancement sur le SLS.

Intégration terminée pour le 1er module de service européen

Pendant ce temps, les techniciens de Brême ne se reposent pas car le travail sur le deuxième module de service européen (ESM-2) est déjà bien avancé. La structure est terminée et plus de 11 km de câbles pour les ordinateurs et les systèmes de support-vie sont en cours d’installation pour la mission habitée EM-2.

Intégration terminée pour le 1er module de service européen
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Dernières vérification de l’ESM par Airbus avant son transfert au KSC

16 Juin 2018 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

L’ESM-1 fait actuellement l'objet de tests fonctionnels de ses sous-systèmes dans son bâtiment d'assemblage, d'intégration et de tests (Assembly, Integration, and Testing facility  - AIT) à Brême, en Allemagne, suite à l'achèvement de l’installation de la plupart de ses composants. Également connu sous le nom de Flight Model-1 (FM-1), le module sera envoyé au Centre spatial Kennedy cet été où débutera son assemblage au vaisseau spatial Orion. Pendant ce temps, le Flight Model-2 (FM-2) a rejoint son module frère dans la salle blanche à Brême pour commencer son assemblage primaire.

"L'objectif principal sur lequel nous travaillons en ce moment est le test fonctionnel du sous-système de propulsion et du sous-système des consommables, à savoir l'eau et l'oxygène pour les astronautes" a déclaré Bas Theelen, vice-président du programme ESM d'Orion.

Ce sont les derniers gros travaux à effectuer avant l’expédition au KSC. Il manque encore un ou deux éléments mais des solutions de rechange existent. Reste aussi, par exemple, un chauffage déconnecté ou le câblage d'un harnais parfois incorrect mais rien de grave… Le travail s’effectue 24/24h et 7/7 jours pour rester dans les temps.

Installation de l'OMS-E sans sa tuyère

Installation de l'OMS-E sans sa tuyère

Le moteur principal OMS-E sans sa tuyère, les deux groupes de deux réservoirs de carburant et d'eau ont été installés récemment dans la partie supérieure du module et ont été des jalons importants dans le processus de montage car ce sont des moments de non-retour : la conception de l'ESM est très dense et à partir du moment où les réservoirs sont installés, tout ce qui se trouve derrière n'est plus accessible.

Au moment de l'expédition, il manquera à l'ESM ses panneaux solaires et la tuyère du moteur OMS-E. Cette dernière est déjà aux États-Unis et y sera fixée ultérieurement. Quant aux panneaux solaires, ils seront expédiés séparément vers les États-Unis.

L'installation des radiateurs à l'extérieur tout autour du module sera l'une des dernières étapes avant l'expédition. "A partir du moment où vous les avez installé, vous ne pouvez plus atteindre le matériel", a déclaré Theelen. "Dès qu’ils auront été installés, nous aurons terminé."

Diagramme de l'ESM

Diagramme de l'ESM

L'ESM est composé de plusieurs sous-systèmes : en plus de la structure physique, il en existe couvrant la propulsion, l'énergie électrique, le contrôle thermique, les consommables et l'avionique. Mise à part la  propulsion et des consommables, la plupart des autres sous-systèmes sont plus dépendants des équipements que Lockheed Martin est en train d'assembler dans le module d'équipage et l'adaptateur de module d'équipage en Floride.

Par exemple, pour l’avionique, il n’y a pas d’ordinateur de bord, ici. C'est la responsabilité de Lockheed Martin car il est situé dans l'adaptateur de module d'équipage. Il est donc impossible de la tester à Brême. Idem pour le sous-système d'alimentation : les panneaux solaires sont bien présents, mais ils n’ont pas leurs batteries.

Les sous-systèmes de l'ESM

Les sous-systèmes de l'ESM

Le CSS (Consumable Storage System) se compose de quatre réservoirs chargés d'oxygène et d'azote pour l'atmosphère de la cabine et de quatre réservoirs d'eau. EM-1 est le premier vol intégré pour le vaisseau spatial Orion, mais il s'agit d'un test sans équipage. Pour économiser du temps, l’ESM pour cette mission ne comportera qu'un réservoir rempli d'azote et un autre d'eau. Les autres seront des simulateurs de masse.

Diagramme du CSS

Diagramme du CSS

Lorsque le module sera prêt, il sera transporté en Antonov depuis Brême jusqu'en Floride, dans un grand conteneur. Airbus aura une vingtaine de personnes sur place et d'autres, à distance, prêts à intervenir en cas de nécessité. Une fois là-bas, l’ESM subira les procédures normales de déballage et d'inspection entrante puis une révision de préparation à l'intégration avec l'adaptateur de module d'équipage dans lequel se trouvent le reste des sous-systèmes d'alimentation et d'avionique. 

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Un mariage très spécial a eu lieu dans la salle blanche d'Airbus à Brême

24 Mai 2018 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

Un moteur déjà utilisé du système de manœuvre orbitale de la navette spatiale américaine (OMS-E) s'est uni avec le module de service européen de l'ESA actuellement en cours d'assemblage à Brême.

Ce moteur fournira la poussée principale pendant le voyage d'Orion vers la lune. C'est l'un des 33 moteurs déjà installés. Outre l'OMS-E, il y a 8 propulseurs auxiliaires et 24 propulseurs de contrôle d'attitude. Ce moteur a déjà effectué 19 missions pour la navette et est maintenant prêt pour sa dernière mission. 

Avec cet assemblage tous les moteurs sont maintenant intégrés dans l'ESM d'Orion. Les photos montrent les équipes réunies d'Airbus, d'ArianeGroup et de la NASA lors de l'intégration du moteur.

Un mariage très spécial a eu lieu dans la salle blanche d'Airbus à Brême
Un mariage très spécial a eu lieu dans la salle blanche d'Airbus à Brême
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Des réservoirs et des panneaux solaires pour l’ESM

28 Avril 2018 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

Le module de service européen a franchi une étape importante ces dernières semaines avec l'installation de ses réservoirs de carburant et les tests de ses panneaux solaires. 

Les grands réservoirs qui fourniront le propergol pour le vaisseau spatial sont maintenant bien ajustés à l'intérieur du vaisseau spatial, dans le bâtiment d’assemblage d’Airbus à Brême en Allemagne.

Les quatre réservoirs contiennent chacun environ 2 000 litres de propergol. Dans le vide spatial, il n'y a pas d'air, alors les réservoirs de carburant des engins spatiaux sont remplis d’oxydant et de carburant qui, une fois mélangés, s’enflamment et fournissent la poussée nécessaire. 

Les deux ensembles de réservoirs sont reliés par des conduites complexes vers les 33 moteurs. Des capteurs et des ordinateurs contrôlent le système. 

Le module de service européen est un petit mais complexe engin spatial rempli d'équipements. Les grands réservoirs ont donc été installés en dernier pour permettre aux techniciens de disposer de plus de place pour travailler. Thierry Kachler, responsable de la propulsion à ESA pour Orion, a déclaré : «L'installation des réservoirs fut une réussite et un grand pas vers le début des essais d'acceptation finaux en Europe ».

Des réservoirs et des panneaux solaires pour l’ESM

Pendant ce temps, les panneaux solaires qui fourniront l'électricité à Orion sont testés au « Technical heart » de l’ESA, aux Pays-Bas. Repliés sous la coiffe, ces fragiles panneaux solaires devront survivre au lancement à bord du SLS. Une fois libérés de la fusée, ils se déplieront et se tourneront vers le Soleil pour fournir de l'énergie. 

Pour s'assurer qu’ils fonctionneront après le lancement, les ingénieurs de l'ESA les soumettent à des tests rigoureux qui dépassent de loin ce qu'ils subiront le jour du lancement. Cela consiste à les faire vibrer sur une table tremblante et les placer devant d’énormes enceintes acoustiques qui recréent les conditions de lancement. Une fois ces tests réussis, ils pourront être envoyés à Brême pour rejoindre le module de service ESM. 

Celui-ci doit être livré aux Etats-Unis cet été pour d'autres tests et son intégration avec l'adaptateur du module d'équipage.

Des réservoirs et des panneaux solaires pour l’ESM
Des réservoirs et des panneaux solaires pour l’ESM
Des réservoirs et des panneaux solaires pour l’ESM
Des réservoirs et des panneaux solaires pour l’ESM
Des réservoirs et des panneaux solaires pour l’ESM

16 mai 2018

Après le succès des tests de vibration et acoustique, les ailes ont été déplacées dans une salle blanche d'Airbus à Leiden, aux Pays-Bas, pour des tests de déploiement. 

Les ailes solaires sont repliées pour le lancement, mais doivent se déployer une fois le vaisseau dans l'espace pour pouvoir convertir les rayons solaires en électricité.

Les ailes imagées ici se sont déployées en moins de deux minutes, bien en dessous des 5 minutes requises. Grâce à un interrupteur, des couteaux thermiques ont été mis sous tension, coupant les câbles de retenue et libérant les maintiens par paires.

Des réservoirs et des panneaux solaires pour l’ESM
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Livraison du PDE pour l’ESM

30 Novembre 2017 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

À mesure que le module de service d'Orion ESM est assemblé et testé chez Airbus à Brême, de plus en plus de sous-systèmes sont terminés et prêts à être intégrés.

 

33 moteurs assureront le voyage en toute sécurité d’Orion vers la lune et son retour vers la Terre. Pour faire fonctionner ce système de propulsion complexe, le « Propulsion Drive Electronics » - PDE - joue un rôle essentiel. 

Ce boitier de « Commande électronique de propulsion »  a été conçu, développé et construit par le département « Avionics Engineering and Design » d'Airbus D&S à Brême en Allemagne. Le chef de projet, Felix Rettig, se félicite de cette nouvelle livraison. 

« Notre équipe a travaillé dur au cours des dernières années et maintenant c'est un grand moment de voir nos boîtiers électroniques prêts pour leur intégration dans un vaisseau spatial qui voyagera sur la Lune. Un très grand merci à toute l'équipe. »



« Le PDE est un élément central du système de propulsion » explique Felix Rettig. « Les boîtiers d'avionique contrôlent avec précision les 33 propulseurs de l’ESM et acquièrent les données de mesure pour plus d'une centaine de signaux de capteurs de pression et de température. »

L’ingénieur en chef de l'ESM d’Orion, Matthias Gronowski est, lui aussi, ravi de voir arriver cette livraison: « C'est génial de voir de plus en plus de pièces être livrées dans notre salle blanche pour l'assemblage, l'intégration et le test. »

Chaque module de service ESM sera équipé de deux boîtiers PDE pour la redondance et la tolérance aux pannes requises. Ils seront connectés au contrôleur de gestion des véhicules -  Vehicle Management Controller - situé dans la capsule d'équipage du vaisseau spatial Orion et feront partie de l'ensemble du système de propulsion avec les moteurs, les réservoirs, les circuits de fluide et les capteurs. 

Le logiciel des PDE a été développé au plus haut niveau des standards ESA et NASA, avec la mise en place d'un logiciel embarqué de catégorie A pour assurer une tolérance extrême aux pannes.

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