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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

La NASA crée un groupe de travail pour remettre l’ESM d’Orion dans les temps

9 Novembre 2016 , Rédigé par De Martino Alain

La NASA poursuit son travail en vue du lancement historique du SLS début 2018. Cependant, son passager Orion EM-1 a besoin de l'assistance d'un groupe de travail, spécifiquement axé sur le module de service européen (ESM), afin de lutter contre les problèmes récurrents de calendrier.

Ce module de service qui à l’origine devait être construit par Lockheed Martin, c’est vu attribué à l’ESA suite à un accord de 2012 permettant d’utiliser la technique éprouvée de son ancien véhicule de transfert automatisé, l’ATV, afin de répartir les coûts. Malheureusement, cette combinaison de technologie a entraîné des retards dans le calendrier.

De nets progrès ont été réalisés avec la version de test structurelle de l’ESM arrivé au NASA’s Glenn Research Center’s de Sandusky en Ohio, afin de valider sa conception en amont de l'EM- 1 de 2018 et ces tests ont été réalisés dans les temps. Par contre, l’EM-1 subit, lui, des retards d’où la nécessité de ce groupe de travail qui a d’ores et déjà œuvré sur les principaux problèmes et identifié un certain nombre de petits changements qui pourraient remettre l’ESM dans le bon planning.

Une fois Orion et l’ESM accouplés, ils seront intégrés au SLS dans le VAB au KSC avant leur roll-out vers le pas de tir 39B.

Les équipes d'intégration et d'analyse des opérations, qui se préparent pour cette étape importante, ont récemment évalué le temps nécessaire à l’intégration du vaisseau spatial, au séjour sur le pas de tir et au nombre de transits entre le VAB et le pas de tir.

Une exigence de base stipule qu’Orion doit pouvoir tolérer l’environnement du pas de tir pour une durée de 30 jours cumulés, ainsi qu’une durée de 100 jours intégré au SLS sans aucune séparation. Mais une analyse approfondie indique que ces tolérances devront être bien plus importantes: 120 jours d’exposition suer le pas de tir et 310 jours d’intégration au SLS. Le nombre potentiel d’aller-retours « pas de tir – VAB » étant lui évalué à 9…

Enfin, une fois la mission terminée, entrera en jeu la récupération du vaisseau spatial en pleine mer. Les leçons apprises par la mission EFT-1 ont montré des problèmes avec l'un des ballons de flottaison qui s'est dégonflé prématurément. De nombreux changements de conception ont été apportés pour corriger ce défaut, mais malheureusement, le programme connaît un problème différent avec des fuites d’eau dans certains raccords. Ce ne semble pas être un problème technique, d’après l’ASAP, le Comité consultatif sur la sécurité aérospatiale,  mais il doit bien entendu être résolu.

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