Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Articles récents

Début de la construction de l’EUS

7 Mars 2021 , Rédigé par De Martino Alain

Les travaux de développement, de fabrication et d'assemblage des articles de test et de vol de l'étage supérieur (EUS -  Exploration Upper Stage) du SLS commencent à s'intensifier au Michoud Assembly Facility (MAF) à la Nouvelle-Orléans. 

Tout d’abord, une maquette de test structurel (STA - Structural Test Article) sera assemblée au MAF et testée au Marshall Space Flight Center (MSFC) à Huntsville, Alabama. Ensuite, le premier EUS de vol sera construit et se rendra du MAF au Centre spatial Stennis dans le sud du Mississippi, pour une campagne de test de mise à feu, similaire à celle que traverse en ce moment l’étage principal du SLS.

À la suite de son examen critique de conception en décembre dernier, la NASA et Boeing sont en train de finaliser les paramètres de soudage pour assembler les structures du nouvel étage supérieur. Ce soudage par friction-malaxage sur des panneaux d’essai de la même taille que ceux du STA a déjà débuté et le soudage de ce dernier devrait débuter en juin cette année. Sur la base des prévisions actuelles, le STA serait livré au MSFC début 2023, pour être installé dans le banc d'essai 4697.

2 panneaux de tests soudés par friction-malaxage

Une grande partie de l'outillage, des installations et du personnel formé et expérimenté du MAF utilisés pour assembler l’étage central du SLS seront également employés dans l'assemblage de l'EUS.

Les différents éléments structurels sont fabriqués à partir de différents types d'alliages d'aluminium et d'aluminium-lithium pour, entres autres, le réservoir d'hydrogène, les différentes poutres structurelles, le réservoir de LOX, la structure de poussée, les lignes propulsives etc. Chaque type d’alliage est utilisé suivant ses propriétés spécifiques, ses performances, sa disponibilité ou son coût. Mais pour l'essentiel, le plus important est la performance. 

Certains éléments comme le réservoir LOX utilisent l'alliage d'aluminium 2219 qui est largement utilisé sur l’étage central; les autres éléments de structure, des alliages aluminium-lithium type 2050, 2070 et 2195. L'une des tâches du développement consiste donc à certifier comment souder les différents matériaux ensemble.

Début de la construction de l’EUS

L’EUS est une mise à niveau majeure du SLS Block 1 qui effectuera les trois premiers lancements du programme Artemis, avant la configuration Block 1B, en remplaçant l’ICSP (Interim Cryogenic Propulsion Stage) dérivé de l'étage supérieur du lanceur Delta IV d’ULA.

L'EUS a le même diamètre de 8,4 mètres que l’étage central du SLS, et utilise quatre moteurs Aerojet Rocketdyne RL10 à hydrogène et oxygène.

L’EUS augmentera les performances globales de charge utile du SLS d'environ 27 tonnes à 38 tonnes lors de l'insertion du vaisseau spatial Orion sur une trajectoire trans-lunaire. Sur ces missions, le bloc 1B a donc suffisamment de performances pour «co-emporter » une charge utile secondaire d'environ 10 tonnes et, en configuration Cargo, le bloc 1B devrait pouvoir insérer des charges utiles de plus de 40 tonnes sur une trajectoire trans-lunaire.

Le système informatique de l’EUS contrôlera l'ensemble du SLS lors du compte à rebours, du lancement, de l'ascension et des différents allumages de ses moteurs pour l’injection vers des destinations au-delà de la Terre. Les calculateurs de vol et l'unité de navigation inertielle qui volent dans l’étage central du SLS bloc 1 se déplaceront donc vers l'EUS.

L'élément intermédiaire qui relie l’EUS au SLS a également été modifié en l’allongeant afin de l'adapter à la taille des tuyères des moteurs RL10 (RL10B-2 pour l’ICPS, RL10C-3 pour l’EUS suivi du développement d’un RL10C-X avec une tuyère plus longue que le C-3).

Début de la construction de l’EUS

L’achèvement de la fabrication, de l'assemblage, de l'intégration et des tests du premier article de vol au MAF est actuellement prévu vers la fin 2023 pour une livraison en novembre 2023 au centre spatial Stennis pour sa campagne de tests « Green Run » qui devrait débuter début 2024.

Certaines des premières phases de travail sur le premier article de vol, comme le soudage et l'assemblage de structures, chevaucheront donc les travaux sur le STA.

L’EUS est un étage supérieur qui fonctionnera dans des conditions de haute altitude et de vide de sorte que sa tuyère est optimisée pour fonctionner dans le vide (Aerojet Rocketdyne teste ses moteurs RL10 dans une chambre à vide). Or, à Stennis, les tests se font au niveau de la mer. Pour cette raison, il a été décidé, il y a quelque temps, l’utilisation de moteurs de test spéciaux, et non des articles de vol. L’EUS sera ensuite renvoyé au MAF afin d’échanger ces RL10 par ceux prévus pour le vol.

Mais « Aerojet Rocketdyne, l'entrepreneur, est très expérimenté dans la conciliation analytique du test au niveau de la mer avec les performances du moteur de vol. C'est un exercice d'ingénierie assez connu », a déclaré Wofford, directeur du bureau de développement du Block 1B / Exploration Upper Stage.

Lire la suite

L’ICPS au MPPF - Début des tests de soudure sur l’EUS

27 Février 2021 , Rédigé par De Martino Alain

L'ICPS 

L’étage de propulsion cryogénique intérimaire (ICPS) de la mission Artemis 1 a emménagé dans le  Multi-Payload Processing Facility du centre spatial Kennedy le 18 février 2021, aux côtés de l'un de ses « partenaires de vol » pour la mission Artemis 1, le vaisseau spatial Orion. Ces deux ensembles seront ravitaillés en carburant et soumis à une révision, avant leur lancement, par les équipes du système d'exploration-sol de la NASA et leur sous-traitant principal, Jacobs Technology.  

Construit par United Launch Alliance et Boeing, l'ICPS sera positionné au-dessus de l'étage central du SLS et fournira la puissance nécessaire afin d'extraire Orion de l'orbite terrestre et le mener sur une trajectoire précise vers la Lune.

C'est la première fois depuis le programme de la Navette spatiale que deux ensembles de vol sont traités simultanément à l'intérieur de ce bâtiment. Une fois les vérifications finales terminées, l'ICPS et Orion seront transférés un par un dans le bâtiment d'assemblage de véhicules (VAB) pour leur intégration sur la fusée SLS.

L’ICPS au MPPF - Début des tests de soudure sur l’EUS

L'EUS

Les techniciens débutent la fabrication et les tests d'une série de soudures initiales, dites de confiance, pour l’étage supérieur d'exploration (EUS - Exploration Upper Stage) pour les futurs vols du SLS, au Michoud Assembly Facility à la Nouvelle-Orléans. 

L’EUS sera utilisé sur la deuxième configuration du SLS, connue sous le nom de bloc 1B, et fournira la propulsion nécessaire dans l'espace pour envoyer des astronautes ou des cargaisons lourdes sur une trajectoire précise vers la Lune. 

Les panneaux, soudés entre eux, qui servent pour la « soudure de confiance » sont d'abord produits dans le centre de soudage vertical de Michoud, puis de petites sections de ces panneaux sont retirées pour des tests mécaniques et une analyse dans une autre zone de l'usine (vérification des procédures de soudage, des interfaces entre l'outillage et le matériel et de l'intégrité structurelle des soudures). Tout cela devra aider les ingénieurs et techniciens à valider les paramètres de soudage pour la fabrication de l’EUS.

Les trois premiers vols SLS du programme Artemis utiliseront un étage ICPS avec un moteur RL10 pour envoyer Orion vers la Lune. L'EUS, pour les vols après Artemis 3, dispose de réservoirs de propulseur plus grands et de quatre moteurs RL10. L'évolution de la fusée vers la configuration SLS Block 1B avec EUS permet de lancer 40% de fret en plus sur la Lune avec l'équipage. 

Le SLS est le seul lanceur capable d'envoyer Orion, des astronautes et du matériel sur la Lune en une seule mission. 

L’ICPS au MPPF - Début des tests de soudure sur l’EUS
Lire la suite

Poursuite de l'assemblage du module d'équipage d'Orion Artemis 2

14 Février 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

L'assemblage se poursuit sur le  module d'équipage d'Orion Artemis 2, le vaisseau qui accueillera les astronautes pendant leur mission autour de la Lune. 

Les techniciens du « Neil Armstrong Operations and Checkout building » de la NASA au Kennedy Space Center l’ont récemment déplacé de sa salle blanche vers un stand de travail, où ils assemblent le système de contrôle environnemental et de survie. Ce système gère le débit d'oxygène et la pression de la cabine afin de soutenir les astronautes pendant leur mission.

Dans l'espace, cet ensemble utilisera un composé chimique pour absorber la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone à l'intérieur de la cabine. Le composé sera ensuite exposé au vide spatial, à travers un collecteur de ventilation sous vide, afin de le sécher en vue de sa réutilisation. 

Les techniciens installeront également un ensemble qui alimente les propulseurs en carburant et sert de secours en cas de problème avec le réservoir principal des propulseurs.

Le module d'équipage retournera ensuite en salle blanche où les équipes termineront les soudures restantes sur les systèmes et installeront les réservoirs d'hélium, d'ammoniac et d'hydrazine qui contiennent les carburants pour le vaisseau spatial.

Poursuite de l'assemblage du module d'équipage d'Orion Artemis 2
Poursuite de l'assemblage du module d'équipage d'Orion Artemis 2
Lire la suite

Un « Orion Heat Shield Spectrometer » installé sur le vaisseau Orion Artemis 2

12 Février 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 2

L’OHSS, pour Orion Heat Shield Spectrometer,  est un spectromètre. Son but est de collecter de précieuses données du rayonnement sur la couche protectrice du bouclier thermique lors de l'entrée atmosphérique du module d'équipage, afin d’améliorer la sécurité des astronautes.

Développé par le NASA’s Armstrong Flight Research Center d’Edwards en Californie, il sera installé sur une structure à l'extérieur du module d'équipage pressurisé, sous le système de protection thermique de la coque arrière, et connecté au sous-ensemble optique du bouclier thermique par un câble optique également.

Le spectromètre collectera les photons créés par les gaz surchauffés générés par l'entrée atmosphérique dans des longueurs d'onde infrarouge et ultraviolette. Les techniciens récupéreront ces données stockées lorsqu’Orion reviendra sur Terre, et les utiliseront pour aider à caractériser le champ d'écoulement autour du véhicule.

L'Orion Heat Shield Spectrometer (OHSS)

« Les radiomètres actuels ne mesurent que l'environnement de rayonnement et la physique de ces derniers en vol ne peut pas être recréée au sol», a expliqué Patty Ortiz, chef de projet adjoint de la NASA Armstrong OHSS. «Cependant, l'OHSS sera en mesure de fournir des données plus détaillées qui conduiront à une modélisation informatique améliorée et des prévisions d’échauffement pour valider et améliorer la façon dont les chercheurs comprennent les environnements d’échauffement radiatif comme lors d’une rentrée atmosphérique. Ces prévisions améliorées pourraient alors permettre une réduction potentielle de la masse des matériaux de protection thermique et l'extension de leur conception pour des entrées à vitesse plus élevée. »

Les techniciens ont achevé les travaux sur le système au Johnson Space Center de la NASA à Houston. L'unité de vol OHSS est terminée et a passé environ 200 heures de tests d'acceptation dans les laboratoires d'essais de DynaQual à Houston. Ces tests comprenaient des contrôles de vibration, de cycle thermique et de rodage ainsi qu’un processus de fonctionnement du composant pendant une période prolongée pour valider son bon fonctionnement. Des essais de cycle thermique, où le système OHSS a été exposé à une gamme de températures pour valider sa durabilité, ont été également inclus.

L'unité a fonctionné comme prévu durant les essais et les ingénieurs du Johnson Space Center ont effectué des vérifications fonctionnelles supplémentaires de l'unité de vol telles qu’une inspection des arêtes vives de l’ensemble et des mesures de masse et de volume avant d'emballer l'unité pour son expédition au Kennedy Space Center en Floride.

Les équipes prévoient d'effectuer une vérification fonctionnelle du système OHSS au KSC en 2021, suivie d'une installation sur le vaisseau spatial Orion Artemis 2. Ils prévoient d'effectuer un test complet de bout en bout de l'unité en 2022, qui comprendra un étalonnage supplémentaire et une vérification du boîtier OHSS, des câbles à fibres optiques et du sous-ensemble optique du bouclier thermique.

L'OHSS sans son couvercle supérieur

L'OHSS sans son couvercle supérieur

Pendant ce temps, début février, le groupe Airbus Defence and Space a annoncé avoir remporté un nouveau contrat auprès de l'ESA portant sur la construction de trois modules de service européens (ESM) supplémentaires destinés aux futures missions lunaires de la NASA. Le prix d’un ESM est d’environ  250 millions d'euros.

"Avec ces modules de service supplémentaires, l'ESA assure la continuité du programme Artemis de la NASA au-delà des trois modules qui sont déjà sous contrat avec Airbus", a indiqué Airbus dans un communiqué.

Lire la suite

Début du soudage d’Orion Artemis 3

28 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 3

Au Michoud Assembly Facility de la Nouvelle-Orléans, des techniciens de Lockheed Martin, maître d'œuvre d'Orion, soudent les trois panneaux de forme conique du module d'équipage d'Orion pour la mission Artemis III qui verra débarquer la première femme et le prochain homme sur la Lune.

La structure principale du module d'équipage, le « réservoir » pressurisé, est composée de sept pièces en alliage d'aluminium usinées qui sont soudées ensemble par un processus de soudage donnant un espace habitable solide et étanche pour les astronautes pendant la mission. Cet habitacle est conçu pour résister à l'environnement rude et exigeant de l'espace lointain et est la structure de base sur laquelle tous les autres éléments du module seront intégrés. 

Une fois le soudage des panneaux de cône du module d'équipage (3-4-5) terminé - dont l'un contient des hublots offrant aux astronautes une vue sur la Lune et la Terre - les travaux se poursuivront par l’installation de la cloison supérieure (2) pour créer le « plafond » du vaisseau spatial, suivi du « tunnel » (1)  et enfin de la partie cylindrique inférieure (6) et de la cloison arrière (7) pour former le fond d'Orion.

Une fois le soudage de la structure primaire terminé, il sera expédié au centre spatial Kennedy de la NASA en Floride, où il subira d'autres assemblages dès cet automne.

Début du soudage d’Orion Artemis 3
Début du soudage d’Orion Artemis 3
Début du soudage d’Orion Artemis 3
Début du soudage d’Orion Artemis 3
Lire la suite

Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF

17 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Samedi, les ingénieurs en charge du vaisseau spatial Orion l’ont transféré du Neil Armstrong Operations & Checkout Building au Multi-Payload Processing Facility (MPPF) du KSC en Floride.

Neil Armstrong Operations & Checkout Building

Le Neil Armstrong Operations & Checkout Building, outre ses quartiers d’équipage, de dortoirs et d’habillage pour les astronautes, est un grand atelier utilisé pour la fabrication et le contrôle des vaisseaux spatiaux habités. Depuis avril 2020, Orion y a été assemblé, testé et préparé pour son lancement.

Multi-Payload Processing Facility

Ces opérations terminées, le vaisseau a été transféré hier au MPPF. Cet édifice, construit au milieu des années 90, est utilisé pour le traitement des vaisseaux spatiaux et charges utiles. Déplacé hors de l'O & C, coiffé d’un couvercle, sur une palette adaptée et d'un système de palier à air qui se trouve au-dessus d'un transporteur, Orion sera positionné sur un stand permettant un accès à 360°. Tous les gaz et fluides tels l’ammoniac, l'hélium et l'azote seront alors chargés dans les modules d'équipage et de service par les ingénieurs et techniciens d'EGS (Exploration Ground Systems) de la NASA, son entrepreneur principal Jacobs Technology et d'autres organisations.

Le ravitaillement en carburant de ces produits dangereux, dont certains ont été utilisés dans le système de manœuvre et les unités de puissance hydraulique de la Navette spatiale, sera effectué à distance depuis la salle du centre de contrôle des lancements (LCC). Divers racks d'équipements électriques de soutien au sol permettront aux techniciens d'alimenter l'engin spatial et d'effectuer des opérations de service à distance. La température et l'humidité du vaisseau seront étroitement contrôlées à l'aide de mini-unités de purge portables, qui fournissent un débit constant d'air conditionné.

Les équipes orneront également Orion avec le logo « worm », symbole emblématique de la NASA, sur l'adaptateur du module d'équipage, ainsi que l’insigne de la NASA et les décalcomanies de l'Agence spatiale européenne sur les panneaux de carénage largables qui protègent le module de service du véhicule lors du lancement.

Avec ce transfert formel de propriété du programme Orion et de l'entrepreneur principal Lockheed Martin, le vaisseau spatial passera de la fabrication et de l'assemblage au traitement pour le vol.

Une fois Orion ravitaillé et les dernières vérifications effectuées, son couvercle de transport réinstallé, les ingénieurs déplaceront le vaisseau spatial vers le Launch Abort System Facility, où la tour du système d’abandon au lancement (LAS) ainsi que les panneaux de protection qui lui donne sa forme aérodynamique seront installés.

Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Transfert d’Orion Artemis 1 vers le MPPF
Lire la suite

L'ESM lors d'Artemis 1, en vidéo, par l'ESA.

9 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #ESM 1

Cette vidéo du vaisseau spatial Orion donne un aperçu de la première mission - sans astronautes – d’Artemis 1, en se concentrant sur le module de service européen de l'ESA qui alimente le vaisseau spatial.

Orion effectuera un survol de la Lune, en utilisant la gravité lunaire pour gagner de la vitesse et se propulser à 70 000 km au-delà de notre satellite, à près d'un demi-million de kilomètres de la Terre - plus loin qu'aucun humain n'ait jamais voyagé.

Lors de son voyage retour, Orion effectuera un autre survol de la Lune avant de revenir sur Terre. Le voyage durera environ 20 jours, se terminant par un amerrissage dans l'océan Pacifique sans le module de service européen qui se sépare avant la phase d’entrée atmosphérique et s’y consume sans danger.

Vous noterez que lorsque l'ICPS allume ses propulseurs, les panneaux solaires sont orientés vers l'arrière, ceci afin de réduire les contraintes sur leurs structures. (Image ci-contre)

 

 

 

A contrario (image ci-dessus), lors de l'allumage de l'ESM, ces mêmes panneaux solaires sont orientés vers l'avant afin de les protéger du moteur principal. Ce dernier est plus proche de l'ESM que ne le sont ceux de l'ICPS et produit aussi moins de puissance donc de contraintes.

Lire la suite

L’EUS passe son examen critique de conception

5 Janvier 2021 , Rédigé par De Martino Alain

Lors d’un dernier examen, un panel d'experts a évalué, fin décembre, l'EUS (Exploration Upper Stage – l’étage supérieur du SLS) afin de déterminer si sa conception répond correctement aux exigences des futures missions Artemis. Cette évaluation certifie que l'EUS correspond aux exigences de conception pour résister à l’environnement de l'espace lointain et, une fois terminé, assurer la sécurité des astronautes. Le comité a également évalué les processus de tests, la capacité industrielle à fournir les pièces, l'outillage et les plans de production. Boeing, le maître d'œuvre de l'EUS et de l'étage principal, fabriquera et assemblera cet étage supérieur au Michoud Assembly Facility de la NASA, à la Nouvelle-Orléans.

Une maquette structurelle sera soumise à des tests au Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, Alabama, où le programme SLS est géré. Le modèle de vol, lui, sera soumis aux mêmes tests que subit actuellement le SLS au Stennis Space Center près de Bay St. Louis dans le Mississippi, y compris une mise à feu de ses moteurs, avant son premier vol.

Pour accomplir la mission lunaire Artemis 1 dont le but est d’amener un vaisseau Orion non habité pour un vol d'essai vers la Lune, une version « Block 1 » du SLS utilisera un étage de propulsion cryogénique (ICPS - Interim Cryogenic Propulsion Stage) déjà en service sur la famille des lanceurs Delta IV d’United Launch Alliance et muni d’un seul moteur RL-10. Deux lanceurs SLS Block 1 seront utilisés ensuite pour les deux vols avec équipage suivant, dont la première mission humaine en orbite lunaire depuis le programme Apollo.

La prochaine version du SLS dite « Block 1B » utilisera l’EUS, qui a des réservoirs de carburant plus grands et cette fois, quatre moteurs RL-10 qui lui confèreront plus de performances. Cela permettra au SLS Block 1B de transporter un vaisseau Orion avec 4 membres d’équipage et plus de 10 tonnes de charge utile. Cette capacité de transport supplémentaire permettra moins de vols pour une présence humaine soutenue sur la Lune et dans l’espace lointain.

L’EUS passe son examen critique de conception
Lire la suite

La Nasa choisi l’option « utiliser tel quel » !

18 Décembre 2020 , Rédigé par De Martino Alain Publié dans #Artemis 1

Fin novembre, lors de l'assemblage final du vaisseau spatial Orion au Kennedy Space Center en Floride, les ingénieurs ont identifié un problème avec un canal redondant sur l'une des cartes de communication d’une des huit unités d'alimentation et de données (PDU) du vaisseau Orion.

En tant que vaisseau spatial habité, Orion est construit avec beaucoup plus de redondance qu'un vaisseau classique. Mais pour la mission Artemis 1 non-habitée, le PDU concerné, qui est toujours entièrement fonctionnel, n’utilisera que son canal principal. Il en a été décidé ainsi.

Les ingénieurs avaient 2 solutions : « utiliser tel quel » avec le reste de degré élevé de redondance disponible ou retirer et remplacer le boîtier. Ils ont déterminé qu'en raison de l'accessibilité limitée à ce boîtier particulier, du degré d'intrusion dans l'ensemble des systèmes de l'engin spatial et d'autres facteurs, le risque de dommages collatéraux l'emportait sur le risque associé de la perte d'une branche de redondance dans un système déjà hautement redondant. Par conséquent, la NASA a pris la décision de continuer sur sa lancée et de procéder à la suite du traitement du véhicule.

Les ingénieurs terminent actuellement les toutes dernières activités et transféreront Orion avec son ESM mi-janvier du « Neil Armstrong Operations and Checkout Facility » au  « Multi-Payload Processing Facility » pour débuter son ravitaillement et le préparer pour l'intégration avec le SLS. 

Cette nouvelle chronologie n'a pas d'impact sur le calendrier de lancement, et la NASA reste sur la bonne voie pour un lancement en novembre 2021.

Lire la suite

La Nasa dévoile les noms des 18 astronautes du programme ARTEMIS

12 Décembre 2020 , Rédigé par De Martino Alain

Neuf femmes et neuf hommes viennent d’être sélectionnés par la Nasa pour les futures missions ARTEMIS.

Avec un large éventail d’expériences, parmi eux se trouvent la première femme et l’homme qui débarqueront sur la Lune en 2024. Dès l’année prochaine, ils commenceront à travailler avec les partenaires commerciaux de l'agence spatiale afin d’aider au développement des systèmes d'atterrissage, de la formation, de la définition des exigences matérielles et aux développements techniques.

Je vous présente ci-dessous leurs parcours.

Les 9 femmes :

Kayla Barron, sélection 2017, lieutenant-commandant de l'US Navy, détient un baccalauréat en génie des systèmes et une maîtrise en génie nucléaire.

Christina Hammock Koch, sélection 2013, détient le record du plus long vol spatial par une femme, avec 328 jours dans l'espace et six sorties dans l'espace. Elle a obtenu un baccalauréat en génie électrique et physique, ainsi qu'une maîtrise en génie électrique.

Nicole A. Mann, sélection 2013, s'entraîne actuellement en tant que pilote pour le 1er vol-test avec équipage du CST-100 Starliner de Boeing. Elle a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en génie mécanique. Ce lieutenant-colonel du l’US Marine Corps était pilote de chasse F / A-18 et diplômée de l’US Naval Test Pilot School.

Anne McClain, sélection 2013, a passé 204 jours dans l'espace et effectué deux sorties extra-véhiculaires. Cette aviatrice lieutenant-colonel de l'armée américaine est diplômé de l’US Naval Test Pilot School en tant que pilote d'essai d'hélicoptère. Elle est titulaire d'un baccalauréat en génie mécanique, aéronautique et d'une maîtrise en génie aérospatial et relations internationales.

Jessica Meir, sélection 2013, a passé 205 jours dans l'espace et effectué trois sorties dans l'espace. Elle est titulaire d’un baccalauréat en biologie, une maîtrise en études spatiales et un doctorat en biologie marine. Avant de rejoindre la NASA, elle a étudié la physiologie des animaux dans des environnements extrêmes.

Jasmin Moghbeli, sélection 2017, Major dans l’US Marine Corps, a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en génie aérospatial. Elle est également diplômée de l’US Naval Test Pilot School et a testé des hélicoptères H-1 avant d’appartenir à la NASA.

Kate Rubins, sélection 2009, actuellement à bord de l’ISS pour son deuxième vol, détient un baccalauréat en biologie moléculaire et un doctorat en biologie du cancer. Elle a été la première personne à séquencer l'ADN dans l'espace et a effectué deux sorties dans l'espace.

Jessica Watkins, sélection 2017, est titulaire d’un baccalauréat en sciences géologiques et environnementales et un doctorat en géologie. Avant de devenir astronaute, elle a été boursière postdoctorale au California Institute of Technology, où elle a été membre de l'équipe scientifique du rover Curiosity.

Stephanie Wilson, sélection 1996, est une vétéran de trois vols de navette spatiale et a passé 42 jours dans l'espace. Elle a obtenu un baccalauréat en sciences de l'ingénieur et une maîtrise en génie aérospatial. Avant de devenir astronaute, elle a travaillé sur le vaisseau spatial Galileo au Jet Propulsion Laboratory de la NASA.

Les 9 hommes : 

Joseph Acaba, sélection 2004, a passé 306 jours dans l'espace et effectué trois sorties dans l'espace. Il est titulaire d'un baccalauréat en géologie, ainsi que d'une maîtrise en géologie et en éducation. Avant de venir à la NASA, il a enseigné les sciences au lycée et les mathématiques et les sciences au collège.

Raja Chari, sélection 2017, est colonel de l'US Air Force. Il a obtenu un baccalauréat en génie astronautique et une maîtrise en aéronautique et astronautique. Ce diplômé de l’US Naval Test Pilot School a travaillé sur les mises à niveau du F-15E puis sur le programme de développement du F-35, avant de rejoindre la NASA.

Matthew Dominick, sélection 2017, détient un baccalauréat en génie électrique et une maîtrise en génie des systèmes. Il est également diplômé de l’US Naval Test Pilot School et fut un pilote d'essai spécialisé dans les lancements et les atterrissages sur porte-avions avant d’intégrer la NASA.

Victor Glover, sélection 2013, commandant de la marine américaine a obtenu un baccalauréat en génie général et une maîtrise en génie des essais en vol, en génie des systèmes et en art et science opérationnels militaires. Il a piloté le Dragon Crew-1 "Resilience" et est actuellement ingénieur de vol de l’expédition 64 à bord de la Station spatiale internationale.

Warren Hoburg, sélection 2017, est titulaire d'un baccalauréat en aéronautique et astronautique et d'un doctorat en génie électrique et informatique. Avant de rejoindre la NASA, il était professeur adjoint au Massachusetts Institute of Technology et membre saisonnier du « Yosemite Search and Rescue team ».

Jonny Kim, sélection 2017, s'est enrôlé dans la marine américaine après le lycée. Il est devenu un Navy SEAL puis est retourné à l'école pour obtenir un baccalauréat en mathématiques, suivi d'un doctorat en médecine.

Kjell Lindgren, sélection 2009, a passé 141 jours dans l'espace et effectué deux EVA. Il est titulaire d'un baccalauréat en biologie, d'une maîtrise en physiologie cardiovasculaire et d'un doctorat en médecine. Avant de devenir astronaute, il était chirurgien aéronautique chargé des missions de la navette spatiale et de la station spatiale.

Frank Rubio, sélection 2017, est lieutenant-colonel de l'armée américaine. Il a obtenu un baccalauréat en relations internationales et un doctorat en médecine. Il a été à la fois pilote d'hélicoptère Blackhawk et chirurgien de l'air dans l'armée avant de rejoindre la NASA.

Scott Tingle, sélection 2009, capitaine de l'US Navy, a passé 168 jours dans l'espace et effectué une sortie extra-véhiculaire. Il détient un baccalauréat et une maîtrise en génie mécanique. Il est également diplômé de l’US Navy Test Pilot School.

Maintenant, les pronostics sont lancés pour savoir qui de ces personnes seront les premiers à fouler, plus de 50 ans après le dernier vol Apollo, le sol sélène…

La Nasa dévoile les noms des 18 astronautes du programme ARTEMIS
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>