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Développement du vaisseau spatial ORION de la NASA

Présentation d’Orion par Mark Geyer (NASA) et Mike Hawes (Lockheed Martin), le 13 janvier au centre de conférence Jackson à Huntsville.

15 Janvier 2015 , Rédigé par De Martino Alain

Le vol du 5 décembre était « presque parfait » a dit le directeur des programmes Mark Geyer mais les défis et les surprises avant et après le vol ont et vont nous donner beaucoup de travail pour avancer sur le nouveau Système de Lancement Spatial.

« Orion a volé pratiquement dans les attentes des éléments embarqués, du guidage et de la navigation » a dit Geyer. « Alors que nous nous attendions à ce que certains ordinateurs aient des problèmes lors des passages dans la ceinture de Van Allen, nous n'en avons connu aucun. »

« Par contre, le système important qui n'a pas fonctionné comme espéré est conçu pour garder l'engin spatial debout, dans l'eau, après l'amerrissage. Il est composé de cinq sacs gonflables et seulement deux de ces sacs se sont gonflés complètement. Deux autres ne se sont gonflés que partiellement et un ne s'est pas gonflé du tout. Nous étudions cela en ce moment ... »

La récupération « a aussi pris un peu plus de temps qu’il ne faudrait pour le bien-être de l'équipage » a-t-il ajouté.

Présentation d’Orion par Mark Geyer (NASA) et Mike Hawes (Lockheed Martin), le 13 janvier  au centre de conférence Jackson à Huntsville.

L'examen détaillé des données des 1200 capteurs a été retardé par une autre surprise: Orion est revenu avec plus de combustible -toxique- que prévu et il a bien fallu tout purger…

Lockheed Martin a aussi ajouté qu'ils vont alléger de 25% le poids de son squelette en faisant des changements structurels. Par exemple, le cône de la nouvelle capsule sera composé de 3 panneaux au lieu de 6, ce qui diminuera le nombre de soudures à réaliser. Tout est bon pour gagner du poids…

Le bouclier thermique a été démonté et sera envoyé par camion au Marshall Space Flight Center d'Huntsville dans environ deux mois. Ce centre a les capacités techniques pour préparer le bouclier à un nouveau test, prochainement.

Présentation d’Orion par Mark Geyer (NASA) et Mike Hawes (Lockheed Martin), le 13 janvier  au centre de conférence Jackson à Huntsville.
Présentation d’Orion par Mark Geyer (NASA) et Mike Hawes (Lockheed Martin), le 13 janvier  au centre de conférence Jackson à Huntsville.
Présentation d’Orion par Mark Geyer (NASA) et Mike Hawes (Lockheed Martin), le 13 janvier  au centre de conférence Jackson à Huntsville.
Présentation d’Orion par Mark Geyer (NASA) et Mike Hawes (Lockheed Martin), le 13 janvier  au centre de conférence Jackson à Huntsville.

Des leçons apprises avant le vol-test:

« Beaucoup de leçons ont été apprises avant même que nous ayons fait ce vol » a dit Geyer. La leçon la plus importante, se souvient-il, est « comment il est difficile de construire un nouvel engin spatial, quel qu’il soit. Cela s’appelle un « process », que vous devez inventer jour après jour... avec mille choses que vous essayez de valider pour les 20 années à venir. »

Geyer et Hawes sont des vétérans des programmes spatiaux de la NASA. Mais Hawes, qui s’est aussi exprimé mardi, a dit que « même si vous croyez que c'est la même chose, c'est différent. »

Et Geyer d'ajouter: "Par exemple, quand la NASA a reçu l’accord pour construire Orion, nous avons été confrontés à une diminution importante du nombre de fournisseurs certifiés pour faire ce travail. Pour construire le bouclier thermique – ce sont des morceaux de titane qui font le squelette - nous avons dû aller consulter 23 personnes différentes parce qu'il n'y a pas assez de sociétés importantes pour faire ce travail...."

« Les mauvaises nouvelles sont que cela nous a pris beaucoup de temps pour arriver à cette base de fournisseur de secours » a-t-il dit.

« Les bonnes sont que maintenant tous ces gars sont certifiés ; ils sont montés en compétence et pourront les utiliser pour d’autres emplois. C'est bon pour le pays ... mais cela prend vraiment du temps. »

« Le programme dépend du budget » a-t-il ajouté. « J'estime que nous sommes bénis de le recevoir. Nous avons un accord biparti sur le niveau du budget et nous devons nous y soumettre. Mais c'est ce qui fait vivre le programme. »

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