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artemis 2

Le SLS Artemis 2 prend corps

19 Décembre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

Le 8 décembre dernier, l’adaptateur d'étage du SLS de la mission Artemis 2, construit au Marshall Space Flight Center de la NASA par l'entrepreneur principal Teledyne Brown Engineering d’Huntsville en Alabama, a été déplacé vers une nouvelle zone de fabrication.

Avant cela, les équipes lui ont appliqué  un isolant en mousse pulvérisée permettant de le protéger pendant le vol. Par la suite, elles doteront son intérieur de plates-formes qui permettront aux techniciens d'y accéder lors de l'assemblage avec le reste de la fusée. Elles installeront également les systèmes spéciaux permettant à l'adaptateur, couplé à l'étage central, de se séparer de l'étage intermédiaire de propulsion cryogénique, ou ICPS qui fournit la puissance nécessaire pour effectuer la manœuvre d'injection trans-lunaire afin d’envoyer le vaisseau spatial Orion vers la Lune.

Les équipes terminent d'appliquer l'isolant en mousse pulvérisée.

 

Pendant ce temps, Boeing, l'entrepreneur principal, a terminé de construire la partie avant de la fusée, puis l'a retirée de la structure d'assemblage au Michoud Assembly Facility à la Nouvelle-Orléans. 

Pour construire cette partie de l'étage central, l'équipe a d'abord empilé trois parties principales de l'étage : la jupe avant (ou forward skirt), le réservoir d'oxygène liquide et l’ « intertank ». La jupe avant se trouve au sommet de l’étage central de la fusée, et cette dernière ainsi que l’intertank sont équipés des ordinateurs de vol et des systèmes d’avionique qui contrôlent le SLS pendant le lancement et l'ascension. Le réservoir contient 740 m³ d'oxygène liquide refroidi à -147 °C. L'équipe a effectué des tests fonctionnels des systèmes électroniques dans la jupe avant et l’intertank avant l'empilage puis ont intégré différents systèmes entre les structures et terminé l'application de la protection thermique.

Le SLS Artemis 2 prend corps

Cette partie supérieure de l’étage mesure environ 20 mètres de haut (l'étage entièrement assemblé mesure 65 mètres et se compose de cinq éléments). Par la suite, les techniciens déplaceront cette pièce jusqu'à l'assemblage final où le réservoir d'hydrogène liquide (actuellement en cours d'achèvement) sera connecté à la partie supérieure de la fusée et ils termineront l'assemblage de quatre des cinq sections de l'étage principal. La dernière à ajouter sera celle des moteurs, qui se trouve actuellement dans une zone d'assemblage séparée, équipée de ses systèmes de propulsion qui se connectent aux moteurs. Ensemble, l'étage central et ses quatre moteurs RS-25 fourniront plus de 900 tonnes de poussée.

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Artemis 2, de belles vidéos en perspective !

1 Novembre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

En novembre 2020, la NASA a lancé un appel d’offre d'engagement public de narration lors de la mission Artemis 2. Et National Geographic a répondu positivement et proposé de réaliser cette campagne, multiplateforme et ouvert à tous afin de raconter l'histoire d'Artemis 2, le premier vol Artemis qui transportera des astronautes autour de la Lune à bord du vaisseau Orion.

A l’époque, l'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine déclarait que la NASA « recherchait des partenaires pour utiliser des technologies de pointe, des applications d'imagerie et des approches nouvelles qui iraient au-delà de la couverture standard de NASA TV ». « Nous voulons de nouveau capturer les sensations ressenties lors des missions Apollo pour la nouvelle génération - la génération Artemis. Tout comme les téléspectateurs étaient scotchés devant leurs téléviseurs il y a 50 ans alors que les astronautes faisaient leurs premiers pas sur la Lune, nous voulons de nouveau les immerger dans cette nouvelle ère d'exploration ».

Les propositions incluaient du matériel tel que des systèmes de caméras à 360°, de la réalité virtuelle, de la compression d'images avancée pour améliorer leurs qualités sur les liaisons de communication à bande passante limitée, des méthodes de narration et de distributions inédites, des systèmes de caméras 4K et Ultra HD, des vues robotiques à la «troisième personne», des systèmes de caméras portables par l'équipage, une stabilisation de l'image, de petites caméras portables ou autres concepts qui puissent fournir des images plus attrayantes ou offrir une expérience de vision personnalisée.

À la suite d'un processus de sélection concurrentiel, la NASA et National Geographic ont donc conclu un accord (non remboursable) pour collaborer sur du matériel audiovisuel compact et léger qui volera à l'intérieur du vaisseau spatial, et son soutien pour ce projet.

National Geographic prévoit de tirer parti de son portefeuille d'actifs médiatiques, notamment  de ses magazines, réseaux sociaux et numériques et de ses programmes télévisés, pour des opportunités de diffusion. Ceux-ci incluraient une expérience immersive à bord d'Orion pour partager l'histoire de l'exploration humaine de la Lune.

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L’ICPS 2 au CCSFS

12 Octobre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

Le 18 aout dernier, l’étage de propulsion cryogénique intérimaire (ICPS) pour Artemis 2 est arrivé à Cap Canaveral depuis l'usine d’ULA (United Launch Alliance) à Decatur, Alabama.
 
Le seul cargo d'ULA utilisé pour transporter ses fusées de Decatur aux sites de lancement côtiers, connu sous le nom de 
R/S RocketShip, a livré l’ICPS-2 au CCSFS (Cape Canaveral Space Force Station) pour son déchargement.
 
L’ICPS est construit par ULA dans le cadre d'un partenariat de collaboration avec Boeing pour servir d'étage supérieur du SLS, fusée la plus puissante du monde. Comme son nom l'indique, il s'agit d’une solut
ion intermédiaire d'étage supérieur (Interim Cryogenic Propulsion Stage)
pour les trois premiers lancements jusqu'à ce que l’EUS (Exploration Upper Stage) fabriqué par Boeing soit prêt.
 
L'ICPS est basé sur la version de cinq mètres de diamètre du deuxième étage cryogénique du lanceur Delta (DCSS - Delta Cryogenic Second Stage) d'ULA qui a volé 24 fois, depuis 2004, sur des fusées Delta IV avec un pourcentage de réussite de 100 %.
 
L'ICPS comprend un réservoir d'hydrogène liquide légèrement plus grand que celui de la Delta IV, ainsi que des interfaces électriques et mécaniques spécifiques à la fixation et au support du vaisseau spatial Orion, et un deuxième réservoir d'hydrazine pour un propulseur de contrôle d'attitude supplémentaire. Il est également doté d’un système de détection d'urgence (EDS - Emergency Detection System) et d'autres modifications matérielles spécifiques à la sécurité de l’équipage.
 
L'étage alimente en hydrogène et en oxygène liquides le moteur principal Aerojet Rocketdyne RL10B-2 pour produire 110,1 kilo-Newtons de poussée.

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L'ESM 2 est prêt pour son transfert au KSC

12 Octobre 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

A Brême, en Allemagne, Airbus Space se prépare à expédier le module de service pour Artemis 2, le premier vol habité d'Orion, au Kennedy Space Center où il sera accouplé à son module d'équipage. En arrière-plan se trouve la structure du Module de service 3 pour la mission Artemis 3, prêt pour son début d’'assemblage.

L'ESM 2 est prêt pour son transfert au KSC

La dernière étape nécessaire avant l’installation en toute sécurité du module sur son support fut de vérifier sa masse.

L'ESM 2 est prêt pour son transfert au KSC

Enfin, de retour au sol, il est maintenant repositionné sur la plaque de son conteneur, presque prêt à être expédié au Kennedy Space Center dans un avion-cargo Antonov.

L'ESM-2 a fait l'objet d'un processus de validation complet avant d'être prêt au départ, y compris des essais de cardan du moteur principal du vaisseau (qui pivote d'un côté à l'autre pour les manœuvres et le contrôle de la direction pendant le vol spatial). Ce moteur est un moteur remis à neuf de la navette spatiale Atlantis, appelé à l’époque OME pour Orbital Maneuvering Engin.

Cylindre d'environ quatre mètres de haut et de large, d’une masse d’un peu plus de 13 tonnes, l'ESM comprend plus de 20 000 pièces et composants, de l'équipement électrique aux moteurs, en passant par les panneaux solaires, les réservoirs de carburant et les équipements de support-vie, ainsi que plusieurs kilomètres de câbles et de tuyaux. Doté de 4 panneaux solaires de 19 mètres de long, il est comparable à l'ATV (European Automated Transfer Vehicle) utilisé entre 2008 et 2015, également construit par Airbus.

Ses 8,6 tonnes de carburant alimentent le moteur principal, huit propulseurs auxiliaires et 24 plus petits propulseurs utilisés pour le contrôle d'attitude.

En plus de sa fonction de système de propulsion, l'ESM sera responsable des manœuvres orbitales et du contrôle de la position. Il fournit également aux astronautes les éléments centraux du système de survie, tels que l'eau et l'oxygène, et régule le contrôle thermique lorsqu'il est amarré au module d'équipage. En outre, le module de service non pressurisé peut être utilisé pour transporter une charge utile supplémentaire.

L'ESM 2 est prêt pour son transfert au KSC

13 octobre 2021 :

Après une longue nuit d'opérations de chargement, l'ESM2 est installé dans son Antonov et prêt pour son envol vers le KSC.

L'ESM 2 est prêt pour son transfert au KSC
L'ESM 2 est prêt pour son transfert au KSC
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Tests d'intégration pour l'ESM 2

10 Juin 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

Tests d'intégration pour l'ESM 2

Le deuxième modèle de vol du module de service européen (ESM) est entré dans sa phase de test d'intégration.

Réalisées dans les installations d'Airbus Defence and Space à Brême, en Allemagne, les validations de l'ESM-2 déjà terminées incluent des tests de cardans du moteur principal qui lui permettent de pivoter pour les manœuvres et le contrôle directionnel pendant le vol spatial. Ce moteur principal est un des moteurs remis à neuf de la navette spatiale Atlantis (OMS).

Photo : Airbus

« Le développement et la préparation d'engins spatiaux et de modules habitables ont une longue histoire à Brême, à commencer par le laboratoire Spacelab qui fut embarqué à bord de la navette spatiale », a déclaré Mark Kelly Ingénieur Propulsion chez EADS Astrium et responsable de l'assemblage, de l'intégration et des tests (AIT - Assembly, Integration and Testing) pour l’ESM-2. . « Cette activité s'est poursuivie grâce au soutien d'Airbus à des programmes tels que le module Columbus, qui est amarré à la Station spatiale internationale ainsi que le vaisseau spatial de ravitaillement en fret ATV… et maintenant Orion. »

Plus de 20 000 pièces et composants sont utilisés dans chaque module de service européen, des équipements électriques aux moteurs, panneaux solaires, réservoirs de carburant et fournitures de survie pour les astronautes, ainsi qu'environ 12 kilomètres de câbles.

L'ESM-2 est l'un des trois modèles de vol actuellement en différentes phases de production, d'intégration, de test ou de préparation de mission. Le premier – désigné ESM-1 – subit les derniers préparatifs aux États-Unis avant son lancement sur la première mission de test sans équipage d'Orion fin 2021, tandis que l'ESM-3 vient de commencer sa phase d'intégration en Europe.  

Photo : Airbus

« L'intégration est un long processus », a ajouté Paolo Artusio, responsable d'étage chez AIT. « Nous avons tiré de nombreuses leçons de l'ESM-1, que nous avons mis en œuvre au fur et à mesure pour le deuxième modèle de vol. Et nous faisons également la même chose lors de la transition d'ESM-2 à ESM-3. »

En février, Airbus a signé un contrat avec l'Agence spatiale européenne (ESA) portant sur la construction de trois modules de service européens supplémentaires pour Orion. Deux d'entre eux seront déployés dans le cadre de la NASA Lunar Orbital Platform-Gateway - une station spatiale en orbite lunaire qui étendra la présence de l'humanité dans l'espace, ainsi que fournira une plate-forme pour des expériences scientifiques.

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Des communications laser pour Artemis 2

6 Juin 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

Le système de communications optiques pour Orion Artemis 2 (O2O - Optical to Orion) exploite des communications laser, également appelées communications optiques, et permettra aux Terriens de profiter d'images et de vidéos haute définition lorsque les astronautes retourneront dans la région lunaire pour la première fois depuis près de 50 ans. Prévu en 2023, Artemis II sera le premier vol en équipage, depuis les missions Apollo, pour un voyage d'environ dix jours qui consistera à faire le tour de la Lune avant de retourner sur Terre. O2O fera de cette mission l'une des premières à utiliser des technologies de communication laser pour les vols spatiaux en équipage.

Avec des systèmes laser à bord, O2O permettra une vidéo ultra-haute définition 4K en direct depuis la Lune, ainsi qu'une transmission améliorée des données scientifiques tels que les procédures, images, plans de vol, communications et la voix entre Orion et la Terre. Si vous vous souvenez des images des missions Apollo, elles étaient granuleuses et difficiles à voir. O2O permettra aux astronautes d'Artemis d'envoyer des vidéos et des images beaucoup plus vives et détaillées. 

Les communications laser permettent de transmettre plus de données sur une seule liaison descendante que les systèmes radio comparables. Elles utilisent la lumière infrarouge qui regroupe les données dans des ondes nettement plus serrées permettant aux stations-sol d’en recevoir plus.

Les instruments à bord d'Artemis II collecteront tout d’abord les données (images, vidéos, etc.) puis transféreront ces informations vers la Terre depuis la région lunaire. Sur Terre, deux terminaux au sol, l'un situé au « Table Mountain Facility » du JPL en Californie du Sud, et le second au « White Sands Complex » à Las Cruces au Nouveau-Mexique, recevront et transmettront les faisceaux laser depuis et vers Orion. Une fois la lumière laser capturée, les systèmes des détecteurs sensibles des terminaux-sol reconvertiront les informations en données électriques et les transmettront au centre des opérations de mission, ainsi qu'aux scientifiques et aux chercheurs.

Les systèmes de communication laser offrent des débits de données plus élevés avec des exigences de taille, de poids et de puissance réduits. Un système de communication plus compact élimine les grandes antennes à cardan et les systèmes déployables, laissant plus de place aux instruments scientifiques et permettant un lancement moins coûteux, tandis qu'une demande de puissance réduite favorise une durée des batteries plus longue. Ces avantages seront cruciaux pour les missions d'exploration qui génèrent beaucoup de données et où l'espace et la puissance sont essentiels.

O2O Crédit: NASA

O2O Crédit: NASA

En prévision d'Artemis II, l'équipe O2O construira le terminal spatial et l'intégrera dans le vaisseau spatial Orion. Ce terminal se compose de trois éléments principaux :

- Le module optique, composé d'un télescope de 10 centimètres et de deux cardans qui le pointent vers des bornes terrestres.
- Le modem qui convertit les données et les commandes de mission vers et depuis les faisceaux laser pour la communication via le module optique.
- Le contrôleur électronique, composé d’un ordinateur interfacé avec l'avionique de vol Orion et contenant une électronique d'interfaçage pour le contrôle et le pointage du télescope du module optique.

O2O fournira aux missions Orion et Artemis un « pas de géant » dans la technologie des communications, permettant aux communications optiques de joindre de la radio lors des voyages vers la Lune, Mars et au-delà. Avec O2O permettant à plus de données d'atteindre la Terre, les scientifiques de la NASA pourront mener des recherches plus approfondies et ainsi réaliser plus de découvertes.

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Nouvelle série de tests d'amerrissage pour Orion

7 Avril 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

Les ingénieurs du Langley Research Center de la NASA à Hampton, en Virginie, ont débuté une nouvelle série de quatre tests d'impact sur l'eau avec une version d'essai du  vaisseau spatial Orion de la NASA. Les données issues de ces tests aideront les ingénieurs à mieux comprendre ce qu'Orion et son équipage peuvent subir lors de l'amerrissage sur l'océan Pacifique à la suite des missions Artemis à destination de la Lune.

Les tests, dans le bassin d'impact hydroélectrique du Langley's Landing and Impact Research Facility, simuleront quelques scénarios d'amerrissage aussi proches que possible des conditions réelles. Alors que la NASA a déjà effectué une série de tests précédents dans ce bassin il y a quelques années, ceux actuels utilisent une nouvelle configuration du module d'équipage qui représente la conception finale de l'engin spatial.

Les données de ces tests d'impact sur l'eau font partie du programme de test de qualification formel pour répondre à la conception structurelle et à la vérification des exigences avant Artemis 2, la première mission Artemis de la NASA avec équipage. Les informations aideront à alimenter les modèles informatiques finaux sur les charges et les structures avant le vol Artemis 2.

Mise à jour, 23 mai 2021 :

A la suite du troisième test de chute verticale réussi, des plongeurs de l'équipe de récupération en eau libre étaient sur place pour vérifier l'ajustement du matériel du collier de stabilisation gonflable que les plongeurs de l'US Navy placeront autour d'Orion au niveau de sa ligne de flottaison. Ce collier leur fournira une zone de travail lors de la récupération du vaisseau spatial après son amerrissage dans l'océan Pacifique.

Lors de ce test, l'équipe a vérifié l'ajustement du collier autour de la maquette, tout d'abord au sol, puis dans le bassin hydro-impact. Les plongeurs ont pu ainsi réaliser un contrôle d'ajustage et prendre les mesures nécessaires avant les dernières adaptations à réaliser pour Artemis II, première mission avec équipage.

Nouvelle série de tests d'amerrissage pour Orion

Le 20 mai, les ingénieurs du Langley Research Center ont terminé avec succès le dernier des quatre tests d'impact sur l'eau. 

Ce test démontre un atterrissage "à l'envers" pouvant se produire lors de vents violents ou de vagues importantes. L'Orion qui volera possède des ballons qui se gonfleront pour corriger son orientation "à l'endroit" mais il peut rester dans cette position, sans danger, jusqu'à l'arrivée des équipes de récupération.

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Poursuite de l'assemblage du module d'équipage d'Orion Artemis 2

14 Février 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

L'assemblage se poursuit sur le  module d'équipage d'Orion Artemis 2, le vaisseau qui accueillera les astronautes pendant leur mission autour de la Lune. 

Les techniciens du « Neil Armstrong Operations and Checkout building » de la NASA au Kennedy Space Center l’ont récemment déplacé de sa salle blanche vers un stand de travail, où ils assemblent le système de contrôle environnemental et de survie. Ce système gère le débit d'oxygène et la pression de la cabine afin de soutenir les astronautes pendant leur mission.

Dans l'espace, cet ensemble utilisera un composé chimique pour absorber la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone à l'intérieur de la cabine. Le composé sera ensuite exposé au vide spatial, à travers un collecteur de ventilation sous vide, afin de le sécher en vue de sa réutilisation. 

Les techniciens installeront également un ensemble qui alimente les propulseurs en carburant et sert de secours en cas de problème avec le réservoir principal des propulseurs.

Le module d'équipage retournera ensuite en salle blanche où les équipes termineront les soudures restantes sur les systèmes et installeront les réservoirs d'hélium, d'ammoniac et d'hydrazine qui contiennent les carburants pour le vaisseau spatial.

Poursuite de l'assemblage du module d'équipage d'Orion Artemis 2
Poursuite de l'assemblage du module d'équipage d'Orion Artemis 2
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Un « Orion Heat Shield Spectrometer » installé sur le vaisseau Orion Artemis 2

12 Février 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

L’OHSS, pour Orion Heat Shield Spectrometer,  est un spectromètre. Son but est de collecter de précieuses données du rayonnement sur la couche protectrice du bouclier thermique lors de l'entrée atmosphérique du module d'équipage, afin d’améliorer la sécurité des astronautes.

Développé par le NASA’s Armstrong Flight Research Center d’Edwards en Californie, il sera installé sur une structure à l'extérieur du module d'équipage pressurisé, sous le système de protection thermique de la coque arrière, et connecté au sous-ensemble optique du bouclier thermique par un câble optique également.

Le spectromètre collectera les photons créés par les gaz surchauffés générés par l'entrée atmosphérique dans des longueurs d'onde infrarouge et ultraviolette. Les techniciens récupéreront ces données stockées lorsqu’Orion reviendra sur Terre, et les utiliseront pour aider à caractériser le champ d'écoulement autour du véhicule.

L'Orion Heat Shield Spectrometer (OHSS)

« Les radiomètres actuels ne mesurent que l'environnement de rayonnement et la physique de ces derniers en vol ne peut pas être recréée au sol», a expliqué Patty Ortiz, chef de projet adjoint de la NASA Armstrong OHSS. «Cependant, l'OHSS sera en mesure de fournir des données plus détaillées qui conduiront à une modélisation informatique améliorée et des prévisions d’échauffement pour valider et améliorer la façon dont les chercheurs comprennent les environnements d’échauffement radiatif comme lors d’une rentrée atmosphérique. Ces prévisions améliorées pourraient alors permettre une réduction potentielle de la masse des matériaux de protection thermique et l'extension de leur conception pour des entrées à vitesse plus élevée. »

Les techniciens ont achevé les travaux sur le système au Johnson Space Center de la NASA à Houston. L'unité de vol OHSS est terminée et a passé environ 200 heures de tests d'acceptation dans les laboratoires d'essais de DynaQual à Houston. Ces tests comprenaient des contrôles de vibration, de cycle thermique et de rodage ainsi qu’un processus de fonctionnement du composant pendant une période prolongée pour valider son bon fonctionnement. Des essais de cycle thermique, où le système OHSS a été exposé à une gamme de températures pour valider sa durabilité, ont été également inclus.

L'unité a fonctionné comme prévu durant les essais et les ingénieurs du Johnson Space Center ont effectué des vérifications fonctionnelles supplémentaires de l'unité de vol telles qu’une inspection des arêtes vives de l’ensemble et des mesures de masse et de volume avant d'emballer l'unité pour son expédition au Kennedy Space Center en Floride.

Les équipes prévoient d'effectuer une vérification fonctionnelle du système OHSS au KSC en 2021, suivie d'une installation sur le vaisseau spatial Orion Artemis 2. Ils prévoient d'effectuer un test complet de bout en bout de l'unité en 2022, qui comprendra un étalonnage supplémentaire et une vérification du boîtier OHSS, des câbles à fibres optiques et du sous-ensemble optique du bouclier thermique.

L'OHSS sans son couvercle supérieur

L'OHSS sans son couvercle supérieur

Pendant ce temps, début février, le groupe Airbus Defence and Space a annoncé avoir remporté un nouveau contrat auprès de l'ESA portant sur la construction de trois modules de service européens (ESM) supplémentaires destinés aux futures missions lunaires de la NASA. Le prix d’un ESM est d’environ  250 millions d'euros.

"Avec ces modules de service supplémentaires, l'ESA assure la continuité du programme Artemis de la NASA au-delà des trois modules qui sont déjà sous contrat avec Airbus", a indiqué Airbus dans un communiqué.

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Un premier jalon terminé pour le bouclier thermique d'Artemis II

8 Juillet 2020 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

Les techniciens du Kennedy Space Center de la NASA en Floride ont récemment terminé l'application méticuleuse de plus de 180 blocs de matériau ablatif sur le bouclier thermique du vaisseau spatial Orion destiné à transporter des astronautes autour de la Lune lors de la mission Artemis II.

Le bouclier thermique est l'un des éléments les plus critiques d'Orion. Il protège la capsule et les astronautes des températures de près de 2800°C ressenties lors de la rentrée atmosphérique terrestre à la deuxième  vitesse cosmique.

Avant l'installation, plusieurs gros blocs du matériau ablatif appelé AVCOAT ont été produits au Michoud Assembly Facility à la Nouvelle-Orléans. Ils ont ensuite été expédiés au KSC et usinés en 186 petits blocs uniques avant d'être appliqués par les techniciens sur le squelette en titane et la peau en fibre de carbone sous-jacents du bouclier thermique.

Par la suite, les ingénieurs effectueront des évaluations non destructives pour rechercher d’éventuels vides dans les lignes de liaison, ainsi que mesurer les niveaux et les écarts entre les blocs. Les espaces seront remplis de matériau adhésif puis réévalués. Le bouclier thermique sera ensuite soumis à un test thermique, après quoi il sera scellé et peint. Une fois tous les tests terminés, plus tard cette année, le bouclier thermique sera installé et boulonné au module d'équipage.

Un premier jalon terminé pour le bouclier thermique d'Artemis II
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